

PSN49 a interpellé localement les Pouvoirs publics suite à la gestion critique de la crise sanitaire actuelle.
Le contexte particulier actuel d'une pandémie déclarée comme telle par l’État, impose une vigilance générale et un principe de précaution. Les pouvoirs publics ont réagi de manière non graduée, et cela ordonne la nécessité, comme nous l'avons maintes fois réclamé, de mettre à disposition des solutions d'hébergements pérennes individualisées en transition de logements ou d'habitats alternatifs pour toutes les personnes contraintes à la rue. Et ces dernières ne doivent pas être les parias d'une crise dont elles ne sont pas responsables. Leur confinement imposé aux haltes d'hébergements d'urgence ne doit pas être source d'inconfort ou de risques de nouvelles pathologies. D'ailleurs, nous continuons de réclamer en urgence et pour des raisons sanitaires évidentes à ce que les ramassages des poubelles continuent auprès des campements de fortune et que des points d'eau soient installés.
Qui plus est l'arrêt brutal de la distribution de produits alimentaires nous a amené dès le début avec d'autres à exiger des solutions alternatives d'urgence pour que les personnes dans le besoin disposent toujours de quoi manger. Les institutions locales ont donc été obligées de revoir leur copie. Des solutions vitales pour la dignité et la santé sont d'autant plus nécessaires pour les personnes et les familles qui habitent en cités HLM dans des logements parfois insalubres (moisissures, humidité, blattes et punaises de lit, froid).
Nous demandons donc un moratoire des loyers le temps de la crise sanitaire et surtout l'arrêt des expulsions sans relogement. Nous pensons d'ailleurs aux personnes en CADA expulsées en pleine trêve hivernale par les associations qui les hébergent.
Nous demandons que des moyens efficaces permettent à chacun-e de disposer d'un vrai logement.
Nous réclamons plus que jamais de l'humanité dans chaque politique et que l'humanité soit la priorité de chaque politique !
Aussi, nous vous invitons à signer et partager la pétition initiée par l'association Droit Au Logement (DAL) qui suit. Et samedi, n'oubliez pas, tous & toutes à vos balcons à 18h :
COVID 19 : SOS sans logis, mal logés et locataires !
Les sans-logis dans les rues, les abris de fortune, les dortoirs ou les gymnases, les mal-logés confinés dans des taudis surpeuplés, des foyers, des hôtels, hébergés chez des tiers, les locataires et les habitants modestes, salariés au chômage technique, autoentrepreneurs, sans papiers… sont les plus exposés à l’épidémie et à ses conséquences sociales et économiques. « Le logement est la première ligne de défense contre l’épidémie, et une question de vie ou de mort…le logement est un secteur décisif de la lutte contre le coronavirus[1]». Le Gouvernement doit prendre des mesures exceptionnelles :
Réquisition immédiate -pour les sans-abris, avec ou sans papiers, les réfugiés, les très mal logés, les victimes de violences conjugales et familiales…- des logements vacants de grands propriétaires, des locations Airbnb & Co, des hôtels vacants et des logements sociaux inutilisés ;
Moratoire (suspension) des loyers et rétablissement renforcé des APL pour les locataires d’un HLM comme du secteur privé;
Moratoire des factures d'énergie, d'eau, de téléphone et d'internet pour cause de revenus insuffisants ou en baisse ;
Arrêt du harcèlement des sans-abris et des mises à la rue qui continuent: expulsions illicites, d’occupants sans titre, d’habitants de foyers, d’hôtels, de CHU, de camping, d’habitat léger ou mobiles…
Ensuite il faudra prendre des mesures de fond pour permettre l’accès pour tou.te.s à un logement stable, décent, accessible, bon marché et écologique.
TOU.TE.S À NOTRE FENÊTRE LE SAMEDI 28 MARS À 18H: DU BRUIT POUR LES SANS LOGIS, LES MAL LOGÉS, LES LOCATAIRES ET POUR LE DROIT AU LOGEMENT POUR TOU.TE.S
Un toit c’est un Droit !