NON A LA SUPPRESSION D'1/3 DES POSTES DE MEDECINE POUR LES ETUDIANTS DE PASS A SORBONNE


NON A LA SUPPRESSION D'1/3 DES POSTES DE MEDECINE POUR LES ETUDIANTS DE PASS A SORBONNE
Le problème
Les 2 voies d’accès aux études de santé : Le Parcours Spécifique Accès Santé (PASS) et les Licences Accès Santé (LASS) ont vu le jour dans l’objectif de diversifier les profils d’étudiants, la médecine au-delà des pratiques et des questions purement scientifiques touchant à la vie et à de multiples domaines (psychologie, sciences sociales…) et de permettre la réussite des étudiants en leur offrant la possibilité de poursuivre en licence en cas d’échec au concours de médecine, dans une idée de bienveillance.
Les étudiants inscrits en PASS au sein de Sorbonne Université se sont engagés dans un concours sélectif, soumis à un numerus apertus, déterminé par la faculté. Aux journées portes ouvertes de février 2023, ils ont été informés du nombre de places en médecine et de la répartition de ces places entre les LASS (30%) et les PASS (70%). Ils ont choisi la voie PASS avec ces informations.
Or, le 15 janvier 2024, ces étudiants de PASS ont appris la perte d'un tiers de leurs postes. Les règles du jeu, normalement annoncées avant la date limite de désinscription permettent aux étudiants de faire un choix éclairé, cela n’a pas été le cas, où est l’esprit de bienveillance voulu initialement par la réforme ? Dans un climat de travail intense et de sacrifices, est-il normal de maltraiter ainsi nos étudiants ?
Cette décision n'a pas annoncée dans les délais légaux, elle aurait dû être publiée avant le 1 er octobre 2023, nous demandons le rétablissement des postes initialement prévus pour cette rentrée universitaire.
Soyons nombreux à soutenir nos étudiants et l'action que nous entreprenons auprès du doyen de la faculté de médecine, de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et de la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Ci-dessous la lettre détaillant nos revendications :
À l'attention de Madame la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités,
À l'attention de Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Objet : Suppression des places en première année de médecine - Une injustice inacceptable
Mesdames les Ministres,
C'est avec une profonde préoccupation que nous vous adressons cette lettre ouverte au nom des étudiants inscrits en Parcours Accès Spécifique Santé (P.A.S.S.) à Sorbonne Université, qui ont été récemment informés de la suppression d'un tiers des places disponibles à l'issue de la première année de médecine pour l'année universitaire 2024-2025.
Cette décision, annoncée tardivement le 15 janvier 2024 lors d’une réunion d’information, suscite un profond désarroi parmi les 1400 étudiants inscrits en première année de P.A.S.S. à Sorbonne Université.
Malgré les dispositions claires énoncées à l'article 7, I de l'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique, qui exigent que les universités définissent leurs capacités d'accueil pour les années universitaires suivantes, y compris en deuxième et troisième année du premier cycle des formations de médecine, avant le 1er octobre de l'année en cours, nous constatons une décision contraire à cette réglementation. Cette date du 1er octobre est d'une importance capitale, car elle permet aux étudiants inscrits en P.A.S.S., qui ne bénéficient que d’une seule inscription en première année de médecine, de prendre une décision éclairée quant à la poursuite de leur cursus. En effet, elle offre aux étudiants la possibilité de se désinscrire jusqu'au 6 octobre 2023, et de conserver une chance de s’inscrire à nouveau en première année de médecine. L'annonce tardive et en contradiction avec les engagements antérieurs, notamment lors des journées portes ouvertes de l'Université où le maintien du même nombre de postes que l'année précédente entre les deux filières P.A.S.S. et L.A.S.S. (soit 300 places en P.A.S.S., représentant 70 % des postes ouverts en deuxième année) avait été annoncé, plonge les étudiants dans l'incertitude et suscite un sentiment d'injustice profond.
De plus, il est crucial de souligner que cette suppression de places disponibles rend notre université la plus compétitive de France en matière d'admission en deuxième année de médecine via le P.A.S.S. Le nombre d'étudiants inscrits pour cette année est considérablement supérieur au nombre de places disponibles, créant ainsi une concurrence féroce et injuste parmi les étudiants (1400 inscrits, 217 places en deuxième année). Cette situation met en péril l'égalité des chances (entre étudiants issus de P.A.S.S. et de L.A.S.S.) pour les futurs médecins en herbe, en compromettant leurs aspirations et leurs rêves de contribuer à la profession médicale. Les étudiants qui ont travaillé dur et ont obtenu leur place légitime en première année se retrouvent désormais dans une situation de précarité, confrontés à l'incertitude quant à la suite de leur parcours académique. Cette situation est paradoxale alors que nous comptons parmi nos rangs des étudiants motivés et brillants prêts à s'investir pleinement dans un domaine particulièrement sinistré. Nous croyons fermement que l'éducation en médecine devrait être accessible à tous ceux qui ont la volonté et la capacité de servir notre société dans ce secteur vital.
Concrètement, les étudiants actuellement inscrits en première année de P.A.S.S. à Sorbonne Université voient leur chance de réussite passer de 21 % à 14 %, et ne disposent plus à ce jour de la faculté de se désinscrire afin de conserver leur seule et unique inscription en première année de P.A.S.S.
Mesdames les Ministres, nous vous demandons de réévaluer cette décision de suppression des places en première année de médecine pour l'année universitaire 2024-2025, eu égard notamment aux informations erronées délivrées par l’Université lors des journées portes ouvertes, et à l’annonce tardive et irrégulière du nombre de postes ouverts aux étudiants de P.A.S.S.
Dans cette mesure, nous vous demandons de maintenir la répartition appliquée au titre des années précédentes en réservant 70 % des postes ouverts aux étudiants de P.A.S.S. ou à tout le moins, d’offrir la possibilité aux étudiants d’exercer leur droit à se désinscrire en permettant à ceux qui le souhaitent de se réinscrire en priorité au sein de Sorbonne Université pour l’année scolaire 2024-2025.
Nous vous exhortons également à envisager des mesures pour garantir que les capacités d'accueil soient définies en temps voulu et de manière transparente, conformément à la réglementation en vigueur.
Nous vous prions de prendre en considération nos inquiétudes et de travailler avec nous pour préserver l'avenir de l'éducation médicale en France.
Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre appel et restons à votre disposition pour toute discussion constructive à ce sujet.
Veuillez agréer, Madame la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l’expression de notre très haute considération.
Paris, le 30/01/2024
Le collectif PASS Sorbonne Université,
1 983
Le problème
Les 2 voies d’accès aux études de santé : Le Parcours Spécifique Accès Santé (PASS) et les Licences Accès Santé (LASS) ont vu le jour dans l’objectif de diversifier les profils d’étudiants, la médecine au-delà des pratiques et des questions purement scientifiques touchant à la vie et à de multiples domaines (psychologie, sciences sociales…) et de permettre la réussite des étudiants en leur offrant la possibilité de poursuivre en licence en cas d’échec au concours de médecine, dans une idée de bienveillance.
Les étudiants inscrits en PASS au sein de Sorbonne Université se sont engagés dans un concours sélectif, soumis à un numerus apertus, déterminé par la faculté. Aux journées portes ouvertes de février 2023, ils ont été informés du nombre de places en médecine et de la répartition de ces places entre les LASS (30%) et les PASS (70%). Ils ont choisi la voie PASS avec ces informations.
Or, le 15 janvier 2024, ces étudiants de PASS ont appris la perte d'un tiers de leurs postes. Les règles du jeu, normalement annoncées avant la date limite de désinscription permettent aux étudiants de faire un choix éclairé, cela n’a pas été le cas, où est l’esprit de bienveillance voulu initialement par la réforme ? Dans un climat de travail intense et de sacrifices, est-il normal de maltraiter ainsi nos étudiants ?
Cette décision n'a pas annoncée dans les délais légaux, elle aurait dû être publiée avant le 1 er octobre 2023, nous demandons le rétablissement des postes initialement prévus pour cette rentrée universitaire.
Soyons nombreux à soutenir nos étudiants et l'action que nous entreprenons auprès du doyen de la faculté de médecine, de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et de la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Ci-dessous la lettre détaillant nos revendications :
À l'attention de Madame la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités,
À l'attention de Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Objet : Suppression des places en première année de médecine - Une injustice inacceptable
Mesdames les Ministres,
C'est avec une profonde préoccupation que nous vous adressons cette lettre ouverte au nom des étudiants inscrits en Parcours Accès Spécifique Santé (P.A.S.S.) à Sorbonne Université, qui ont été récemment informés de la suppression d'un tiers des places disponibles à l'issue de la première année de médecine pour l'année universitaire 2024-2025.
Cette décision, annoncée tardivement le 15 janvier 2024 lors d’une réunion d’information, suscite un profond désarroi parmi les 1400 étudiants inscrits en première année de P.A.S.S. à Sorbonne Université.
Malgré les dispositions claires énoncées à l'article 7, I de l'arrêté du 4 novembre 2019 relatif à l'accès aux formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique, qui exigent que les universités définissent leurs capacités d'accueil pour les années universitaires suivantes, y compris en deuxième et troisième année du premier cycle des formations de médecine, avant le 1er octobre de l'année en cours, nous constatons une décision contraire à cette réglementation. Cette date du 1er octobre est d'une importance capitale, car elle permet aux étudiants inscrits en P.A.S.S., qui ne bénéficient que d’une seule inscription en première année de médecine, de prendre une décision éclairée quant à la poursuite de leur cursus. En effet, elle offre aux étudiants la possibilité de se désinscrire jusqu'au 6 octobre 2023, et de conserver une chance de s’inscrire à nouveau en première année de médecine. L'annonce tardive et en contradiction avec les engagements antérieurs, notamment lors des journées portes ouvertes de l'Université où le maintien du même nombre de postes que l'année précédente entre les deux filières P.A.S.S. et L.A.S.S. (soit 300 places en P.A.S.S., représentant 70 % des postes ouverts en deuxième année) avait été annoncé, plonge les étudiants dans l'incertitude et suscite un sentiment d'injustice profond.
De plus, il est crucial de souligner que cette suppression de places disponibles rend notre université la plus compétitive de France en matière d'admission en deuxième année de médecine via le P.A.S.S. Le nombre d'étudiants inscrits pour cette année est considérablement supérieur au nombre de places disponibles, créant ainsi une concurrence féroce et injuste parmi les étudiants (1400 inscrits, 217 places en deuxième année). Cette situation met en péril l'égalité des chances (entre étudiants issus de P.A.S.S. et de L.A.S.S.) pour les futurs médecins en herbe, en compromettant leurs aspirations et leurs rêves de contribuer à la profession médicale. Les étudiants qui ont travaillé dur et ont obtenu leur place légitime en première année se retrouvent désormais dans une situation de précarité, confrontés à l'incertitude quant à la suite de leur parcours académique. Cette situation est paradoxale alors que nous comptons parmi nos rangs des étudiants motivés et brillants prêts à s'investir pleinement dans un domaine particulièrement sinistré. Nous croyons fermement que l'éducation en médecine devrait être accessible à tous ceux qui ont la volonté et la capacité de servir notre société dans ce secteur vital.
Concrètement, les étudiants actuellement inscrits en première année de P.A.S.S. à Sorbonne Université voient leur chance de réussite passer de 21 % à 14 %, et ne disposent plus à ce jour de la faculté de se désinscrire afin de conserver leur seule et unique inscription en première année de P.A.S.S.
Mesdames les Ministres, nous vous demandons de réévaluer cette décision de suppression des places en première année de médecine pour l'année universitaire 2024-2025, eu égard notamment aux informations erronées délivrées par l’Université lors des journées portes ouvertes, et à l’annonce tardive et irrégulière du nombre de postes ouverts aux étudiants de P.A.S.S.
Dans cette mesure, nous vous demandons de maintenir la répartition appliquée au titre des années précédentes en réservant 70 % des postes ouverts aux étudiants de P.A.S.S. ou à tout le moins, d’offrir la possibilité aux étudiants d’exercer leur droit à se désinscrire en permettant à ceux qui le souhaitent de se réinscrire en priorité au sein de Sorbonne Université pour l’année scolaire 2024-2025.
Nous vous exhortons également à envisager des mesures pour garantir que les capacités d'accueil soient définies en temps voulu et de manière transparente, conformément à la réglementation en vigueur.
Nous vous prions de prendre en considération nos inquiétudes et de travailler avec nous pour préserver l'avenir de l'éducation médicale en France.
Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre appel et restons à votre disposition pour toute discussion constructive à ce sujet.
Veuillez agréer, Madame la Ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l’expression de notre très haute considération.
Paris, le 30/01/2024
Le collectif PASS Sorbonne Université,
1 983
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Pétition lancée le 30 janvier 2024