Non à la fermeture du Master Enseignement au Mans

Non à la fermeture du Master Enseignement au Mans

Signataires récents:
Tristan BÉRANGER et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Le 30 avril, le directeur de l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Education (INSPE) de Nantes a signalé à l’université du Mans sa décision de ne pas ouvrir de Master Enseignement et Education 2nd degré (M2E), remplaçant l’ancien Master MEEF (Métiers de l’Enseignement de l’Education et de la Formation), pour les disciplines suivantes : Anglais, EPS, Histoire-Géographie et Sciences industrielles de l’ingénieur (S2I). Des disciplines autrefois représentées, seule subsisterait la formation en Lettres. Ces suppressions se font très majoritairement au profit du site de Nantes de l’INSPE qui centraliserait presque toutes les formations. Elles sont justifiées par les faibles effectifs attendus à la rentrée prochaine. 


Cependant, les chiffres annoncés sont très largement sous-estimés (9 places prévues en Histoire-Géographie pour l’académie de Nantes alors que l’université du Mans enregistre à elle seule actuellement 13 admissibles, 9 places également en Anglais pour 8 admissibles rien qu’au Mans), alors même que les résultats définitifs du concours ne sont pas encore connus. 


De surcroît, ouvrir le M2E aux non lauréats du concours aurait permis d’avoir des effectifs suffisants, mais l’INSPE de Nantes a fait le choix contraire, quand la majorité des INSPE ont adopté la stratégie inverse, de manière à sécuriser la carte des formations et à offrir à ces étudiant.es une possibilité de re-préparer un concours exigeant. Dans l’académie de Nantes, ces dernier.es sont donc laissé.es sans aucune solution universitaire puisqu’ils/elles auront validé leur Licence et ne pourront pas avoir accès à une formation dédiée à leur projet. 


Cette décision qui apparaît motivée uniquement par des considérations budgétaires est désastreuse à plus d’un titre : 


Premièrement, elle méconnait l’excellence des résultats du site du Mans dans la formation aux concours du 2nd degré. En Histoire-Géographie par exemple, les taux de réussite au Mans sont depuis plusieurs années nettement supérieurs à ceux enregistrés à Nantes ou à Angers. Ils manifestent aussi le succès et la qualité de la collaboration des équipes locales de l’INSPE et de l’université du Mans.


Deuxièmement, cette décision, en centralisant la quasi-totalité des formations à Nantes, fragilise les territoires et le projet d’universités de proximité. La Sarthe et la Mayenne, où recrute pour l’essentiel l’université du Mans, sont parmi les départements comptant le taux d’accès le plus faible aux études universitaires. Pour les familles les plus modestes, avoir l’assurance que leurs enfants se destinant aux métiers de l’enseignement peuvent mener des études jusqu’à leur terme sur un même site, sans avoir à financer logements et déplacements étudiants jusqu’à Nantes est évidemment un bienfait. Sachant que le M2E ne sera quasiment disponible qu’à Nantes, les familles les plus aisées pourront faire le choix d’envoyer leurs enfants faire l’ensemble de leur cursus à Nantes, quand les familles les plus modestes pourront pousser leurs enfants à renoncer aux études universitaires et au projet de s’orienter vers l’enseignement. A l’heure où l’université et la métropole du Mans déploient beaucoup d’énergie à faire rayonner le pôle manceau et à diversifier l’offre locale de formations de haut niveau, afin de répondre aux besoins du territoire – le tout sans moyen supplémentaire ou presque, occasionnant donc d’importants sacrifices –, cette décision constitue un important retour en arrière. 


Troisièmement, au moment où la crise de recrutement des métiers de l’enseignement et de la formation fait l’objet d’un débat public national approfondi, cette fermeture envoie un mauvais signal.  


Enfin, cette fermeture aura des conséquences très lourdes sur les collègues de l’INSPE dont les services et donc les emplois sont très clairement fragilisés. 


Nous, signataires de ce texte, exigeons donc un moratoire immédiat sur cette révision de la carte des formations de l’INSPE. 


Nous demandons également :  
•    L’ouverture du M2E aux étudiant.es non lauréat.es du concours ; 
•    Le maintien d’une carte de formation respectant la décentralisation régionale et un vrai maillage du territoire ; 
•    Une réelle concertation de l’INSPE de Nantes avec les acteurs de terrain, partie prenante des formations et de la réussite étudiante, que ce soit pour le montage de la Licence Professorat des Écoles (LPE) ou pour les maquettes M2E, conformément aux textes de demande de co-accréditation signés par nos établissements. 

 

Premiers signataires :

 

James Robichon (directeur du département des Staps, Responsable du Master MEEF Staps  - Le Mans Université), Damien Letourneur  (PRAG - Responsable pédagogique licence STAPS éducation et motricité - Le Mans Université), Emmanuel Johans & Vincent Vilmain (co-directeurs du département d'Histoire - Le Mans Université), Vincent Corriol (MCF - Responsable du Master MEEF Histoire-Géographie  - Le Mans Université), Maud Michaud  (MCF - Responsable du Master MEEF Anglais  - Le Mans Université), Aurélien Ruellet (MCF  - Le Mans Université), Edwige Chirouter (Professeure des Universités en philosophie et sciences de l'éducation - Nantes Université), 

 

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Vincent VILMAINLanceur de pétition

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Le 30 avril, le directeur de l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Education (INSPE) de Nantes a signalé à l’université du Mans sa décision de ne pas ouvrir de Master Enseignement et Education 2nd degré (M2E), remplaçant l’ancien Master MEEF (Métiers de l’Enseignement de l’Education et de la Formation), pour les disciplines suivantes : Anglais, EPS, Histoire-Géographie et Sciences industrielles de l’ingénieur (S2I). Des disciplines autrefois représentées, seule subsisterait la formation en Lettres. Ces suppressions se font très majoritairement au profit du site de Nantes de l’INSPE qui centraliserait presque toutes les formations. Elles sont justifiées par les faibles effectifs attendus à la rentrée prochaine. 


Cependant, les chiffres annoncés sont très largement sous-estimés (9 places prévues en Histoire-Géographie pour l’académie de Nantes alors que l’université du Mans enregistre à elle seule actuellement 13 admissibles, 9 places également en Anglais pour 8 admissibles rien qu’au Mans), alors même que les résultats définitifs du concours ne sont pas encore connus. 


De surcroît, ouvrir le M2E aux non lauréats du concours aurait permis d’avoir des effectifs suffisants, mais l’INSPE de Nantes a fait le choix contraire, quand la majorité des INSPE ont adopté la stratégie inverse, de manière à sécuriser la carte des formations et à offrir à ces étudiant.es une possibilité de re-préparer un concours exigeant. Dans l’académie de Nantes, ces dernier.es sont donc laissé.es sans aucune solution universitaire puisqu’ils/elles auront validé leur Licence et ne pourront pas avoir accès à une formation dédiée à leur projet. 


Cette décision qui apparaît motivée uniquement par des considérations budgétaires est désastreuse à plus d’un titre : 


Premièrement, elle méconnait l’excellence des résultats du site du Mans dans la formation aux concours du 2nd degré. En Histoire-Géographie par exemple, les taux de réussite au Mans sont depuis plusieurs années nettement supérieurs à ceux enregistrés à Nantes ou à Angers. Ils manifestent aussi le succès et la qualité de la collaboration des équipes locales de l’INSPE et de l’université du Mans.


Deuxièmement, cette décision, en centralisant la quasi-totalité des formations à Nantes, fragilise les territoires et le projet d’universités de proximité. La Sarthe et la Mayenne, où recrute pour l’essentiel l’université du Mans, sont parmi les départements comptant le taux d’accès le plus faible aux études universitaires. Pour les familles les plus modestes, avoir l’assurance que leurs enfants se destinant aux métiers de l’enseignement peuvent mener des études jusqu’à leur terme sur un même site, sans avoir à financer logements et déplacements étudiants jusqu’à Nantes est évidemment un bienfait. Sachant que le M2E ne sera quasiment disponible qu’à Nantes, les familles les plus aisées pourront faire le choix d’envoyer leurs enfants faire l’ensemble de leur cursus à Nantes, quand les familles les plus modestes pourront pousser leurs enfants à renoncer aux études universitaires et au projet de s’orienter vers l’enseignement. A l’heure où l’université et la métropole du Mans déploient beaucoup d’énergie à faire rayonner le pôle manceau et à diversifier l’offre locale de formations de haut niveau, afin de répondre aux besoins du territoire – le tout sans moyen supplémentaire ou presque, occasionnant donc d’importants sacrifices –, cette décision constitue un important retour en arrière. 


Troisièmement, au moment où la crise de recrutement des métiers de l’enseignement et de la formation fait l’objet d’un débat public national approfondi, cette fermeture envoie un mauvais signal.  


Enfin, cette fermeture aura des conséquences très lourdes sur les collègues de l’INSPE dont les services et donc les emplois sont très clairement fragilisés. 


Nous, signataires de ce texte, exigeons donc un moratoire immédiat sur cette révision de la carte des formations de l’INSPE. 


Nous demandons également :  
•    L’ouverture du M2E aux étudiant.es non lauréat.es du concours ; 
•    Le maintien d’une carte de formation respectant la décentralisation régionale et un vrai maillage du territoire ; 
•    Une réelle concertation de l’INSPE de Nantes avec les acteurs de terrain, partie prenante des formations et de la réussite étudiante, que ce soit pour le montage de la Licence Professorat des Écoles (LPE) ou pour les maquettes M2E, conformément aux textes de demande de co-accréditation signés par nos établissements. 

 

Premiers signataires :

 

James Robichon (directeur du département des Staps, Responsable du Master MEEF Staps  - Le Mans Université), Damien Letourneur  (PRAG - Responsable pédagogique licence STAPS éducation et motricité - Le Mans Université), Emmanuel Johans & Vincent Vilmain (co-directeurs du département d'Histoire - Le Mans Université), Vincent Corriol (MCF - Responsable du Master MEEF Histoire-Géographie  - Le Mans Université), Maud Michaud  (MCF - Responsable du Master MEEF Anglais  - Le Mans Université), Aurélien Ruellet (MCF  - Le Mans Université), Edwige Chirouter (Professeure des Universités en philosophie et sciences de l'éducation - Nantes Université), 

 

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Vincent VILMAINLanceur de pétition

Les décisionnaires

INSPE Nantes ; Rectorat Pays de la Loire
INSPE Nantes ; Rectorat Pays de la Loire

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Pétition lancée le 17 mai 2026