Non au pont sur le fjord — Protégeons notre eau potable, notre sécurité et notre économie

Non au pont sur le fjord — Protégeons notre eau potable, notre sécurité et notre économie

Signataires récents:
Kenny Lepoint et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Pont sur le fjord : Un mirage économique, un gouffre financier et une dénaturation de la région

Le projet de pont reliant Baie-Sainte-Catherine, Sacré-Cœur et Tadoussac n'est pas un outil de désenclavement, mais une menace directe pour l'équilibre vital de la MRC de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix-Est. Estimé entre 4,2 et 5 milliards de dollars selon les plus récentes études d'opportunité du ministère des Transports (MTMD), ce projet pharaonique repose sur des fondations financières et écologiques intenables.

1.  UNE MENACE DIRECTE POUR L'EAU POTABLE ET LE SECTEUR 

Le dynamitage intensif prévu pendant une décennie, couplé au forage de 13 km de tunnels (soit 5,7 et 6,5 km sur chaque rive) révélé par les analyses internes du ministère, fait peser un risque irréversible sur l'approvisionnement en eau de tout le secteur.

Assèchement des nappes phréatiques : En agissant comme un drain géant, l'excavation profonde des galeries souterraines risque d'intercepter, de détourner et de tarir les veines hydrogéologiques. Cette situation menace directement le lac de l’Aqueduc à Tadoussac, la station des trois puits artésiens de la rue Mayrand à Sacré-Cœur, ainsi que les puits municipaux et privés de Baie-Sainte-Catherine.

Contamination par lessivage du roc : Conformément aux critères de suivi environnemental, les ondes de choc répétées du dynamitage ouvriront de nouvelles failles, provoquant le lessivage des parois rocheuses et des haldes de roc dénudé. Ce processus peut libérer des sédiments fins et des matières en suspension toxiques dans les réseaux d'eau potable et les milieux humides environnants.

Infiltration de résidus industriels : Les résidus azotés et d'ammoniac issus des explosifs, combinés aux infiltrations chroniques de sels de déglaçage et de poussières de forage, altéreront le pH de l'eau. Ces apports de polluants compromettent à long terme la potabilité de la ressource pour l'ensemble des communautés.

2. UNE ABERRATION FINANCIÈRE ET UN PÉAGE INÉVITABLE

Les coûts de cette infrastructure sont démesurés par rapport à la capacité de payer des contribuables québécois.

Un fardeau récurrent insoutenable : Selon les projections financières du Conseil du trésor, en additionnant les intérêts de la dette et l'entretien requis par l'environnement salin du fjord, la facture fixe s'élèverait à 310 millions de dollars par année. Ce montant représente plus de 5 fois le coût annuel d'exploitation de la traverse maritime actuelle.

La « taxe sur l’isolement » : Les modélisations de la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES) confirment que l'imposition d'un péage pour éponger cette dette est inévitable. Malgré une subvention publique à plus de  90 %, les tarifs planchers atteindraient de 25 $  à 35 $ par voiture et entre 115 $ et 145 $ pour le transport lourd. Loin de désenclaver la région, ce coût permanent créerait un effet barrière qui pénaliserait les résidents pour leurs déplacements essentiels, augmenterait le prix des marchandises et freinerait le tourisme.

Le piège du calcul annuel : Les données de la Société des traversiers du Québec (STQ) démontrent que les problèmes d'attente majeurs sont intermittents et se limitent à une pointe critique de 4 à 6 semaines par année, autour de la mi-juillet à la mi-août. Le reste du temps, sauf exception, la traverse est fluide. Imposer un péage obligatoire 12 mois par année forcerait l'économie régionale à payer un montant 13 à 26 fois supérieur à ce que coûtent tous les détours et l'attente estivale réunis.

3. DESTRUCTION DU CADRE DE VIE ET EXPROPRIATIONS MASSIVES

Le pont transformera le paysage, la tranquillité et le tissu social du secteur. 

Un corridor de transit lourd (l'aspirateur à camions) : Les analyses de trafic de l'Université de Montréal confirment qu'en supprimant l'attente au quai, le pont créera un phénomène de trafic induit, agissant comme un aimant pour le transport lourd transcontinental. Cette bascule vers un flux industriel continu transformera radicalement le territoire par des infrastructures massives réparties sur les deux rives.

D'une part, les infrastructures monumentales aux sorties directes du pont — incluant l'aménagement de portails de tunnels en béton, de massifs blocs d'ancrage pour les câbles et de tours de ventilation forcée — imposeront une signature industrielle lourde sur les parois du fjord.

D'autre part, pour accommoder ce flux continu de camions, la jonction escarpée des routes 138 et 172 exigera des structures imposantes, comprenant un viaduc surélevé et de hauts murs de soutènement en béton.

Les aménagements de cette jonction en montagne projetteront un vacarme permanent (freins moteurs, vrombissements) qui brisera la quiétude de Tadoussac (notamment le quartier du Plateau), tandis que le grondement des entrées de tunnels et des voies d'accès autoroutières affectera le cœur de Baie-Sainte-Catherine et résonnera par effet d'écho dans le fjord jusqu'à l'Anse-de-Roche à Sacré-Cœur.

L’effet domino des expropriations : Les plans géométriques préliminaires du ministère confirment que ce raccordement routier requiert des emprises massives forçant l'expropriation de résidences privées, de terrains et de commerces piliers à l’intersection des routes 138 et 172. De plus, les normes de sécurité du transport lourd national forceront l'État à élargir la chaussée de la route 138 bien au-delà des Escoumins, déclenchant des expropriations secondaires au cœur des villages.

4. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET VULNÉRABILITÉ CLIMATIQUE

Biodiversité en péril :  Les avis de Pêches et Océans Canada confirment que le chantier de construction imposera un traumatisme acoustique de dix ans dans la pouponnière des bélugas. Ce projet met en péril l'industrie écotouristique régionale qui fait vivre les gîtes et les commerces en générant 185 millions de dollars par année.

Risques de glissements de terrain : Dynamiter et creuser dans cette zone sismique et escarpée augmente dangereusement les risques d'éboulements sur les routes d'accès.

Vulnérabilité aux vents : Les données de l'administration routière scandinave sur les structures suspendues à tablier étroit démontrent qu'un pont situé à 90 mètres au-dessus de l'eau, dans l'entonnoir naturel du fjord, subira des fermetures récurrentes. Dès 50 km/h, des restrictions s'imposeront, notamment pour les VR et les camions vides. Dès 65 km/h, des fermetures totales deviendront obligatoires, les rafales latérales rendant le maintien d'une trajectoire impossible, là où les traversiers opèrent avec résilience en tout temps. 

DEMANDES AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

Considérant l'absurdité financière et environnementale du projet de pont, les signataires demandent au Gouvernement du Québec :

1.    L'abandon définitif du projet de pont au profit d'une solution alternative durable, sécuritaire et économiquement responsable.

2.    Le réinvestissement dans la Société des traversiers du Québec (STQ) pour moderniser la flotte par le déploiement de navires hybrides ou 100 % électriques, de classe glace à super-capacité. Ces transbordeurs écoresponsables, équipés de ponts intermédiaires relevables (hoistable car decks), permettront de doubler la capacité de charge réelle par transit sur un gabarit de largeur identique aux quais actuels.

3.    L'optimisation des infrastructures terrestres de la traverse par l'aménagement ciblé d'une passerelle à double niveau au quai de Baie-Sainte-Catherine, l'acheminement des lignes à haute puissance d'Hydro-Québec pour permettre la recharge rapide, et la valorisation des conditions de travail des équipages maritimes.

4.    La modernisation du réseau routier de la route 138 dans Charlevoix-Est par l'ajout stratégique de voies de dépassement et l'adoucissement des côtes, améliorant la fluidité globale et réduisant significativement le temps de trajet vers la Côte-Nord.

En conclusion : L'ensemble de cette alternative maritime et routière s'avère jusqu'à 20 fois moins chère que le projet de pont suspendu. Choisissons une gestion responsable plutôt qu'une dette publique irréversible pour la région.

Faites circuler la pétition !

Lien vers le Mémoire complet : https://drive.google.com/file/d/1Cbcu-yQukL8MqxsHApZd-m_awKFpJsQL/view?usp=sharing

MES ARTICLES :

L’illusion norvégienne : Pourquoi le pont de Hålogaland est un faux modèle pour Tadoussac : https://drive.google.com/file/d/1BKpWDmuRZsQAvE3DolWNXcC8FOLrHtBk/view?usp=drive_link

Pont de Tadoussac : Le piège d'une taxe permanente sur la Côte-Nord : https://drive.google.com/file/d/1VoXoiu4esDbj3cqsZDk2fbhHOEONM-Gs/view?usp=drive_link

L’alternative maritime qui balaye le mirage du pont à 5 milliards! : https://drive.google.com/file/d/1YNi0f5_6SL-BWn4E7xYDhHEVqxpqlweh/view?usp=drive_link

Pont sur le fjord : illusion de l'essor économique et dénaturation de notre région : https://drive.google.com/file/d/1bfO510Ly7EyG8YQKNZDqtxT8em7LZB5c/view?usp=drive_link

Le « Double Piège » du pont — Pourquoi tout le secteur est perdant : https://drive.google.com/file/d/1KtNo8p11_g9sprc3CboKAyV6pk3iOiJe/view?usp=drive_link

📚 RÉFÉRENCES ET SOURCES DOCUMENTAIRES

(1) Chaire de recherche en mobilité de l'Université de Montréal. (2023). Modélisation du trafic induit et de la réaffectation des flux de transport lourd lors de la suppression des barrières maritimes.

(2) Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). (2025, avril). Étude d'opportunité sur le projet de pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine (Rapport d'actualisation des coûts et d'ingénierie) [2]. Gouvernement du Québec.

(3) Boutros, M. (2023, 30 octobre). « Des tunnels en plus d’un pont sur le Saguenay ? ». Le Devoir. [Basé sur les documents internes du MTMD obtenus par accès à l'information].

(4) Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES). (2025). Modélisation financière de l'effet barrière des structures tarifaires à péage sur l'économie des régions.

(5) Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). (2025). Construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans : révision des coûts et échéancier. [Communiqué officiel].

(6) MRC de Charlevoix-Est. (2025). Position régionale sur la réfection de la route 138 et la fluidité du transport. [Communiqué officiel].

(7) Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). (2026). Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP, c. Q-2, r. 35.2). Éditeur officiel du Québec.

(8) Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH). (2026). Guide d'estimation des coûts de génie civil pour les infrastructures d'eau potable et d'urgence. Gouvernement du Québec.

(9) Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). (2026). Guide de participation publique et d'évaluation des impacts acoustiques et environnementaux des grands chantiers.

(10) Société des traversiers du Québec (STQ). (2025). Rapports annuels de gestion et de stabilisation de la main-d'œuvre maritime.

(11) Norwegian Maritime Authority (NMA) & Fjord1. (2020). Technical Specifications and Operational Efficiency of the Hybrid Ferry MV Boknafjord: tridimensional deck optimization. Multi Maritime Design Report.

(12) MTMD / Bureau de projet du lien fixe. (2024). Plans géométriques préliminaires d'insertion des bretelles d'accès, d'expropriation et d'enjambement à la jonction 138/172. Gouvernement du Québec.

(13) Association de l'industrie touristique de la Côte-Nord. (2025). Retombées économiques de l'écotourisme et de l'observation des mammifères marins dans le parc marin.

(14) Pêches et Océans Canada (MPO). (2023). Avis scientifique sur les effets du bruit anthropique et de la résonance acoustique des chantiers dans le fjord.

(15) Statens vegvesen (Norvège). (2022). Rapport d'impact acoustique des infrastructures lourdes de portails de tunnels et systèmes de ventilation forcée.

(16) Gouvernement du Québec. (2026). Loi sur la Société des traversiers du Québec (RLRQ, c. S-14, art. 3 et 8 : Gestion des terminaux, priorisation et conditions d'accès).

(17) Damen Shipyards Group. (2025). Fiches techniques sur les architectures de transbordeurs de type E3 (double-ended, classe glace) et intégration de ponts mobiles relevables MacGregor.

(18) Secrétariat du Conseil du trésor. (2026). Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036. Gouvernement du Québec.

(19) Statens vegvesen (Norvège). (2022). Rapport de viabilité des ponts intermédiaires relevables (hoistable car decks) pour les traverses à haute capacité.

(20) MRC de La Haute-Côte-Nord. (2026). Résolution relative à la sécurité du corridor de la route 138 et alternative d'adoucissement des pentes dans Charlevoix.

(21) Statistique Canada. Indice des prix de la construction non résidentielle au Québec. Tableau 18-10-0135-01.

 

 







 

 

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Nathalie MAYNARDLanceur de pétition

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Le problème

Pont sur le fjord : Un mirage économique, un gouffre financier et une dénaturation de la région

Le projet de pont reliant Baie-Sainte-Catherine, Sacré-Cœur et Tadoussac n'est pas un outil de désenclavement, mais une menace directe pour l'équilibre vital de la MRC de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix-Est. Estimé entre 4,2 et 5 milliards de dollars selon les plus récentes études d'opportunité du ministère des Transports (MTMD), ce projet pharaonique repose sur des fondations financières et écologiques intenables.

1.  UNE MENACE DIRECTE POUR L'EAU POTABLE ET LE SECTEUR 

Le dynamitage intensif prévu pendant une décennie, couplé au forage de 13 km de tunnels (soit 5,7 et 6,5 km sur chaque rive) révélé par les analyses internes du ministère, fait peser un risque irréversible sur l'approvisionnement en eau de tout le secteur.

Assèchement des nappes phréatiques : En agissant comme un drain géant, l'excavation profonde des galeries souterraines risque d'intercepter, de détourner et de tarir les veines hydrogéologiques. Cette situation menace directement le lac de l’Aqueduc à Tadoussac, la station des trois puits artésiens de la rue Mayrand à Sacré-Cœur, ainsi que les puits municipaux et privés de Baie-Sainte-Catherine.

Contamination par lessivage du roc : Conformément aux critères de suivi environnemental, les ondes de choc répétées du dynamitage ouvriront de nouvelles failles, provoquant le lessivage des parois rocheuses et des haldes de roc dénudé. Ce processus peut libérer des sédiments fins et des matières en suspension toxiques dans les réseaux d'eau potable et les milieux humides environnants.

Infiltration de résidus industriels : Les résidus azotés et d'ammoniac issus des explosifs, combinés aux infiltrations chroniques de sels de déglaçage et de poussières de forage, altéreront le pH de l'eau. Ces apports de polluants compromettent à long terme la potabilité de la ressource pour l'ensemble des communautés.

2. UNE ABERRATION FINANCIÈRE ET UN PÉAGE INÉVITABLE

Les coûts de cette infrastructure sont démesurés par rapport à la capacité de payer des contribuables québécois.

Un fardeau récurrent insoutenable : Selon les projections financières du Conseil du trésor, en additionnant les intérêts de la dette et l'entretien requis par l'environnement salin du fjord, la facture fixe s'élèverait à 310 millions de dollars par année. Ce montant représente plus de 5 fois le coût annuel d'exploitation de la traverse maritime actuelle.

La « taxe sur l’isolement » : Les modélisations de la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES) confirment que l'imposition d'un péage pour éponger cette dette est inévitable. Malgré une subvention publique à plus de  90 %, les tarifs planchers atteindraient de 25 $  à 35 $ par voiture et entre 115 $ et 145 $ pour le transport lourd. Loin de désenclaver la région, ce coût permanent créerait un effet barrière qui pénaliserait les résidents pour leurs déplacements essentiels, augmenterait le prix des marchandises et freinerait le tourisme.

Le piège du calcul annuel : Les données de la Société des traversiers du Québec (STQ) démontrent que les problèmes d'attente majeurs sont intermittents et se limitent à une pointe critique de 4 à 6 semaines par année, autour de la mi-juillet à la mi-août. Le reste du temps, sauf exception, la traverse est fluide. Imposer un péage obligatoire 12 mois par année forcerait l'économie régionale à payer un montant 13 à 26 fois supérieur à ce que coûtent tous les détours et l'attente estivale réunis.

3. DESTRUCTION DU CADRE DE VIE ET EXPROPRIATIONS MASSIVES

Le pont transformera le paysage, la tranquillité et le tissu social du secteur. 

Un corridor de transit lourd (l'aspirateur à camions) : Les analyses de trafic de l'Université de Montréal confirment qu'en supprimant l'attente au quai, le pont créera un phénomène de trafic induit, agissant comme un aimant pour le transport lourd transcontinental. Cette bascule vers un flux industriel continu transformera radicalement le territoire par des infrastructures massives réparties sur les deux rives.

D'une part, les infrastructures monumentales aux sorties directes du pont — incluant l'aménagement de portails de tunnels en béton, de massifs blocs d'ancrage pour les câbles et de tours de ventilation forcée — imposeront une signature industrielle lourde sur les parois du fjord.

D'autre part, pour accommoder ce flux continu de camions, la jonction escarpée des routes 138 et 172 exigera des structures imposantes, comprenant un viaduc surélevé et de hauts murs de soutènement en béton.

Les aménagements de cette jonction en montagne projetteront un vacarme permanent (freins moteurs, vrombissements) qui brisera la quiétude de Tadoussac (notamment le quartier du Plateau), tandis que le grondement des entrées de tunnels et des voies d'accès autoroutières affectera le cœur de Baie-Sainte-Catherine et résonnera par effet d'écho dans le fjord jusqu'à l'Anse-de-Roche à Sacré-Cœur.

L’effet domino des expropriations : Les plans géométriques préliminaires du ministère confirment que ce raccordement routier requiert des emprises massives forçant l'expropriation de résidences privées, de terrains et de commerces piliers à l’intersection des routes 138 et 172. De plus, les normes de sécurité du transport lourd national forceront l'État à élargir la chaussée de la route 138 bien au-delà des Escoumins, déclenchant des expropriations secondaires au cœur des villages.

4. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX ET VULNÉRABILITÉ CLIMATIQUE

Biodiversité en péril :  Les avis de Pêches et Océans Canada confirment que le chantier de construction imposera un traumatisme acoustique de dix ans dans la pouponnière des bélugas. Ce projet met en péril l'industrie écotouristique régionale qui fait vivre les gîtes et les commerces en générant 185 millions de dollars par année.

Risques de glissements de terrain : Dynamiter et creuser dans cette zone sismique et escarpée augmente dangereusement les risques d'éboulements sur les routes d'accès.

Vulnérabilité aux vents : Les données de l'administration routière scandinave sur les structures suspendues à tablier étroit démontrent qu'un pont situé à 90 mètres au-dessus de l'eau, dans l'entonnoir naturel du fjord, subira des fermetures récurrentes. Dès 50 km/h, des restrictions s'imposeront, notamment pour les VR et les camions vides. Dès 65 km/h, des fermetures totales deviendront obligatoires, les rafales latérales rendant le maintien d'une trajectoire impossible, là où les traversiers opèrent avec résilience en tout temps. 

DEMANDES AU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

Considérant l'absurdité financière et environnementale du projet de pont, les signataires demandent au Gouvernement du Québec :

1.    L'abandon définitif du projet de pont au profit d'une solution alternative durable, sécuritaire et économiquement responsable.

2.    Le réinvestissement dans la Société des traversiers du Québec (STQ) pour moderniser la flotte par le déploiement de navires hybrides ou 100 % électriques, de classe glace à super-capacité. Ces transbordeurs écoresponsables, équipés de ponts intermédiaires relevables (hoistable car decks), permettront de doubler la capacité de charge réelle par transit sur un gabarit de largeur identique aux quais actuels.

3.    L'optimisation des infrastructures terrestres de la traverse par l'aménagement ciblé d'une passerelle à double niveau au quai de Baie-Sainte-Catherine, l'acheminement des lignes à haute puissance d'Hydro-Québec pour permettre la recharge rapide, et la valorisation des conditions de travail des équipages maritimes.

4.    La modernisation du réseau routier de la route 138 dans Charlevoix-Est par l'ajout stratégique de voies de dépassement et l'adoucissement des côtes, améliorant la fluidité globale et réduisant significativement le temps de trajet vers la Côte-Nord.

En conclusion : L'ensemble de cette alternative maritime et routière s'avère jusqu'à 20 fois moins chère que le projet de pont suspendu. Choisissons une gestion responsable plutôt qu'une dette publique irréversible pour la région.

Faites circuler la pétition !

Lien vers le Mémoire complet : https://drive.google.com/file/d/1Cbcu-yQukL8MqxsHApZd-m_awKFpJsQL/view?usp=sharing

MES ARTICLES :

L’illusion norvégienne : Pourquoi le pont de Hålogaland est un faux modèle pour Tadoussac : https://drive.google.com/file/d/1BKpWDmuRZsQAvE3DolWNXcC8FOLrHtBk/view?usp=drive_link

Pont de Tadoussac : Le piège d'une taxe permanente sur la Côte-Nord : https://drive.google.com/file/d/1VoXoiu4esDbj3cqsZDk2fbhHOEONM-Gs/view?usp=drive_link

L’alternative maritime qui balaye le mirage du pont à 5 milliards! : https://drive.google.com/file/d/1YNi0f5_6SL-BWn4E7xYDhHEVqxpqlweh/view?usp=drive_link

Pont sur le fjord : illusion de l'essor économique et dénaturation de notre région : https://drive.google.com/file/d/1bfO510Ly7EyG8YQKNZDqtxT8em7LZB5c/view?usp=drive_link

Le « Double Piège » du pont — Pourquoi tout le secteur est perdant : https://drive.google.com/file/d/1KtNo8p11_g9sprc3CboKAyV6pk3iOiJe/view?usp=drive_link

📚 RÉFÉRENCES ET SOURCES DOCUMENTAIRES

(1) Chaire de recherche en mobilité de l'Université de Montréal. (2023). Modélisation du trafic induit et de la réaffectation des flux de transport lourd lors de la suppression des barrières maritimes.

(2) Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). (2025, avril). Étude d'opportunité sur le projet de pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine (Rapport d'actualisation des coûts et d'ingénierie) [2]. Gouvernement du Québec.

(3) Boutros, M. (2023, 30 octobre). « Des tunnels en plus d’un pont sur le Saguenay ? ». Le Devoir. [Basé sur les documents internes du MTMD obtenus par accès à l'information].

(4) Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES). (2025). Modélisation financière de l'effet barrière des structures tarifaires à péage sur l'économie des régions.

(5) Ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). (2025). Construction du nouveau pont de l’Île-d’Orléans : révision des coûts et échéancier. [Communiqué officiel].

(6) MRC de Charlevoix-Est. (2025). Position régionale sur la réfection de la route 138 et la fluidité du transport. [Communiqué officiel].

(7) Ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP). (2026). Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP, c. Q-2, r. 35.2). Éditeur officiel du Québec.

(8) Ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH). (2026). Guide d'estimation des coûts de génie civil pour les infrastructures d'eau potable et d'urgence. Gouvernement du Québec.

(9) Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). (2026). Guide de participation publique et d'évaluation des impacts acoustiques et environnementaux des grands chantiers.

(10) Société des traversiers du Québec (STQ). (2025). Rapports annuels de gestion et de stabilisation de la main-d'œuvre maritime.

(11) Norwegian Maritime Authority (NMA) & Fjord1. (2020). Technical Specifications and Operational Efficiency of the Hybrid Ferry MV Boknafjord: tridimensional deck optimization. Multi Maritime Design Report.

(12) MTMD / Bureau de projet du lien fixe. (2024). Plans géométriques préliminaires d'insertion des bretelles d'accès, d'expropriation et d'enjambement à la jonction 138/172. Gouvernement du Québec.

(13) Association de l'industrie touristique de la Côte-Nord. (2025). Retombées économiques de l'écotourisme et de l'observation des mammifères marins dans le parc marin.

(14) Pêches et Océans Canada (MPO). (2023). Avis scientifique sur les effets du bruit anthropique et de la résonance acoustique des chantiers dans le fjord.

(15) Statens vegvesen (Norvège). (2022). Rapport d'impact acoustique des infrastructures lourdes de portails de tunnels et systèmes de ventilation forcée.

(16) Gouvernement du Québec. (2026). Loi sur la Société des traversiers du Québec (RLRQ, c. S-14, art. 3 et 8 : Gestion des terminaux, priorisation et conditions d'accès).

(17) Damen Shipyards Group. (2025). Fiches techniques sur les architectures de transbordeurs de type E3 (double-ended, classe glace) et intégration de ponts mobiles relevables MacGregor.

(18) Secrétariat du Conseil du trésor. (2026). Plan québécois des infrastructures (PQI) 2026-2036. Gouvernement du Québec.

(19) Statens vegvesen (Norvège). (2022). Rapport de viabilité des ponts intermédiaires relevables (hoistable car decks) pour les traverses à haute capacité.

(20) MRC de La Haute-Côte-Nord. (2026). Résolution relative à la sécurité du corridor de la route 138 et alternative d'adoucissement des pentes dans Charlevoix.

(21) Statistique Canada. Indice des prix de la construction non résidentielle au Québec. Tableau 18-10-0135-01.

 

 







 

 

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