Non à la fermeture d'une classe à l'école maternelle Rampal (Paris 19)


Non à la fermeture d'une classe à l'école maternelle Rampal (Paris 19)
Le problème
Nous, parents délégués de l’école maternelle Rampal, nous opposons avec la plus grande fermeté au projet de fermeture d’une classe à la rentrée 2023.
Une décision arbitraire
Tout d’abord, les prévisions d’effectifs pour l’année prochaine se situent au-dessus du seuil de 69 élèves prévu pour une fermeture de classe dans une école maternelle comptant 4 classes de petite section / moyenne section et 3 classes de grande section dédoublées et située, comme c’est le cas de l’école Rampal, en réseau d’éducation prioritaire. À quoi bon définir des seuils si ceux-ci ne sont pas respectés ? De ce point de vue, en tant qu’usagers du service public et en tant que citoyens, nous faisons donc face à une décision arbitraire fondée sur des critères opaques. Cela ne peut qu’alimenter la défiance vis-à-vis des institutions publiques auxquelles nous sommes particulièrement attachés.
Une décision en contradiction avec la politique du ministère
Plus fondamentalement, cette décision est en contradiction flagrante avec les politiques menées de manière constante par le ministère de l’Éducation nationale depuis plusieurs années et encore réaffirmées dans la circulaire de rentrée de juin 2022. Au-delà de tous les affrontements qui peuvent caractériser le débat public sur l’école, il existe en effet un consensus scientifique et politique pour dire que la lutte contre l’échec et le décrochage scolaire, la hausse des inégalités et la baisse du niveau des élèves se joue de manière décisive dans les premières années du cursus scolaire.
Ainsi, dans la circulaire de rentrée, le ministre lui-même insiste sur le fait que « l’école maternelle […] est capitale pour réussir l'entrée dans les apprentissages de tous les enfants et prévenir le risque du décrochage à l'adolescence » et que « les résultats des évaluations à l'entrée du CP montrent que les écarts de maîtrise des compétences fondamentales se fixent dès le plus jeune âge ». Or, face à ce constat, il se félicite que « le vaste investissement consacré depuis 2017 au dédoublement des classes dans les écoles maternelles et élémentaires en réseau d'éducation prioritaire » ait « démontré son efficacité, comme en témoignent les résultats des évaluations de CP, CE1 et sixième ». Si cette politique de réduction des effectifs a démontré son efficacité en grande section, en CP et en CE1, pourquoi prendre une décision qui conduirait, dans notre école, à augmenter de 40% les effectifs en petite et moyenne section ? Ce qui se joue au cours de ces deux années serait-il sans importance ?
Une décision profondément néfaste pour la vie de notre école
Au-delà de l’augmentation mécanique des effectifs, cette décision viendrait enfin affecter très négativement le fonctionnement et le climat de notre école. On sait en effet que celui-ci dépend très directement de la stabilité et de la cohésion des équipes éducatives. Or, notre école a déjà connu une fermeture de classe à la rentrée 2022 ce qui a conduit au départ d’une enseignante et à repenser complètement la structure des classes. Une nouvelle fermeture de classe à la rentrée 2023 viendrait déstabiliser à nouveau l’équipe enseignante et conduirait à bouleverser à nouveau l’organisation pédagogique de l’école. Elle aurait également des conséquences sur l’équipe périscolaire avec la suppression d’un poste d’ASEM.
Une décision désastreuse pour les enfants
Au sein de notre école, la mixité sociale est une réalité et une richesse qu'il faut préserver. L'école accueille un nombre non négligeable de familles non-francophones dont les enfants commencent à apprendre le français en petite section et pour lesquels l'école maternelle joue un rôle essentiel d'intégration et d'apprentissage.
Une classe en moins se traduirait par des effectifs par classe en hausse, une qualité d'enseignement et un suivi individuel des élèves moindre, une qualité de travail affectée pour l’équipe enseignante. Une fermeture de classe à la rentrée 2022 a déjà eu lieu dans la même école, une fermeture supplémentaire n’est pas acceptable.
Plusieurs écoles sont déjà mobilisées notamment dans le 19ème arrondissement contre de tels projets. L’école Rampal se mobilise aussi pour défendre les conditions de scolarisation de nos enfants, les conditions de travail des enseignants et du personnel de l’école, pour un suivi et un accompagnement au plus près des élèves.

Le problème
Nous, parents délégués de l’école maternelle Rampal, nous opposons avec la plus grande fermeté au projet de fermeture d’une classe à la rentrée 2023.
Une décision arbitraire
Tout d’abord, les prévisions d’effectifs pour l’année prochaine se situent au-dessus du seuil de 69 élèves prévu pour une fermeture de classe dans une école maternelle comptant 4 classes de petite section / moyenne section et 3 classes de grande section dédoublées et située, comme c’est le cas de l’école Rampal, en réseau d’éducation prioritaire. À quoi bon définir des seuils si ceux-ci ne sont pas respectés ? De ce point de vue, en tant qu’usagers du service public et en tant que citoyens, nous faisons donc face à une décision arbitraire fondée sur des critères opaques. Cela ne peut qu’alimenter la défiance vis-à-vis des institutions publiques auxquelles nous sommes particulièrement attachés.
Une décision en contradiction avec la politique du ministère
Plus fondamentalement, cette décision est en contradiction flagrante avec les politiques menées de manière constante par le ministère de l’Éducation nationale depuis plusieurs années et encore réaffirmées dans la circulaire de rentrée de juin 2022. Au-delà de tous les affrontements qui peuvent caractériser le débat public sur l’école, il existe en effet un consensus scientifique et politique pour dire que la lutte contre l’échec et le décrochage scolaire, la hausse des inégalités et la baisse du niveau des élèves se joue de manière décisive dans les premières années du cursus scolaire.
Ainsi, dans la circulaire de rentrée, le ministre lui-même insiste sur le fait que « l’école maternelle […] est capitale pour réussir l'entrée dans les apprentissages de tous les enfants et prévenir le risque du décrochage à l'adolescence » et que « les résultats des évaluations à l'entrée du CP montrent que les écarts de maîtrise des compétences fondamentales se fixent dès le plus jeune âge ». Or, face à ce constat, il se félicite que « le vaste investissement consacré depuis 2017 au dédoublement des classes dans les écoles maternelles et élémentaires en réseau d'éducation prioritaire » ait « démontré son efficacité, comme en témoignent les résultats des évaluations de CP, CE1 et sixième ». Si cette politique de réduction des effectifs a démontré son efficacité en grande section, en CP et en CE1, pourquoi prendre une décision qui conduirait, dans notre école, à augmenter de 40% les effectifs en petite et moyenne section ? Ce qui se joue au cours de ces deux années serait-il sans importance ?
Une décision profondément néfaste pour la vie de notre école
Au-delà de l’augmentation mécanique des effectifs, cette décision viendrait enfin affecter très négativement le fonctionnement et le climat de notre école. On sait en effet que celui-ci dépend très directement de la stabilité et de la cohésion des équipes éducatives. Or, notre école a déjà connu une fermeture de classe à la rentrée 2022 ce qui a conduit au départ d’une enseignante et à repenser complètement la structure des classes. Une nouvelle fermeture de classe à la rentrée 2023 viendrait déstabiliser à nouveau l’équipe enseignante et conduirait à bouleverser à nouveau l’organisation pédagogique de l’école. Elle aurait également des conséquences sur l’équipe périscolaire avec la suppression d’un poste d’ASEM.
Une décision désastreuse pour les enfants
Au sein de notre école, la mixité sociale est une réalité et une richesse qu'il faut préserver. L'école accueille un nombre non négligeable de familles non-francophones dont les enfants commencent à apprendre le français en petite section et pour lesquels l'école maternelle joue un rôle essentiel d'intégration et d'apprentissage.
Une classe en moins se traduirait par des effectifs par classe en hausse, une qualité d'enseignement et un suivi individuel des élèves moindre, une qualité de travail affectée pour l’équipe enseignante. Une fermeture de classe à la rentrée 2022 a déjà eu lieu dans la même école, une fermeture supplémentaire n’est pas acceptable.
Plusieurs écoles sont déjà mobilisées notamment dans le 19ème arrondissement contre de tels projets. L’école Rampal se mobilise aussi pour défendre les conditions de scolarisation de nos enfants, les conditions de travail des enseignants et du personnel de l’école, pour un suivi et un accompagnement au plus près des élèves.

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Pétition lancée le 7 février 2023