

Non au remplacement des journalistes par l'intelligence artificielle
Le problème
Le 4 mai 2026, la direction du groupe de presse professionnelle Infopro Digital (éditeur de L'Usine nouvelle, Le Moniteur du BTP, La Gazette des Communes, LSA, L'Argus de l'Assurance et de nombreux autres titres spécialisés) a annoncé son intention de supprimer les 19 postes de journalistes secrétaires de rédaction (sans compter les CDD) pour les remplacer par des outils d'intelligence artificielle générative.
Cette décision a suscité une vive inquiétude dans nos rédactions et aussi chez les lecteurs. Le 3 juillet, dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif d'élus locaux, de parlementaires, d'anciens ministres, de responsables associatifs, de fonctionnaires territoriaux, lecteurs de La Gazette des Communes, a appelé le groupe à renoncer à ce projet afin de préserver « ce qui fait sa valeur essentielle : le discernement humain ».
Aujourd'hui, la Société des journalistes d'Infopro Digital et les organisations syndicales représentatives (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, FO, UNSA) souhaitent élargir cet appel, car, de leur point de vue, cette décision dépasse largement le cadre d'une réorganisation interne. Elle pose une question de fond : voulons-nous qu'un groupe de presse très rentable, dont les filiales concernées (Groupe Moniteur et Gisi) ont dégagé une marge de près de 27 % en 2024, ouvre la voie à la disparition d'un métier journalistique au profit de l'intelligence artificielle générative ?
Les journalistes secrétaires de rédaction ne sont pas de simples correctrices et correcteurs. Ils et elles sont les derniers garants de la qualité de l'information avant publication. Ils et elles vérifient les faits, détectent les erreurs, traquent les incohérences et s'assurent que les informations publiées sont fiables. Remplacer cette expertise humaine par une intelligence artificielle revient à considérer que le discernement journalistique peut être automatisé. Or, les outils d'IA générative peuvent produire des « hallucinations », c'est-à-dire inventer des informations ou des références présentées comme crédibles. C'est précisément une partie importante du travail des secrétaires de rédaction de repérer ces erreurs avant publication.
Depuis cette annonce, d'autres projets de restructuration prévoyant le recours à l'intelligence artificielle pour remplacer ce métier de journaliste ont été annoncés dans plusieurs groupes de presse, notamment au sein du groupe Ebra. Plus que jamais, il est temps d'empêcher que ce choix ne devienne la norme. La qualité de l'information ne peut pas devenir la variable d'ajustement des transformations technologiques.
Chaque jour, les 26 titres d'Infopro Digital informent des centaines de milliers de professionnels, élus locaux, acteurs du BTP, de l'industrie, de l'assurance, des transports, du commerce et de la consommation, de l'énergie… Mais cette décision les dépasse largement. Que vous soyez journaliste, professionnel ou simple citoyen, si un groupe de presse peut remplacer des journalistes par l'intelligence artificielle, quel précédent cela créera-t-il pour cette profession et pour la qualité de l'information ?
Nous ne sommes pas opposés à l'intelligence artificielle générative lorsqu'elle est mise au service des rédactions, sous la responsabilité des journalistes, qui doivent rester libres d'en définir les usages. En revanche, l'IA générative ne doit pas devenir un prétexte pour faire disparaître un métier essentiel à la qualité, à la fiabilité et à la crédibilité de l'information.
Nous vous invitons à signer cette pétition, pour demander à la direction d'Infopro Digital de renoncer à ce projet et de faire le choix d'une intelligence artificielle au service des journalistes, plutôt qu'en remplacement de leur expertise. Ce 15 juillet, les représentants du personnel devaient rendre un avis sur ce plan, mais la date est, pour la procédure à Groupe Moniteur, déjà repoussée.
C'est donc le moment de se mobiliser pour soutenir une information exigeante, fiable et indépendante !

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Le problème
Le 4 mai 2026, la direction du groupe de presse professionnelle Infopro Digital (éditeur de L'Usine nouvelle, Le Moniteur du BTP, La Gazette des Communes, LSA, L'Argus de l'Assurance et de nombreux autres titres spécialisés) a annoncé son intention de supprimer les 19 postes de journalistes secrétaires de rédaction (sans compter les CDD) pour les remplacer par des outils d'intelligence artificielle générative.
Cette décision a suscité une vive inquiétude dans nos rédactions et aussi chez les lecteurs. Le 3 juillet, dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif d'élus locaux, de parlementaires, d'anciens ministres, de responsables associatifs, de fonctionnaires territoriaux, lecteurs de La Gazette des Communes, a appelé le groupe à renoncer à ce projet afin de préserver « ce qui fait sa valeur essentielle : le discernement humain ».
Aujourd'hui, la Société des journalistes d'Infopro Digital et les organisations syndicales représentatives (SNJ, SNJ-CGT, CFDT, FO, UNSA) souhaitent élargir cet appel, car, de leur point de vue, cette décision dépasse largement le cadre d'une réorganisation interne. Elle pose une question de fond : voulons-nous qu'un groupe de presse très rentable, dont les filiales concernées (Groupe Moniteur et Gisi) ont dégagé une marge de près de 27 % en 2024, ouvre la voie à la disparition d'un métier journalistique au profit de l'intelligence artificielle générative ?
Les journalistes secrétaires de rédaction ne sont pas de simples correctrices et correcteurs. Ils et elles sont les derniers garants de la qualité de l'information avant publication. Ils et elles vérifient les faits, détectent les erreurs, traquent les incohérences et s'assurent que les informations publiées sont fiables. Remplacer cette expertise humaine par une intelligence artificielle revient à considérer que le discernement journalistique peut être automatisé. Or, les outils d'IA générative peuvent produire des « hallucinations », c'est-à-dire inventer des informations ou des références présentées comme crédibles. C'est précisément une partie importante du travail des secrétaires de rédaction de repérer ces erreurs avant publication.
Depuis cette annonce, d'autres projets de restructuration prévoyant le recours à l'intelligence artificielle pour remplacer ce métier de journaliste ont été annoncés dans plusieurs groupes de presse, notamment au sein du groupe Ebra. Plus que jamais, il est temps d'empêcher que ce choix ne devienne la norme. La qualité de l'information ne peut pas devenir la variable d'ajustement des transformations technologiques.
Chaque jour, les 26 titres d'Infopro Digital informent des centaines de milliers de professionnels, élus locaux, acteurs du BTP, de l'industrie, de l'assurance, des transports, du commerce et de la consommation, de l'énergie… Mais cette décision les dépasse largement. Que vous soyez journaliste, professionnel ou simple citoyen, si un groupe de presse peut remplacer des journalistes par l'intelligence artificielle, quel précédent cela créera-t-il pour cette profession et pour la qualité de l'information ?
Nous ne sommes pas opposés à l'intelligence artificielle générative lorsqu'elle est mise au service des rédactions, sous la responsabilité des journalistes, qui doivent rester libres d'en définir les usages. En revanche, l'IA générative ne doit pas devenir un prétexte pour faire disparaître un métier essentiel à la qualité, à la fiabilité et à la crédibilité de l'information.
Nous vous invitons à signer cette pétition, pour demander à la direction d'Infopro Digital de renoncer à ce projet et de faire le choix d'une intelligence artificielle au service des journalistes, plutôt qu'en remplacement de leur expertise. Ce 15 juillet, les représentants du personnel devaient rendre un avis sur ce plan, mais la date est, pour la procédure à Groupe Moniteur, déjà repoussée.
C'est donc le moment de se mobiliser pour soutenir une information exigeante, fiable et indépendante !

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Pétition lancée le 15 juillet 2026