NON au poulailler industriel de BRESSOLLES dans l'Allier !

0 a signé. Allez jusqu'à 75 000 !


Un projet de poulailler industriel d'une ampleur inédite dans le département de l’Allier (03) est en préparation à Bressolles.

Ce seront 160 000 poulets de chair et 12 000 dindes par an qui seront élevés dans la promiscuité d’un hangar sans accès à l’extérieur.

Dans ce type d’élevage, les poulets, exploités pour la production de viande, sont sélectionnés génétiquement et nourris pour produire un maximum de chair en un minimum de temps. La croissance accélérée de leurs muscles est telle que le reste de leur organisme ne peut pas suivre. Beaucoup sont atteints de problèmes cardiaques ou pulmonaires ou n’arrivent même pas à tenir sur leurs pattes. Ils sont tués à la chaîne à l’abattoir vers leur 35e jour.

D'après le projet du demandeur, il est prévu :

  • 4 "séries" de 39 900 poulets et 1 "série" de 12 000 dindes chaque année dans un hangar de 1 800 m2,
  • la densité de peuplement pour les poulets sera supérieure à 22 individus par m2, soit un espace maximal d'une feuille A4 par animal,
  • de leur premier à leur dernier jour (moins de 40 jours pour les poulets), aucun animal ne sortira de ce poulailler industriel. En effet, il est prévu dans le projet que "les animaux ne sortiront pas pendant toute leur durée d'élevage" et le renouvellement de l'air ne se fera que par l'intermédiaire de ventilateurs,
  • aucun aménagement n'est prévu : le sol sera recouvert d’une simple litière, inchangée pendant toute la durée d’élevage,
  • la mortalité de ces animaux dans de telles conditions est estimée à 5 %, soit en moyenne 50 poulets morts chaque jour.

En plus des problèmes relevés précédemment, ce projet soulève d'autres questionnements sur le bien fondé de ce poulailler industriel :

  • Les conditions d'élevage sont propices au développement des parasites et des inflammations cutanées. Les traitements médicamenteux et des vaccinations deviennent indispensables pour y remédier. La nourriture destinée aux poulets et aux dindes contient des antibiotiques (anticoccidiens) quasiment tout au long de leur courte vie.
  • L'odeur d'ammoniac émanant des fientes pourra devenir rapidement insupportable. De plus, l’ammoniac occasionne des brûlures sur la peau des oiseaux ainsi que sous leurs pattes. Le nettoyage des bâtiments d’élevage ne sera en effet réalisé que pendant le vide sanitaire, entre chaque bande d’élevage de volailles, soit cinq fois par an.
  • Les aliments donnés aux animaux seront tous composés de tourteau de soja composés d'OGM.

600 millions de poulets endurent ce calvaire chaque année en France. Et des millions d’entre eux meurent en élevage, avant même d'atteindre leur premier mois.
Une récente enquête de L214 dans un élevage Doux a montré les problèmes éthiques et sanitaires soulevés par ce type d'élevage.

Lors des États Généraux de l'Alimentation, Emmanuel Macron, président de la République a déclaré qu'il fallait "s'organiser sur les territoires pour changer les modèles productifs. Ça veut dire arrêter des productions, qu'il s'agisse de la volaille ou du porc qui ne correspondent plus à nos goûts, à nos besoins." (source discours Emmanuel Macron, États Généraux de l'Alimentation, mercredi 11 octobre 2017)

Le président veut "regarder les producteurs qui se sont mis dans des modèles productifs où il n'y a pas d'avenir et les accompagner dans des projets d'investissements." (source discours Emmanuel Macron, États Généraux de l'Alimentation, mercredi 11 octobre 2017)

Nous nous opposons à ce projet pour des raisons éthiques et environnementales.



L214 compte sur vous aujourd'hui

L214 ÉTHIQUE & ANIMAUX a besoin de votre aide pour sa pétition “NON au poulailler industriel de BRESSOLLES !”. Rejoignez L214 et 56 483 signataires.