Non au pont sur le fjord — Protégeons notre eau potable, notre sécurité et notre économie

Non au pont sur le fjord — Protégeons notre eau potable, notre sécurité et notre économie

Signataires récents:
Roxane DESCHÊNES et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Le projet de pont reliant Baie-Sainte-Catherine, Sacré-Cœur et Tadoussac n'est pas un outil de désenclavement, mais une menace directe pour l'équilibre vital de la MRC de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix-Est. Estimé entre 4,2 et 5 milliards de dollars par le ministère des Transports (MTMD, 2025), ce projet pharaonique repose sur des fondations financières et écologiques intenables.

1. UNE MENACE DIRECTE POUR L'EAU POTABLE ET LES SECTEURS EN ALTITUDE

Le dynamitage intensif prévu pendant une décennie, couplé au forage de 13 km de tunnels de chaque côté des rives
, fait peser un risque irréversible sur l'approvisionnement en eau de tout le secteur :

Assèchement des nappes phréatiques : En agissant comme un drain géant, l'excavation profonde des galeries sous-terraines risque d'intercepter, de détourner et de tarir les veines hydrogéologiques. Cette situation menace directement le lac de l’Aqueduc à Tadoussac, la station des trois puits artésiens de la rue Mayrand à Sacré-Cœur, ainsi que les puits municipaux et privés de Baie-Sainte-Catherine.

Contamination par lessivage du roc : Les ondes de choc répétées du dynamitage ouvriront de nouvelles failles, provoquant la lixiviation (le lessivage) des parois rocheuses et des haldes de roc dénudé. Ce processus peut libérer des sédiments fins et des matières en suspension toxiques dans les réseaux d'eau potable et les milieux humides environnants.

Infiltration de résidus industriels : Les résidus azotés et d'ammoniac issus des explosifs, combinés aux infiltrations chroniques de sels de déglaçage et de poussières de forage, altéreront définitivement le pH de l'eau. Ces apports de polluants condamneront à long terme la potabilité de la ressource pour l'ensemble des communautés.

2. Une aberration financière et un péage inévitable

Les coûts de ce projet sont démesurés par rapport à la capacité de payer des contribuables québécois :

Un fardeau récurrent insoutenable : En additionnant les intérêts de la dette et l'entretien colossal requis par l'environnement salin du fjord, la facture fixe s'élèverait à 310 millions de dollars par année (p. 6). Ce montant astronomique représente plus de 5 fois le coût annuel total d'exploitation de la traverse maritime actuelle.

La « taxe sur l’isolement » : L'imposition d'un péage pour éponger cette dette est une quasi-certitude. Les tarifs pourraient atteindre un minimum de 25 à 30 $ par véhicule de promenade, et plus de 80 $ pour le transport lourd,. Et ce, à raison de plus de 90 % de subvention gouvernementale. Loin de désenclaver la région, ce coût de passage permanent créerait une barrière tarifaire qui pénaliserait les familles pour leurs besoins essentiels, augmenterait le prix des marchandises et freinerait le tourisme.

Le piège du calcul annuel : Actuellement, la congestion routière se limite à la haute saison estivale (2 à 3 mois). Imposer un péage permanent signifie que les citoyens et les commerces locaux paieront à l'année un montant 5 fois supérieur à ce que coûtent tous les détours et le temps d'attente estival réunis.

3. Destruction du cadre de vie et expropriations massives 

Le pont transformera radicalement le paysage, la tranquillité et le tissu social du secteur :

Un corridor logistique lourd : Pour accommoder le transit ininterrompu de camions articulés, les zones d'approche du pont seront transformées par des infrastructures routières massives comprenant des viaducs, des remblais et des structures surélevées. Les portails de tunnels et ces nouvelles voies projetteront un vacarme industriel permanent (freins moteurs, vrombissements) qui brisera la quiétude de Baie-Sainte-Catherine, des hauteurs de Tadoussac, et résonnera dans tout le fjord jusqu'à l'Anse-de-Roche à Sacré-Cœur.

L’effet domino des expropriations : Ce raccordement routier requiert des emprises massives qui forceront l'expropriation de résidences privées, de terres agricoles et d'entreprises piliers de la région. De plus, le débit continu de camions forcera l'État à élargir la chaussée jusqu'aux Escoumins, déclenchant une seconde vague d'expropriations au cœur des villages.

4. Risques environnementaux et vulnérabilité climatique

Biodiversité en péril : Le chantier imposera un traumatisme acoustique et industriel d'une décennie dans la pouponnière vitale des bélugas, une espèce en péril, mettant en danger l'industrie touristique d'observation des mammifères marins.

Vulnérabilité aux vents : Contrairement aux traversiers qui opèrent avec résilience tout l'hiver, un pont suspendu avec au tablier étroit (deux voies) et situé à 90 mètres au-dessus de l'eau dans l'entonnoir naturel du fjord où les vents sont particulièrement forts,  subira restrictions et fermetures récurrentes : 

Dès 50 km/h (25 nœuds) : Des restrictions d'accès s'imposeront pour les motos, les VR, les autobus et les camions vides.

Dès 65-70 km/h (35 nœuds) : Des fermetures partielles ou totales deviendront obligatoires pour la sécurité, les rafales latérales rendant le maintien d'une trajectoire automobile impossible.

Nos demandes au Gouvernement du Québec : 

Abandonner le projet de pont au profit d'une solution durable et économiquement responsable.

Réinvestir massivement dans la Société des traversiers du Québec (STQ) pour assurer la fiabilité du service gratuit,  moderniser les infrastructures (navires de plus grande capacité, rétention des équipages et électrification). 

Effectuer la réfection  de la 138 dans Charlevoix-Est, dans le but d'améliorer la fluidité (voies de dépassement, adoucissement des côtes) réduisant ainsi significativement le temps de trajet global vers la Côte-Nord. 

Lien vers le Mémoire complet : https://drive.google.com/file/d/1Cbcu-yQukL8MqxsHApZd-m_awKFpJsQL/view?usp=sharing

Faites circuler la pétition ! 




 

 

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Nathalie MAYNARDLanceur de pétition

179

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Le problème

Le projet de pont reliant Baie-Sainte-Catherine, Sacré-Cœur et Tadoussac n'est pas un outil de désenclavement, mais une menace directe pour l'équilibre vital de la MRC de la Haute-Côte-Nord et de Charlevoix-Est. Estimé entre 4,2 et 5 milliards de dollars par le ministère des Transports (MTMD, 2025), ce projet pharaonique repose sur des fondations financières et écologiques intenables.

1. UNE MENACE DIRECTE POUR L'EAU POTABLE ET LES SECTEURS EN ALTITUDE

Le dynamitage intensif prévu pendant une décennie, couplé au forage de 13 km de tunnels de chaque côté des rives
, fait peser un risque irréversible sur l'approvisionnement en eau de tout le secteur :

Assèchement des nappes phréatiques : En agissant comme un drain géant, l'excavation profonde des galeries sous-terraines risque d'intercepter, de détourner et de tarir les veines hydrogéologiques. Cette situation menace directement le lac de l’Aqueduc à Tadoussac, la station des trois puits artésiens de la rue Mayrand à Sacré-Cœur, ainsi que les puits municipaux et privés de Baie-Sainte-Catherine.

Contamination par lessivage du roc : Les ondes de choc répétées du dynamitage ouvriront de nouvelles failles, provoquant la lixiviation (le lessivage) des parois rocheuses et des haldes de roc dénudé. Ce processus peut libérer des sédiments fins et des matières en suspension toxiques dans les réseaux d'eau potable et les milieux humides environnants.

Infiltration de résidus industriels : Les résidus azotés et d'ammoniac issus des explosifs, combinés aux infiltrations chroniques de sels de déglaçage et de poussières de forage, altéreront définitivement le pH de l'eau. Ces apports de polluants condamneront à long terme la potabilité de la ressource pour l'ensemble des communautés.

2. Une aberration financière et un péage inévitable

Les coûts de ce projet sont démesurés par rapport à la capacité de payer des contribuables québécois :

Un fardeau récurrent insoutenable : En additionnant les intérêts de la dette et l'entretien colossal requis par l'environnement salin du fjord, la facture fixe s'élèverait à 310 millions de dollars par année (p. 6). Ce montant astronomique représente plus de 5 fois le coût annuel total d'exploitation de la traverse maritime actuelle.

La « taxe sur l’isolement » : L'imposition d'un péage pour éponger cette dette est une quasi-certitude. Les tarifs pourraient atteindre un minimum de 25 à 30 $ par véhicule de promenade, et plus de 80 $ pour le transport lourd,. Et ce, à raison de plus de 90 % de subvention gouvernementale. Loin de désenclaver la région, ce coût de passage permanent créerait une barrière tarifaire qui pénaliserait les familles pour leurs besoins essentiels, augmenterait le prix des marchandises et freinerait le tourisme.

Le piège du calcul annuel : Actuellement, la congestion routière se limite à la haute saison estivale (2 à 3 mois). Imposer un péage permanent signifie que les citoyens et les commerces locaux paieront à l'année un montant 5 fois supérieur à ce que coûtent tous les détours et le temps d'attente estival réunis.

3. Destruction du cadre de vie et expropriations massives 

Le pont transformera radicalement le paysage, la tranquillité et le tissu social du secteur :

Un corridor logistique lourd : Pour accommoder le transit ininterrompu de camions articulés, les zones d'approche du pont seront transformées par des infrastructures routières massives comprenant des viaducs, des remblais et des structures surélevées. Les portails de tunnels et ces nouvelles voies projetteront un vacarme industriel permanent (freins moteurs, vrombissements) qui brisera la quiétude de Baie-Sainte-Catherine, des hauteurs de Tadoussac, et résonnera dans tout le fjord jusqu'à l'Anse-de-Roche à Sacré-Cœur.

L’effet domino des expropriations : Ce raccordement routier requiert des emprises massives qui forceront l'expropriation de résidences privées, de terres agricoles et d'entreprises piliers de la région. De plus, le débit continu de camions forcera l'État à élargir la chaussée jusqu'aux Escoumins, déclenchant une seconde vague d'expropriations au cœur des villages.

4. Risques environnementaux et vulnérabilité climatique

Biodiversité en péril : Le chantier imposera un traumatisme acoustique et industriel d'une décennie dans la pouponnière vitale des bélugas, une espèce en péril, mettant en danger l'industrie touristique d'observation des mammifères marins.

Vulnérabilité aux vents : Contrairement aux traversiers qui opèrent avec résilience tout l'hiver, un pont suspendu avec au tablier étroit (deux voies) et situé à 90 mètres au-dessus de l'eau dans l'entonnoir naturel du fjord où les vents sont particulièrement forts,  subira restrictions et fermetures récurrentes : 

Dès 50 km/h (25 nœuds) : Des restrictions d'accès s'imposeront pour les motos, les VR, les autobus et les camions vides.

Dès 65-70 km/h (35 nœuds) : Des fermetures partielles ou totales deviendront obligatoires pour la sécurité, les rafales latérales rendant le maintien d'une trajectoire automobile impossible.

Nos demandes au Gouvernement du Québec : 

Abandonner le projet de pont au profit d'une solution durable et économiquement responsable.

Réinvestir massivement dans la Société des traversiers du Québec (STQ) pour assurer la fiabilité du service gratuit,  moderniser les infrastructures (navires de plus grande capacité, rétention des équipages et électrification). 

Effectuer la réfection  de la 138 dans Charlevoix-Est, dans le but d'améliorer la fluidité (voies de dépassement, adoucissement des côtes) réduisant ainsi significativement le temps de trajet global vers la Côte-Nord. 

Lien vers le Mémoire complet : https://drive.google.com/file/d/1Cbcu-yQukL8MqxsHApZd-m_awKFpJsQL/view?usp=sharing

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