Non au Pôle de Transition Environnementale à DRAGUIGNAN (83)

Le problème

[ Message préliminaire : attention si vous souhaitez signer cette pétition il faudra confirmer la signature via le mail reçu sur la boîte mail que vous aurez noté lors de la signature en bas de page ]

 

Chers concernés,

Le projet du Pôle de Transition Environnementale (PTE) dirigé par la DPVA est imminent… Mais peu d’habitants de la Dracénie sont au courant, et encore moins les habitants les plus proches du site de destination sélectionnée (Puit de l’Eouve, quartier Varrayon, cimétière paysager). Une immense zone forestière sera détruite augmentant encore l’industrialisation de notre belle région… Il s’agit d’un projet colossal en termes d’impacts environnementaux, sanitaires mais aussi financiers qui va toucher les communes de DRAGUIGNAN, TRANS-EN-PROVENCE et LA MOTTE. Début des travaux en 2025 si rien n’est fait !!

 

NOUS DISONS NON AU PTE :

  •   PROJET A LA PORTEE INFORMATIONNELLE LIMITEE QUI NE CONSULTE PAS LES HABITANTS
  • MODIFICATION DU PLU POUR UNE CONSTRUCTION COLOSSALE EN ZONE FORESTIERE INCONSTRUCTIBLE
  • PASSAGE DES CAMIONS SUR UN AXE TRES FREQUENTE
  • BRUITS INCESSANTS DE L’USINE
  • ODEURS DES EMANATIONS
  • PRODUCTION DE CHALEUR
  • DEVALUATION DES BIENS IMMOBILIERS
  • AUGMENTATION DES TAXES
  • DESTRUCTION DE LA BIODIVERSITE (TORTUES D’HERMANN)
  • EMANATION DE CO2
  • RISQUES D’INCENDIES AUGMENTES
  • EMANATIONS ATMOSPHERIQUES TOXIQUES (dioxines, métaux lourds etc…)
  • IMPACTS SUR LA SANTE (cancers, sarcomes, lymphomes, myélomes, malformations congénitales, troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, maladies respiratoires, maladies cardio-vasculaires)
  • TRAVAUX D’AMENAGEMENTS URBAINS DANS TOUT DRAGUIGNAN PENDANT DES MOIS VOIRE DES ANNEES

 

NOUS VOULONS PRESERVER NOTRE SANTE, NOTRE BIODIVERSITE, NOTRE ENVIRONNEMENT, L’AVENIR DE NOS ENFANTS ET NOTRE QUALITE DE VIE…

Draguignan est une ville "cuvette", quid des fumées et émanations toxiques ?...

PLUS D’EXPLICATIONS :

Sur le papier, tout semble sonner en faveur de la réponse écologique parfaite pour traiter nos déchets, mais lorsque l’on creuse on s’aperçoit de nombreuses incohérences…

D’abord, la consultation citoyenne a été plus que limitée. En effet, lorsque l’on s’adresse aux riverains, nombreux sont ceux qui viennent d’apprendre ce projet grâce aux prospectus distribués dans les boîtes aux lettres ces dernières semaines. Quand on essaie de s’informer sur le projet, on nous apprend que les réunions « publiques » se font en nombre très restreint et qu’il est impossible de s’y rendre… (cf. réunion du 8 octobre à 18h à la maison de la jeunesse et des sports de Draguignan). Pareillement, une future réunion est prévue en novembre afin de modifier le PLU mais celle-ci s’effectue en huit clos puisqu’il est imposé aux membres invités de « détruire le mail après réception et de ne pas partager le contenu ». Or, quand on veut modifier le PLU afin de déforester une énorme de parcelle à quelques centaines de mètres des premières habitations, il semblerait de mise d’intégrer les habitants les plus concernés, ne croyez-vous pas ?… Les biens immobiliers du quartier Est de la ville subiront de fait une dévaluation considérable des prix de vente mais aussi une diminution de la qualité de vie : passage des camions sur un axe très fréquenté, bruits incessants de l’usine, odeurs des émanations, production de chaleur. De plus, avec un coût de construction à plus de 130 millions d’euros, il semble aussi logique de voir nos taxes dracénoises augmenter et la ville entière soumise encore et toujours à des travaux d’aménagements souterrains (si tant est que le but final de chauffer les établissements jusqu’à l’hôpital soit atteint…)

A l’heure où l’on culpabilise le petit peuple sur leur empreinte carbone de partir en vacances en avion, cette usine aux portes de notre ville va causer l’émission de dizaine de milliers de tonnes de CO2 ! Tout en abattant des milliers d’arbres détruisant la biodiversité et surtout l’habitat privilégié des tortues d’Hermann, espèces protégées retrouvées sur le futur site.

De plus, en 2024, le Var est particulièrement exposé au risque d'incendie de forêt en raison de son climat méditerranéen et de la végétation présente, qui est souvent très inflammable en période de sécheresse et de chaleur​ (Label Résilience France Collectivités​ ; Légifrance ). Que va-t-il se passer si un feu de forêt atteint cette usine ? Cette usine ne peut-elle pas elle-même provoquer un feu de forêt et risquer de raser toute la forêt et les habitations environnantes ?

Enfin, même s’il semblerait sur le papier que la technologie de traitement et d’incinération des déchets soit au-delà des normes européennes, ces normes ne garantissent pas l’absence de dégâts sur l’environnement et la santé. Au contraire, on le sait les normes évoluent toujours en fonction des accidents et des impacts sanitaires et écologiques repérés à posteriori. De nombreuses études ont démontrées les dangers de ce type d’installations…

RISQUES SUR LA SANTE

L’étude de Franchini et al. (2004) est une revue des études épidémiologiques portant sur les effets sanitaires liés à l'exposition aux émissions des incinérateurs de déchets. Cette méta-analyse une augmentation du risque de cancers (en particulier les cancers des tissus mous, le cancer du foie et le cancer du poumon) chez les populations exposées aux émissions des incinérateurs mais aussi un risque accru de malformations congénitales et de problèmes respiratoires chez les enfants vivant à proximité. Des preuves existent également sur l'association entre les incinérateurs et des effets toxiques sur le système immunitaire et endocrinien.

L'étude de Bianchi et Minichilli (2006) analyse la mortalité par lymphomes non Hodgkiniens (LNH) dans 25 communes italiennes dotées d'incinérateurs de déchets solides urbains entre 1981 et 2001. L'étude a observé une élévation significative des taux de mortalité par LNH dans les communes avec incinérateurs par rapport à celles sans.

Une méta-analyse de Staines (2007) a montré des effets sanitaires potentiels : l'incinération peut générer des polluants tels que des dioxines, des furannes et des métaux lourds, qui sont associés à divers problèmes de santé, y compris des cancers, des troubles respiratoires et des effets sur le développement neurologique chez les enfants. Les populations vivant à proximité des incinérateurs peuvent être exposées à des niveaux plus élevés de contaminants, augmentant ainsi le risque de maladies chroniques.

L'étude de Zambon et al. (2007) examine le risque de sarcomes associé aux émissions de dioxines provenant des incinérateurs et des installations industrielles en Italie. Les résultats montrent un risque accru de sarcomes chez les individus vivant à proximité des incinérateurs et des installations industrielles émettant des dioxines. Un gradient d'exposition a été observé, avec une augmentation du risque de sarcome proportionnelle à la durée et au niveau d'exposition aux dioxines. L'étude suggère que les dioxines, émises principalement par les incinérateurs et certaines usines chimiques, pourraient être impliquées dans la carcinogenèse des sarcomes des tissus mous.

L'étude française de l'Institut de veille sanitaire (2008) sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères pendant les années 1970-1980 a utilisé des données géographiques pour cartographier les cas de cancer en fonction de la distance aux incinérateurs. Cette approche a permis de démontrer un modèle spatial d'augmentation de l'incidence des cancers à mesure que l'on se rapprochait des installations. L’étude a révélé une incidence significativement plus élevée de certains types de cancers dans LES COMMUNES situées à proximité des incinérateurs. Parmi ces cancers, les cancers des voies respiratoires (comme les cancers du poumon) et les cancers digestifs (notamment le cancer colorectal) sont particulièrement notables. Les résultats indiquent une corrélation entre la distance à l'incinérateur et les taux de cancer, suggérant que plus les individus vivent près d'un incinérateur, plus leur risque de développer certains cancers pourrait être élevé. Même à faible exposition (distance d’habitation plus éloignée) un sur-risque significatif pour tous types de cancer a été repéré : LNH (lymphome non hodgkinien) et cancer du sein chez la femme, ainsi que myélomes multiples chez l’homme et LNH dans les deux sexes.

Bien entendu, certaines de ces études se basent sur les incinérateurs dotés d’une technologie plus ancienne, cependant même si les techniques de traitement et de filtrage des émissions atmosphériques ont évolué depuis lors, LE RISQUE ZERO N’EXISTE PAS. Nous voyons que partout en Europe a fleuri aux cours des dernières décennies ce type de projet mettant en péril la santé des êtres humains.

Plus récemment, C. Capitão & al (2023) ont réalisé une étude longitudinale qui vise à évaluer l'impact des incinérateurs de déchets sur la mortalité par cancer dans des zones résidentielles exposées aux émissions de ces installations au Portugal, sur une période de près de 20 ans (2000-2019). Les résultats ont montré que, si au cours des premières années de fonctionnement de l’incinérateur, les taux de mortalité par cancer n'étaient pas significativement plus élevés dans la zone exposée par rapport aux zones de contrôle ou de référence (2000 – 2004). Cependant, sur la période 2015-2019, les résultats ont montré une augmentation des risques de certains cancers dans la zone exposée :

  • 50 % d'augmentation du risque de cancer des voies biliaires et hépatiques.
  • 37 % d'augmentation du risque de cancer du pancréas.
  • 24 % d'augmentation des cancers respiratoires.

Les résultats suggèrent donc que, bien que les émissions des incinérateurs soient conformes aux réglementations, l'exposition à long terme aux polluants peut augmenter les risques de cancer pour les populations vivant à proximité.

 

RISQUE SUR LA SANTE DES ENFANTS

Des études récentes mettent en évidence les risques sanitaires liés à l'exposition aux émanations des incinérateurs, notamment pour les fœtus et les enfants, en raison de la libération de substances toxiques telles que les dioxines, les furannes, les métaux lourds et les particules fines.

  • Effets sur les malformations congénitales : Plusieurs études ont révélé une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants nés de mères vivant à proximité d’incinérateurs. Par exemple, une étude réalisée autour de l'incinérateur de Reggio Emilia en Italie (1998-2006) a identifié 228 cas de malformations congénitales, bien que les résultats ne montrent pas une association significative pour tous les types de malformations. Cependant, une augmentation du risque a été observée pour certaines anomalies spécifiques, notamment les anomalies du système nerveux et les défauts cardiaques​(BioMed Central).
  • Effets neurodéveloppementaux : D'autres recherches montrent que les fœtus exposés à des dioxines et métaux lourds issus des émissions d'incinérateurs sont à risque de troubles neurodéveloppementaux. Les dioxines, même à faibles niveaux, ont un impact négatif sur le développement cérébral, affectant potentiellement le quotient intellectuel (QI) et les capacités cognitives des enfants. Cela pourrait être lié à l'effet toxique cumulatif de ces substances, qui sont persistantes dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus gras​(Stop Edmonton Incinerator​ ; World Health Organization (WHO))
  • Particules fines et pollution atmosphérique : Les émissions d’incinérateurs comprennent également des particules ultrafines (PM2.5 et PM0.1) qui sont particulièrement dangereuses pour les enfants, car elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent causer des troubles respiratoires et cardiovasculaires. Une étude systématique a montré que ces particules, souvent émises en quantités plus importantes lors des phases d’allumage ou d’arrêt des incinérateurs, sont associées à une augmentation de la mortalité infantile et des malformations​(Stop Edmonton Incinerator).
  • Dioxines et risques de cancer : Les dioxines, classées comme cancérigènes par l'IARC, ont des effets durables sur la santé, y compris des risques accrus de cancers multiples. Les fœtus et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables car ils absorbent proportionnellement plus de toxines en raison de leur petite taille et de leur développement rapide. Des études ont montré une prévalence plus élevée de cancers chez les populations vivant à proximité d’incinérateurs ​(World Health Organization (WHO))

 

En résumé, les incinérateurs de déchets, bien qu'importants pour la gestion des déchets, émettent des polluants dangereux qui posent un risque significatif pour la santé des populations (adultes, fœtus et enfants). Si les limites de ces études concernent souvent la difficulté d’isoler les variables et de dresser une relation de cause à effet directe, il n’en reste pas moins qu’elles sont nombreuses à trouver des résultats allant dans le sens de liens entre les émissions atmosphériques des incinérateurs à déchets et les impacts nocifs sur la santé. Ces études citées sont des exemples, le déroulé scientifique ne peut pas être exhaustif car il y en a encore des tas !

Bien que l'incinération puisse réduire le volume des déchets, des alternatives comme le recyclage et la réduction à la source sont souvent plus bénéfiques pour la santé publique et l'environnement comme le rappelle les différentes études citées. On nous parle de réduction de déchets, mais où sont les progrès en la matière ? Nous retrouvons des fruits et légumes pré-découpés, sous plastique toujours et encore… N’est-ce pas directement auprès des producteurs de déchets qu’il faudrait intervenir ? Ne faudrait-il pas justement favoriser l’éducation au recyclage ?

 

NOUS SOMMES DE CITOYENS ALARMES PAR CE PROJET. NOUS SOUHAITONS LA MISE EN PLACE DE REUNIONS OUVERTES A TOUS.TES AFIN DE POUVOIR POSER NOS QUESTIONS ET FAIRE ENTENDRE NOS CRAINTES. NOUS SOUHAITONS L’ANNULATION DE CE PROJET ET LA MISE AU TRAVAIL DE DIRECTIVES MOINS COUTEUSES SANITAIREMENT, ECOLOGIQUEMENT ET FINANCIEREMENT.

 

NON AU PTE

NOUS VOULONS PRESERVER NOTRE SANTE, NOTRE BIODIVERSITE,  NOTRE ENVIRONNEMENT, L’AVENIR DE NOS ENFANTS ET NOTRE QUALITE DE VIE…

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Le problème

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Chers concernés,

Le projet du Pôle de Transition Environnementale (PTE) dirigé par la DPVA est imminent… Mais peu d’habitants de la Dracénie sont au courant, et encore moins les habitants les plus proches du site de destination sélectionnée (Puit de l’Eouve, quartier Varrayon, cimétière paysager). Une immense zone forestière sera détruite augmentant encore l’industrialisation de notre belle région… Il s’agit d’un projet colossal en termes d’impacts environnementaux, sanitaires mais aussi financiers qui va toucher les communes de DRAGUIGNAN, TRANS-EN-PROVENCE et LA MOTTE. Début des travaux en 2025 si rien n’est fait !!

 

NOUS DISONS NON AU PTE :

  •   PROJET A LA PORTEE INFORMATIONNELLE LIMITEE QUI NE CONSULTE PAS LES HABITANTS
  • MODIFICATION DU PLU POUR UNE CONSTRUCTION COLOSSALE EN ZONE FORESTIERE INCONSTRUCTIBLE
  • PASSAGE DES CAMIONS SUR UN AXE TRES FREQUENTE
  • BRUITS INCESSANTS DE L’USINE
  • ODEURS DES EMANATIONS
  • PRODUCTION DE CHALEUR
  • DEVALUATION DES BIENS IMMOBILIERS
  • AUGMENTATION DES TAXES
  • DESTRUCTION DE LA BIODIVERSITE (TORTUES D’HERMANN)
  • EMANATION DE CO2
  • RISQUES D’INCENDIES AUGMENTES
  • EMANATIONS ATMOSPHERIQUES TOXIQUES (dioxines, métaux lourds etc…)
  • IMPACTS SUR LA SANTE (cancers, sarcomes, lymphomes, myélomes, malformations congénitales, troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, maladies respiratoires, maladies cardio-vasculaires)
  • TRAVAUX D’AMENAGEMENTS URBAINS DANS TOUT DRAGUIGNAN PENDANT DES MOIS VOIRE DES ANNEES

 

NOUS VOULONS PRESERVER NOTRE SANTE, NOTRE BIODIVERSITE, NOTRE ENVIRONNEMENT, L’AVENIR DE NOS ENFANTS ET NOTRE QUALITE DE VIE…

Draguignan est une ville "cuvette", quid des fumées et émanations toxiques ?...

PLUS D’EXPLICATIONS :

Sur le papier, tout semble sonner en faveur de la réponse écologique parfaite pour traiter nos déchets, mais lorsque l’on creuse on s’aperçoit de nombreuses incohérences…

D’abord, la consultation citoyenne a été plus que limitée. En effet, lorsque l’on s’adresse aux riverains, nombreux sont ceux qui viennent d’apprendre ce projet grâce aux prospectus distribués dans les boîtes aux lettres ces dernières semaines. Quand on essaie de s’informer sur le projet, on nous apprend que les réunions « publiques » se font en nombre très restreint et qu’il est impossible de s’y rendre… (cf. réunion du 8 octobre à 18h à la maison de la jeunesse et des sports de Draguignan). Pareillement, une future réunion est prévue en novembre afin de modifier le PLU mais celle-ci s’effectue en huit clos puisqu’il est imposé aux membres invités de « détruire le mail après réception et de ne pas partager le contenu ». Or, quand on veut modifier le PLU afin de déforester une énorme de parcelle à quelques centaines de mètres des premières habitations, il semblerait de mise d’intégrer les habitants les plus concernés, ne croyez-vous pas ?… Les biens immobiliers du quartier Est de la ville subiront de fait une dévaluation considérable des prix de vente mais aussi une diminution de la qualité de vie : passage des camions sur un axe très fréquenté, bruits incessants de l’usine, odeurs des émanations, production de chaleur. De plus, avec un coût de construction à plus de 130 millions d’euros, il semble aussi logique de voir nos taxes dracénoises augmenter et la ville entière soumise encore et toujours à des travaux d’aménagements souterrains (si tant est que le but final de chauffer les établissements jusqu’à l’hôpital soit atteint…)

A l’heure où l’on culpabilise le petit peuple sur leur empreinte carbone de partir en vacances en avion, cette usine aux portes de notre ville va causer l’émission de dizaine de milliers de tonnes de CO2 ! Tout en abattant des milliers d’arbres détruisant la biodiversité et surtout l’habitat privilégié des tortues d’Hermann, espèces protégées retrouvées sur le futur site.

De plus, en 2024, le Var est particulièrement exposé au risque d'incendie de forêt en raison de son climat méditerranéen et de la végétation présente, qui est souvent très inflammable en période de sécheresse et de chaleur​ (Label Résilience France Collectivités​ ; Légifrance ). Que va-t-il se passer si un feu de forêt atteint cette usine ? Cette usine ne peut-elle pas elle-même provoquer un feu de forêt et risquer de raser toute la forêt et les habitations environnantes ?

Enfin, même s’il semblerait sur le papier que la technologie de traitement et d’incinération des déchets soit au-delà des normes européennes, ces normes ne garantissent pas l’absence de dégâts sur l’environnement et la santé. Au contraire, on le sait les normes évoluent toujours en fonction des accidents et des impacts sanitaires et écologiques repérés à posteriori. De nombreuses études ont démontrées les dangers de ce type d’installations…

RISQUES SUR LA SANTE

L’étude de Franchini et al. (2004) est une revue des études épidémiologiques portant sur les effets sanitaires liés à l'exposition aux émissions des incinérateurs de déchets. Cette méta-analyse une augmentation du risque de cancers (en particulier les cancers des tissus mous, le cancer du foie et le cancer du poumon) chez les populations exposées aux émissions des incinérateurs mais aussi un risque accru de malformations congénitales et de problèmes respiratoires chez les enfants vivant à proximité. Des preuves existent également sur l'association entre les incinérateurs et des effets toxiques sur le système immunitaire et endocrinien.

L'étude de Bianchi et Minichilli (2006) analyse la mortalité par lymphomes non Hodgkiniens (LNH) dans 25 communes italiennes dotées d'incinérateurs de déchets solides urbains entre 1981 et 2001. L'étude a observé une élévation significative des taux de mortalité par LNH dans les communes avec incinérateurs par rapport à celles sans.

Une méta-analyse de Staines (2007) a montré des effets sanitaires potentiels : l'incinération peut générer des polluants tels que des dioxines, des furannes et des métaux lourds, qui sont associés à divers problèmes de santé, y compris des cancers, des troubles respiratoires et des effets sur le développement neurologique chez les enfants. Les populations vivant à proximité des incinérateurs peuvent être exposées à des niveaux plus élevés de contaminants, augmentant ainsi le risque de maladies chroniques.

L'étude de Zambon et al. (2007) examine le risque de sarcomes associé aux émissions de dioxines provenant des incinérateurs et des installations industrielles en Italie. Les résultats montrent un risque accru de sarcomes chez les individus vivant à proximité des incinérateurs et des installations industrielles émettant des dioxines. Un gradient d'exposition a été observé, avec une augmentation du risque de sarcome proportionnelle à la durée et au niveau d'exposition aux dioxines. L'étude suggère que les dioxines, émises principalement par les incinérateurs et certaines usines chimiques, pourraient être impliquées dans la carcinogenèse des sarcomes des tissus mous.

L'étude française de l'Institut de veille sanitaire (2008) sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères pendant les années 1970-1980 a utilisé des données géographiques pour cartographier les cas de cancer en fonction de la distance aux incinérateurs. Cette approche a permis de démontrer un modèle spatial d'augmentation de l'incidence des cancers à mesure que l'on se rapprochait des installations. L’étude a révélé une incidence significativement plus élevée de certains types de cancers dans LES COMMUNES situées à proximité des incinérateurs. Parmi ces cancers, les cancers des voies respiratoires (comme les cancers du poumon) et les cancers digestifs (notamment le cancer colorectal) sont particulièrement notables. Les résultats indiquent une corrélation entre la distance à l'incinérateur et les taux de cancer, suggérant que plus les individus vivent près d'un incinérateur, plus leur risque de développer certains cancers pourrait être élevé. Même à faible exposition (distance d’habitation plus éloignée) un sur-risque significatif pour tous types de cancer a été repéré : LNH (lymphome non hodgkinien) et cancer du sein chez la femme, ainsi que myélomes multiples chez l’homme et LNH dans les deux sexes.

Bien entendu, certaines de ces études se basent sur les incinérateurs dotés d’une technologie plus ancienne, cependant même si les techniques de traitement et de filtrage des émissions atmosphériques ont évolué depuis lors, LE RISQUE ZERO N’EXISTE PAS. Nous voyons que partout en Europe a fleuri aux cours des dernières décennies ce type de projet mettant en péril la santé des êtres humains.

Plus récemment, C. Capitão & al (2023) ont réalisé une étude longitudinale qui vise à évaluer l'impact des incinérateurs de déchets sur la mortalité par cancer dans des zones résidentielles exposées aux émissions de ces installations au Portugal, sur une période de près de 20 ans (2000-2019). Les résultats ont montré que, si au cours des premières années de fonctionnement de l’incinérateur, les taux de mortalité par cancer n'étaient pas significativement plus élevés dans la zone exposée par rapport aux zones de contrôle ou de référence (2000 – 2004). Cependant, sur la période 2015-2019, les résultats ont montré une augmentation des risques de certains cancers dans la zone exposée :

  • 50 % d'augmentation du risque de cancer des voies biliaires et hépatiques.
  • 37 % d'augmentation du risque de cancer du pancréas.
  • 24 % d'augmentation des cancers respiratoires.

Les résultats suggèrent donc que, bien que les émissions des incinérateurs soient conformes aux réglementations, l'exposition à long terme aux polluants peut augmenter les risques de cancer pour les populations vivant à proximité.

 

RISQUE SUR LA SANTE DES ENFANTS

Des études récentes mettent en évidence les risques sanitaires liés à l'exposition aux émanations des incinérateurs, notamment pour les fœtus et les enfants, en raison de la libération de substances toxiques telles que les dioxines, les furannes, les métaux lourds et les particules fines.

  • Effets sur les malformations congénitales : Plusieurs études ont révélé une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants nés de mères vivant à proximité d’incinérateurs. Par exemple, une étude réalisée autour de l'incinérateur de Reggio Emilia en Italie (1998-2006) a identifié 228 cas de malformations congénitales, bien que les résultats ne montrent pas une association significative pour tous les types de malformations. Cependant, une augmentation du risque a été observée pour certaines anomalies spécifiques, notamment les anomalies du système nerveux et les défauts cardiaques​(BioMed Central).
  • Effets neurodéveloppementaux : D'autres recherches montrent que les fœtus exposés à des dioxines et métaux lourds issus des émissions d'incinérateurs sont à risque de troubles neurodéveloppementaux. Les dioxines, même à faibles niveaux, ont un impact négatif sur le développement cérébral, affectant potentiellement le quotient intellectuel (QI) et les capacités cognitives des enfants. Cela pourrait être lié à l'effet toxique cumulatif de ces substances, qui sont persistantes dans l'environnement et s'accumulent dans les tissus gras​(Stop Edmonton Incinerator​ ; World Health Organization (WHO))
  • Particules fines et pollution atmosphérique : Les émissions d’incinérateurs comprennent également des particules ultrafines (PM2.5 et PM0.1) qui sont particulièrement dangereuses pour les enfants, car elles pénètrent profondément dans les poumons et peuvent causer des troubles respiratoires et cardiovasculaires. Une étude systématique a montré que ces particules, souvent émises en quantités plus importantes lors des phases d’allumage ou d’arrêt des incinérateurs, sont associées à une augmentation de la mortalité infantile et des malformations​(Stop Edmonton Incinerator).
  • Dioxines et risques de cancer : Les dioxines, classées comme cancérigènes par l'IARC, ont des effets durables sur la santé, y compris des risques accrus de cancers multiples. Les fœtus et les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables car ils absorbent proportionnellement plus de toxines en raison de leur petite taille et de leur développement rapide. Des études ont montré une prévalence plus élevée de cancers chez les populations vivant à proximité d’incinérateurs ​(World Health Organization (WHO))

 

En résumé, les incinérateurs de déchets, bien qu'importants pour la gestion des déchets, émettent des polluants dangereux qui posent un risque significatif pour la santé des populations (adultes, fœtus et enfants). Si les limites de ces études concernent souvent la difficulté d’isoler les variables et de dresser une relation de cause à effet directe, il n’en reste pas moins qu’elles sont nombreuses à trouver des résultats allant dans le sens de liens entre les émissions atmosphériques des incinérateurs à déchets et les impacts nocifs sur la santé. Ces études citées sont des exemples, le déroulé scientifique ne peut pas être exhaustif car il y en a encore des tas !

Bien que l'incinération puisse réduire le volume des déchets, des alternatives comme le recyclage et la réduction à la source sont souvent plus bénéfiques pour la santé publique et l'environnement comme le rappelle les différentes études citées. On nous parle de réduction de déchets, mais où sont les progrès en la matière ? Nous retrouvons des fruits et légumes pré-découpés, sous plastique toujours et encore… N’est-ce pas directement auprès des producteurs de déchets qu’il faudrait intervenir ? Ne faudrait-il pas justement favoriser l’éducation au recyclage ?

 

NOUS SOMMES DE CITOYENS ALARMES PAR CE PROJET. NOUS SOUHAITONS LA MISE EN PLACE DE REUNIONS OUVERTES A TOUS.TES AFIN DE POUVOIR POSER NOS QUESTIONS ET FAIRE ENTENDRE NOS CRAINTES. NOUS SOUHAITONS L’ANNULATION DE CE PROJET ET LA MISE AU TRAVAIL DE DIRECTIVES MOINS COUTEUSES SANITAIREMENT, ECOLOGIQUEMENT ET FINANCIEREMENT.

 

NON AU PTE

NOUS VOULONS PRESERVER NOTRE SANTE, NOTRE BIODIVERSITE,  NOTRE ENVIRONNEMENT, L’AVENIR DE NOS ENFANTS ET NOTRE QUALITE DE VIE…

Mises à jour sur la pétition