Non à la fin des périscolaires et de la crèche (Ouche & Montagne)

Non à la fin des périscolaires et de la crèche (Ouche & Montagne)

Le problème

Les Parents du territoire Ouche et Montagne souhaitent vous faire part de leur désarroi face à la gestion de la CCOM « Ouche et Montagne » dans le domaine de l’action sociale et, particulièrement, celui de l’enfance[1].

En effet, depuis plusieurs mois, nous avons constaté et déploré la gestion erratique de la CCOM « Ouche et Montagne ». Nous nous permettons de vous résumer rapidement les faits :

* Dès la rentrée de septembre 2022, sur différents sites périscolaires de la Vallée de l’Ouche, beaucoup d’enfants ont eu de grandes difficultés voire une impossibilité d’inscription à la cantine et/ou aux accueils du soir. À Fleurey-sur-Ouche, une situation d’urgence a nécessité l’intervention du Maire et l’implication des agents municipaux sur plusieurs semaines, en renfort des animateurs, sans permettre de couvrir pour autant la totalité des besoins. Un exemple parmi d'autres.

* Suite aux décisions du conseil communautaire du 07 juillet dernier, de nombreux parents ont pu constater une forte augmentation de leur facture périscolaire. Or, les tarifs appliqués avant changement étaient déjà recensés comme étant parmi les plus chers de France.

* Concernant les vacances scolaires, une limitation volontaire des inscriptions à une seule semaine par enfant laisse beaucoup de parents dans des difficultés de faire garder leurs enfants pour aller travailler.

 

Cette gestion impacte évidemment nos enfants, mais elle met aussi en péril le tissu social et économique de notre territoire. Notre stupéfaction et notre désarroi se sont encore accentués suite au dernier conseil communautaire du 27 octobre dernier. D’importantes décisions ont été votées, de manière unilatérale et soudaine, sans concertation des populations et des personnels concernés. Deux votes en particulier nous semblent hautement préjudiciables pour notre territoire. Ils concernent la crèche « Multi accueil » de Velars-sur-Ouche, ainsi que tous les périscolaires qui dépendent de la CCOM :

* Les conseillers communautaires ont en premier lieu décidé d’abandonner la Déclaration d’Intérêt Communautaire (DIC) de la crèche de Velars-sur-Ouche, dont la gestion est rendue à la commune. Celle-ci ne pouvant assumer seule son administration, la mairie recherche désormais un repreneur privé – mais l’avenir de la crèche est menacé, son personnel licencié ou reclassé, les parents sans solution pour leurs enfants.

* Les conseillers ont par ailleurs voté le déclassement des périscolaires des différentes écoles concernées en simples « garderies » pour les accueils du matin, du midi (cantine) et du soir avec pour conséquences principales des encadrants pouvant être moins qualifiés s’occupant chacun d’un nombre plus important d’enfants.

 

Nous attirons votre attention sur les résultats d’un audit externe datant de 2022, commandé par la CCOM, et indiquant que les besoins (crèches et périscolaires) étaient supérieurs à la moyenne départementale et déjà, à l'époque, sous dimensionnés sur le territoire[2]. Une telle étude montre que la logique de suppression de la crèche et le passage en garderie des accueils périscolaires est strictement budgétaire. Nous comprenons qu’il y ait des impératifs financiers mais faut-il pour autant sacrifier des services publics essentiels comme une crèche, des accueils périscolaires, ainsi que d’autres services (en particulier ceux pour les personnes âgés), tout ceci sans aucune concertation ni réflexion collective ? Nous ne pouvons que nous offusquer de ce choix de faire porter sur l’action sociale le prix d’une probable mauvaise gestion financière antérieure. Car, à terme, c’est tout notre territoire qui est menacé par ces décisions !

 

En ce qui concerne la crèche de Velars-sur-Ouche, la fin du « multi-accueil » constitue un préjudice majeur pour la Vallée de l’Ouche et ses communes. Celle-ci représentait une attractivité très forte pour la zone – avec plus de 70 familles concernées et plus de cinquante enfants déjà sur liste d’attente –, grâce à un personnel extrêmement qualifié, ainsi que des infrastructures de grande qualité. Et que dire de certains employés, qui travaillent dans l’établissement depuis presque trente ans ?

 

En résumé, il apparaît que la CCOM, sans aucune concertation, démantèle les outils qui constituent l’ADN de notre territoire, et qui contribuent aujourd’hui encore à l’attractivité de celui-ci. Ceci risque fortement d’inciter les parents à inscrire leurs enfants dans le privé (crèches et écoles) entraînant une diminution des effectifs avec des fermetures de classe voire une fuite des familles dans d’autres communes de la périphérie de Dijon offrant d’autres conditions d’accueil pour leurs enfants. À l’heure où les enjeux administratifs, sociaux, économiques et même écologiques (nous pensons aux problèmes de transport) sont de plus en plus pressants, les décisions de la CCOM nous semblent injustifiables.

 

La CCOM doit revenir dans les plus brefs délais sur ces décisions aussi soudaines qu’inconséquentes, pour les parents, pour les personnels et pour les enfants, ou bien elle doit organiser un vote public, afin que nous décidions collectivement de l’avenir de nos services. Nous ne pouvons entendre que le service public soit ainsi sacrifié, sans aucune concertation, sans réflexion collective et sans vision définie, alors que parallèlement des infrastructures, des personnels et des besoins existent.
 
[1] https://ouche-montagne.fr/wp-content/uploads/2022/11/deliberations-cc-27-octobre-2022-velars-sur-ouche.pdf


[2] https://ouche-montagne.fr/wp-content/uploads/2022/10/journal_n2_ctg.pdf

Cette pétition avait 1 636 signataires

Le problème

Les Parents du territoire Ouche et Montagne souhaitent vous faire part de leur désarroi face à la gestion de la CCOM « Ouche et Montagne » dans le domaine de l’action sociale et, particulièrement, celui de l’enfance[1].

En effet, depuis plusieurs mois, nous avons constaté et déploré la gestion erratique de la CCOM « Ouche et Montagne ». Nous nous permettons de vous résumer rapidement les faits :

* Dès la rentrée de septembre 2022, sur différents sites périscolaires de la Vallée de l’Ouche, beaucoup d’enfants ont eu de grandes difficultés voire une impossibilité d’inscription à la cantine et/ou aux accueils du soir. À Fleurey-sur-Ouche, une situation d’urgence a nécessité l’intervention du Maire et l’implication des agents municipaux sur plusieurs semaines, en renfort des animateurs, sans permettre de couvrir pour autant la totalité des besoins. Un exemple parmi d'autres.

* Suite aux décisions du conseil communautaire du 07 juillet dernier, de nombreux parents ont pu constater une forte augmentation de leur facture périscolaire. Or, les tarifs appliqués avant changement étaient déjà recensés comme étant parmi les plus chers de France.

* Concernant les vacances scolaires, une limitation volontaire des inscriptions à une seule semaine par enfant laisse beaucoup de parents dans des difficultés de faire garder leurs enfants pour aller travailler.

 

Cette gestion impacte évidemment nos enfants, mais elle met aussi en péril le tissu social et économique de notre territoire. Notre stupéfaction et notre désarroi se sont encore accentués suite au dernier conseil communautaire du 27 octobre dernier. D’importantes décisions ont été votées, de manière unilatérale et soudaine, sans concertation des populations et des personnels concernés. Deux votes en particulier nous semblent hautement préjudiciables pour notre territoire. Ils concernent la crèche « Multi accueil » de Velars-sur-Ouche, ainsi que tous les périscolaires qui dépendent de la CCOM :

* Les conseillers communautaires ont en premier lieu décidé d’abandonner la Déclaration d’Intérêt Communautaire (DIC) de la crèche de Velars-sur-Ouche, dont la gestion est rendue à la commune. Celle-ci ne pouvant assumer seule son administration, la mairie recherche désormais un repreneur privé – mais l’avenir de la crèche est menacé, son personnel licencié ou reclassé, les parents sans solution pour leurs enfants.

* Les conseillers ont par ailleurs voté le déclassement des périscolaires des différentes écoles concernées en simples « garderies » pour les accueils du matin, du midi (cantine) et du soir avec pour conséquences principales des encadrants pouvant être moins qualifiés s’occupant chacun d’un nombre plus important d’enfants.

 

Nous attirons votre attention sur les résultats d’un audit externe datant de 2022, commandé par la CCOM, et indiquant que les besoins (crèches et périscolaires) étaient supérieurs à la moyenne départementale et déjà, à l'époque, sous dimensionnés sur le territoire[2]. Une telle étude montre que la logique de suppression de la crèche et le passage en garderie des accueils périscolaires est strictement budgétaire. Nous comprenons qu’il y ait des impératifs financiers mais faut-il pour autant sacrifier des services publics essentiels comme une crèche, des accueils périscolaires, ainsi que d’autres services (en particulier ceux pour les personnes âgés), tout ceci sans aucune concertation ni réflexion collective ? Nous ne pouvons que nous offusquer de ce choix de faire porter sur l’action sociale le prix d’une probable mauvaise gestion financière antérieure. Car, à terme, c’est tout notre territoire qui est menacé par ces décisions !

 

En ce qui concerne la crèche de Velars-sur-Ouche, la fin du « multi-accueil » constitue un préjudice majeur pour la Vallée de l’Ouche et ses communes. Celle-ci représentait une attractivité très forte pour la zone – avec plus de 70 familles concernées et plus de cinquante enfants déjà sur liste d’attente –, grâce à un personnel extrêmement qualifié, ainsi que des infrastructures de grande qualité. Et que dire de certains employés, qui travaillent dans l’établissement depuis presque trente ans ?

 

En résumé, il apparaît que la CCOM, sans aucune concertation, démantèle les outils qui constituent l’ADN de notre territoire, et qui contribuent aujourd’hui encore à l’attractivité de celui-ci. Ceci risque fortement d’inciter les parents à inscrire leurs enfants dans le privé (crèches et écoles) entraînant une diminution des effectifs avec des fermetures de classe voire une fuite des familles dans d’autres communes de la périphérie de Dijon offrant d’autres conditions d’accueil pour leurs enfants. À l’heure où les enjeux administratifs, sociaux, économiques et même écologiques (nous pensons aux problèmes de transport) sont de plus en plus pressants, les décisions de la CCOM nous semblent injustifiables.

 

La CCOM doit revenir dans les plus brefs délais sur ces décisions aussi soudaines qu’inconséquentes, pour les parents, pour les personnels et pour les enfants, ou bien elle doit organiser un vote public, afin que nous décidions collectivement de l’avenir de nos services. Nous ne pouvons entendre que le service public soit ainsi sacrifié, sans aucune concertation, sans réflexion collective et sans vision définie, alors que parallèlement des infrastructures, des personnels et des besoins existent.
 
[1] https://ouche-montagne.fr/wp-content/uploads/2022/11/deliberations-cc-27-octobre-2022-velars-sur-ouche.pdf


[2] https://ouche-montagne.fr/wp-content/uploads/2022/10/journal_n2_ctg.pdf

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