
DAL 49, en alliance avec PSN49 et l'Assemblée de lutte pour le logement initiée par la Grande Ourse
Feb 6, 2018
Un activiste militant de PSN49 révèle :
« Je découvre que des personnes concernées par la grande précarité et la survie à la rue, font l'objet d'un véritable fichage, alors même que ces personnes ne le savent pas.
Des agents municipaux se permettent une enquête sur quelques enfants scolarisés qui vivent à la rue, indiquant même des manquements à l'hygiène. Mais comment peut on prétendre vouloir améliorer l'offre de soins en exigeant l'expulsion de ces mêmes gens déjà à la rue, en ne rétablissant pas l'eau courante coupée par les services de l'agglo dans des maisons auto-réquisitionnées, et surtout sans avoir connaissance que les douches municipales ne sont ouvertes que du lundi au vendredi le matin à partir de 8 heures ??? (Les écoles, parfois éloignées, ouvrent à 8h30)»
Le CSSP49 (collectif de soutien aux sans papiers du Maine et Loire) et le Cercle 49 indiquaient :
« Nous n'acceptons pas que des personnes qui ont été obligées de fuir leur pays pour des raisons très sérieuses ( corruption, menaces de mort, perte de terres nourricières causées par des exploitations minières de sociétés occidentales, discriminations, etc...) soient qualifiées de migrants économiques, sous entendu, profiteurs.
Lorsque leurs droits ne sont pas établis, ils doivent se réfugier dans des lieux clandestins qu'ils soient majeurs ou mineurs.
Nous nous désolidarisons d'une politique nationale qui mène une chasse aux migrants et nous considérons que nos représentants élus n'ont aucune vision de l'avenir en pensant empêcher la libre circulation des femmes et des hommes. Aucune loi ne peut le faire. Un minimum d'accueil et de confort est nécessaire ...».
Les militants et activistes présents avec les familles concernées le 24 janvier 2018 au siège d'Angers Loire Métropole ne demandaient que le rétablissement de l'accès à l'eau du robinet pour les habitant-e-s dont de jeunes enfants des maisons auto-réquisitionnées de la Rromanerie (en lien avec le CSSEA) et de la Rose (en lien avec le CSSP49 et le Cercle 49).
La réponse a été... la violence policière !
Et la Mairie et l'agglomération d'Angers se soucieraient aujourd'hui de l'accès aux soins de personnes démunies ?
Aussi, nous préconisons dans le cadre de cette pétition, le minimum d'accès aux droits élémentaires (eau, sanitaire, chauffage) des personnes contraintes à la rue ou obligées de se réfugier dans des lieux d'habitations libres, vacants et sans projets par protection de leurs familles.
La neige qui tombe actuellement et le grand froid nous rappellent d'ailleurs la bonne utilité du réseau militant.
Au campement des expulsé-e-s, le collectif des habitant-e-s et militant-e-s, PSN49, Nuit Debout Angers, et tout un réseau libre et anonyme de nombreuses personnes juste humaines ont permis la consolidation d'un cadre minimum de survie pour des familles expulsées sans solidarité des pouvoirs publics le 11 juillet 2017.
Nous appelons l'ensemble des personnes en soutien de cette pétition à déconstruire tous les discours populistes et parfois xénophobes à l'encontre des populations obligées de se réfugier et de se protéger dans des auto-réquisitions, des lieux alternatifs, des terrains communaux, ou des abris de fortune. La plus grande violence est souvent celle que la société oppose. Soyons du bon côté, celui de l'humanité.
Nous appelons tout le monde à respecter le lieu de vie des habitant-e-s du campement, à ne pas divulguer les informations les concernant par protection et par respect pour eux, à ne pas récupérer leur lutte au profit d'un projet associatif, à ne pas adopter des postures condescendantes envers eux, à laisser libre les habitant-e-s de leurs projections personnelles, de leur expressions, de leurs choix, et de leur lutte, et à ne pas se permettre de venir sur le campement pour filmer ou prendre des photos sans que le collectif des habitant-e-s et des militant-e-s puissent en déterminer l'intérêt, les enjeux, et les objectifs.
Vouloir sensibiliser l'opinion doit se corroborer à une action précise confortée par une envie des personnes concernées à participer en connaissance de cause par l'assurance de traduction interposée, par garantie d'une éthique, et par respect de leur volonté.
Le collectif des habitant-e-s et des militant-e-s du campement des expulsé-e-s par une action construite collectivement, a réussi, en bonne entente avec la DDCS, à améliorer l'offre de relogement de certaines familles. Notre obligation d'appliquer nos compétences en demandes DALO tient aussi à la mauvaise posture d'un bailleur public HLM qui, outre d'être ingérant envers les familles, fait de la résistance à leur attribution de logement.
Pour autant, même si le campement s'est quelque peu vidé, nombre de familles ne pourront jamais avoir un logement d'autant que leur situation est compliquée. Et nous rencontrons tous les jours d'autres familles et des célibataires à la rue en recherche d'abri et très éprouvés. Certain-e-s sont déstabilisé-e-s par le déménagement de la halte de nuit dans des lieux éloignés et avec des difficultés de transport, et par leur information d'une circulaire qui les mettent mal à l'aise.
Nous exigeons qu'aucun service, même par le biais de délégation, ne puisse transmettre, sans leur accord, des informations personnelles de personnes inscrites dans le cadre de domiciliation, ou inscrites aux hébergements d'urgence. Personnes ne devrait faire l'objet d'aucune correspondance à son statut administratif. L'inconditionnalité de l'accès aux hébergements d'urgence doit rester un principe.
Nous exigeons qu'une nouvelle politique soit conforme au vœu oublié du Président de la République afin que plus personne ne soit contrainte de dormir à la rue,
Nous exigeons qu'aucune violence institutionnelle ne soit exercée envers les personnes en situation d'errance, et que les personnes sans abri, réfugiées ou non, sans papiers ou avec, ainsi que les militant-e-s en soutien et les associations qui distribuent de quoi survivre ne soient plus ni criminalisé-e-s, ni rendu-e-s pour responsables d'une situation inhumaine.
Ne soyons pas une société d'abjection mais soyons une société de la fraternité !
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X