Non aux années à 3000€ pour les étudiants étrangers à l'UNISTRA

Le problème

[FR] Appel urgent à l'action : 

Non à l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant.e.s extra-communautaires à l'UNISTRA


                    L' éducation n'est pas à vendre


   Le conseil d'administration de l'université de Strasbourg a annoncé dans sa délibération en date du 26 Septembre 2023 une augmentation des frais d'inscription des étudiants étrangers extracommunautaires. En effet, dès la rentrée prochaine, les étudiant.e.s de master (primo arrivant.e.s) devront donc payer 3770 euros comme frais d'inscription à la place d'une charge qui était de 243 euros.


  Monsieur le Président du conseil d'administration, vous allez empêcher des centaines d’étudiant.e.s de venir étudier dans notre université  !
 
  L’accès aux connaissances et à la formation ne peut être entravé par des considérations financières si restrictives et sans fondement, à l’image de l’instauration d’une charge d'inscription aussi élevée. Les étudiantes et étudiants internationaux sont une richesse du pays, et participent au dynamisme de la communauté académique de l'université. De plus, en empêchant tous ces étudiant.e.s de venir, de nombreux cursus seront menacés de fermer par manque d’effectifs.


Nous vous faisons part de notre vive inquiétude vis-à-vis du durcissement national des conditions de séjour desdits étudiants via la récente loi “asile immigration” et nous déplorons que la version proposée à cette heure vienne s’attaquer aux valeurs sur lesquelles se fonde l’Université française : celles de l’universalisme, de l’ouverture et de l’accueil, de la libre et féconde circulation des savoirs, celles de l’esprit des Lumières.
 
  Avec des frais d’inscription aussi élevés, qui s’ajouteraient à l’ensemble des coûts déjà très élevés que nous devons payer (coût du dépôt de dossier au Campus France, de 75 à 200€ en fonction des pays pour le test de français, de 79 à 269€ pour le timbre fiscal nécessaire au titre de séjour, 90€ pour la CVEC, logement, transport prix des manuels…), on n’aurait jamais pu venir étudier en France !


  Quand on est étudiant.e étranger.e en France, on doit déjà faire face aux mêmes galères que les étudiant.e.s français.e.s. Mais en plus de cela, on subit une précarité encore plus forte. En effet, on se confronte à de nombreux obstacles d'ordre administratif, social et pédagogique : 
- Administratif car il est très compliqué d’obtenir un titre de séjour et une inscription en France (les démarches sont très nombreuses), 

- Social car on n’a pas accès aux bourses sur critères sociaux (seuls un très faible nombre d’entre nous a accès à des bourses au mérite ou à des bourses financées par notre pays d’origine)

- Pédagogique dans la mesure où le fait de pouvoir rester en France ne dépend parfois ni de nous ni de l’université. Dans ce cas, si la préfecture pense que nos études n’ont pas de caractère « réels et sérieux », elle peut décider de ne pas renouveler notre titre de séjour. 


  C’est une décision discriminatoire à plusieurs niveaux puisqu’elle instaure une division :
- entre les étudiant.e.s de France et de l’Union européenne d’un côté, et l’ensemble des autres étudiant.e.s du monde d’un autre côté
- entre les étudiant.e.s qui ont de l’argent et celles et ceux qui n’en ont pas

De fait, cette mesure barrera l’accès à l’université pour les étudiants hors-UE ayant peu de moyens et les remplacera par d’autres étudiants internationaux plus aisés. Elle vise donc à faire venir des étudiants de pays aisés et émergents (Etats-Unis, Russie, etc.) au détriment des pays dominés comme ceux du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne ou du Proche et Moyen-Orient, ce qui nous semble inacceptable.
 
  Nous  demandons ainsi au conseil d'administration de rester dans le principe "même études, même droits" entre les étudiant.e.s de l'université sans distinction. Nous vous invitons donc à suivre l'exemple de l'Université Paris 8 Seine Saint-Denis qui a fait le choix d'outrepasser la limite nationalement imposée de 10% d'exonération.


Le temps est venu d'agir et de mettre fin à l'inégalité, ensemble nous pouvons faire la différence.
A toutes les associations d'étudiant.e.s, à tous les syndicats étudiant et de personnel, signez cette pétition maintenant et aidez nous à rétablir l'égalité entre les étudiant.e.s et à protéger les principes fondamentaux de l'université.


                          Organisations soutenant actuellement la pétition :

Association des étudiants et stagiaires sénégalais de Strasbourg ; Solidaires étudiant-e-s Strasbourg ; FSE Strasbourg ; Alternative étudiante Strasbourg ; CGT-SES ; CGT-SNTRS ; SNCS-FSU Strasbourg ; SNASUB-FSU Strasbourg ; SNESUP-FSU Alsace ; FO-ESR 67 ; SGEN-CFDT ; UNSA-ITRF BIO ; SNPTS-UNSA Strasbourg

 

 

[EN] 

Call to action:

No to the increase in registration fees for non-EU students at UNISTRA

Education is not for sale.

The board of directors of the University of Strasbourg announced in its deliberation dated September 26, 2023, an increase in registration fees for non-EU international students. Indeed, starting next semester, master's students (first-time entrants) will have to pay 3770 euros as registration fees instead of the previous charge of 243 euros.

Mr. President of the board of directors, you are going to prevent hundreds of students from coming to study at our university!

Access to knowledge and education cannot be hindered by such restrictive and unfounded financial considerations, such as the imposition of such a high registration fee. International students are an asset to the country and contribute to the vitality of the university's academic community. Moreover, by preventing all these students from coming, many courses will be threatened with closure due to lack of enrollment.

We express our deep concern about the national tightening of conditions for the stay of these students through the recent "“asile immigration”" law, and we regret that the proposed version at this time attacks the values on which the French University is founded: those of universalism, openness and welcome, free and fruitful circulation of knowledge, alongside the essence of the Enlightenment philosophers.

With such high registration fees, which would add to the already very high costs we must pay (cost of filing documents at Campus France, from 75 to 200€ depending on the country for the French test, from 79 to 269€ only for the fiscal stamp necessary to form the residence permit, 90€ for the CVEC, housing, transportation, cost of textbooks...), we would never have been able to come study in France!

When you are a foreign student in France, you already face the same struggles as French students. But on top of that, we endure even greater precarity. Indeed, we face numerous administrative, social, and educational obstacles: 

- Administrative because it is very complicated to obtain a residence permit and registration in France (the procedures are very numerous), 

- Social because we do not have access to scholarships based on social criteria (only a very small number of us have access to merit-based scholarships or scholarships funded by our home country), 

- Educational insofar as being able to stay in France sometimes depends neither on us nor on the university. In this case, if the prefecture believes that our studies are not "real and serious", it can decide not to renew our residence permit.

This is a discriminatory decision on several levels since it establishes a disparity: between students from France and the European Union on one hand , and all other students from the world on the on te other ; between students who have money and those who do not.

In fact, this measure will block access to the university for non-EU students who are experiencing financial hardship and will replace them with other wealthier international students. It aims to attract students from wealthy and emerging countries (United States, Russia, etc.) to the detriment of dominated countries such as those in the Maghreb, sub-Saharan Africa, or the Middle East, which we find unacceptable.

We thus ask the board of directors to comply with the principle of "same studies, same rights" among university students without distinction. We therefore invite you to follow the example of the University of Paris 8 Seine-Saint-Denis, which has chosen to exceed the nationally imposed limit of 10% exemption.

The time has come to act and put an end to inequality; together we can make a difference. To all student associations, to all student and staff unions, sign this petition now and help us restore equality among students and protect the fundamental principles of the university.

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Le problème

[FR] Appel urgent à l'action : 

Non à l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant.e.s extra-communautaires à l'UNISTRA


                    L' éducation n'est pas à vendre


   Le conseil d'administration de l'université de Strasbourg a annoncé dans sa délibération en date du 26 Septembre 2023 une augmentation des frais d'inscription des étudiants étrangers extracommunautaires. En effet, dès la rentrée prochaine, les étudiant.e.s de master (primo arrivant.e.s) devront donc payer 3770 euros comme frais d'inscription à la place d'une charge qui était de 243 euros.


  Monsieur le Président du conseil d'administration, vous allez empêcher des centaines d’étudiant.e.s de venir étudier dans notre université  !
 
  L’accès aux connaissances et à la formation ne peut être entravé par des considérations financières si restrictives et sans fondement, à l’image de l’instauration d’une charge d'inscription aussi élevée. Les étudiantes et étudiants internationaux sont une richesse du pays, et participent au dynamisme de la communauté académique de l'université. De plus, en empêchant tous ces étudiant.e.s de venir, de nombreux cursus seront menacés de fermer par manque d’effectifs.


Nous vous faisons part de notre vive inquiétude vis-à-vis du durcissement national des conditions de séjour desdits étudiants via la récente loi “asile immigration” et nous déplorons que la version proposée à cette heure vienne s’attaquer aux valeurs sur lesquelles se fonde l’Université française : celles de l’universalisme, de l’ouverture et de l’accueil, de la libre et féconde circulation des savoirs, celles de l’esprit des Lumières.
 
  Avec des frais d’inscription aussi élevés, qui s’ajouteraient à l’ensemble des coûts déjà très élevés que nous devons payer (coût du dépôt de dossier au Campus France, de 75 à 200€ en fonction des pays pour le test de français, de 79 à 269€ pour le timbre fiscal nécessaire au titre de séjour, 90€ pour la CVEC, logement, transport prix des manuels…), on n’aurait jamais pu venir étudier en France !


  Quand on est étudiant.e étranger.e en France, on doit déjà faire face aux mêmes galères que les étudiant.e.s français.e.s. Mais en plus de cela, on subit une précarité encore plus forte. En effet, on se confronte à de nombreux obstacles d'ordre administratif, social et pédagogique : 
- Administratif car il est très compliqué d’obtenir un titre de séjour et une inscription en France (les démarches sont très nombreuses), 

- Social car on n’a pas accès aux bourses sur critères sociaux (seuls un très faible nombre d’entre nous a accès à des bourses au mérite ou à des bourses financées par notre pays d’origine)

- Pédagogique dans la mesure où le fait de pouvoir rester en France ne dépend parfois ni de nous ni de l’université. Dans ce cas, si la préfecture pense que nos études n’ont pas de caractère « réels et sérieux », elle peut décider de ne pas renouveler notre titre de séjour. 


  C’est une décision discriminatoire à plusieurs niveaux puisqu’elle instaure une division :
- entre les étudiant.e.s de France et de l’Union européenne d’un côté, et l’ensemble des autres étudiant.e.s du monde d’un autre côté
- entre les étudiant.e.s qui ont de l’argent et celles et ceux qui n’en ont pas

De fait, cette mesure barrera l’accès à l’université pour les étudiants hors-UE ayant peu de moyens et les remplacera par d’autres étudiants internationaux plus aisés. Elle vise donc à faire venir des étudiants de pays aisés et émergents (Etats-Unis, Russie, etc.) au détriment des pays dominés comme ceux du Maghreb, de l’Afrique subsaharienne ou du Proche et Moyen-Orient, ce qui nous semble inacceptable.
 
  Nous  demandons ainsi au conseil d'administration de rester dans le principe "même études, même droits" entre les étudiant.e.s de l'université sans distinction. Nous vous invitons donc à suivre l'exemple de l'Université Paris 8 Seine Saint-Denis qui a fait le choix d'outrepasser la limite nationalement imposée de 10% d'exonération.


Le temps est venu d'agir et de mettre fin à l'inégalité, ensemble nous pouvons faire la différence.
A toutes les associations d'étudiant.e.s, à tous les syndicats étudiant et de personnel, signez cette pétition maintenant et aidez nous à rétablir l'égalité entre les étudiant.e.s et à protéger les principes fondamentaux de l'université.


                          Organisations soutenant actuellement la pétition :

Association des étudiants et stagiaires sénégalais de Strasbourg ; Solidaires étudiant-e-s Strasbourg ; FSE Strasbourg ; Alternative étudiante Strasbourg ; CGT-SES ; CGT-SNTRS ; SNCS-FSU Strasbourg ; SNASUB-FSU Strasbourg ; SNESUP-FSU Alsace ; FO-ESR 67 ; SGEN-CFDT ; UNSA-ITRF BIO ; SNPTS-UNSA Strasbourg

 

 

[EN] 

Call to action:

No to the increase in registration fees for non-EU students at UNISTRA

Education is not for sale.

The board of directors of the University of Strasbourg announced in its deliberation dated September 26, 2023, an increase in registration fees for non-EU international students. Indeed, starting next semester, master's students (first-time entrants) will have to pay 3770 euros as registration fees instead of the previous charge of 243 euros.

Mr. President of the board of directors, you are going to prevent hundreds of students from coming to study at our university!

Access to knowledge and education cannot be hindered by such restrictive and unfounded financial considerations, such as the imposition of such a high registration fee. International students are an asset to the country and contribute to the vitality of the university's academic community. Moreover, by preventing all these students from coming, many courses will be threatened with closure due to lack of enrollment.

We express our deep concern about the national tightening of conditions for the stay of these students through the recent "“asile immigration”" law, and we regret that the proposed version at this time attacks the values on which the French University is founded: those of universalism, openness and welcome, free and fruitful circulation of knowledge, alongside the essence of the Enlightenment philosophers.

With such high registration fees, which would add to the already very high costs we must pay (cost of filing documents at Campus France, from 75 to 200€ depending on the country for the French test, from 79 to 269€ only for the fiscal stamp necessary to form the residence permit, 90€ for the CVEC, housing, transportation, cost of textbooks...), we would never have been able to come study in France!

When you are a foreign student in France, you already face the same struggles as French students. But on top of that, we endure even greater precarity. Indeed, we face numerous administrative, social, and educational obstacles: 

- Administrative because it is very complicated to obtain a residence permit and registration in France (the procedures are very numerous), 

- Social because we do not have access to scholarships based on social criteria (only a very small number of us have access to merit-based scholarships or scholarships funded by our home country), 

- Educational insofar as being able to stay in France sometimes depends neither on us nor on the university. In this case, if the prefecture believes that our studies are not "real and serious", it can decide not to renew our residence permit.

This is a discriminatory decision on several levels since it establishes a disparity: between students from France and the European Union on one hand , and all other students from the world on the on te other ; between students who have money and those who do not.

In fact, this measure will block access to the university for non-EU students who are experiencing financial hardship and will replace them with other wealthier international students. It aims to attract students from wealthy and emerging countries (United States, Russia, etc.) to the detriment of dominated countries such as those in the Maghreb, sub-Saharan Africa, or the Middle East, which we find unacceptable.

We thus ask the board of directors to comply with the principle of "same studies, same rights" among university students without distinction. We therefore invite you to follow the example of the University of Paris 8 Seine-Saint-Denis, which has chosen to exceed the nationally imposed limit of 10% exemption.

The time has come to act and put an end to inequality; together we can make a difference. To all student associations, to all student and staff unions, sign this petition now and help us restore equality among students and protect the fundamental principles of the university.

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