NON à la dégradation des transports scolaires sur le territoire Royan Atlantique

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Le problème

 Rentrée 2026 : NON à la dégradation des transports scolaires sur le territoire Royan Atlantique !

La rentrée scolaire commence à peine et pourtant, la nouvelle organisation du réseau de bus sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique suscite déjà de très nombreuses inquiétudes chez les familles.

Lignes directes supprimées, arrêts supprimés, correspondances supplémentaires, temps de trajet considérablement rallongés, attente parfois sans abri, recours à des transports sur réservation…

Pour beaucoup de collégiens et lycéens, aller simplement à l’école devient un véritable parcours du combattant.

Et derrière des lignes et des horaires sur un tableau, il y a des enfants.

Des enfants parfois à peine âgés de 11 ou 12 ans, qui vont devoir changer de bus, attendre une correspondance, marcher davantage et passer beaucoup plus de temps dans les transports.

Même le personnel semble bien embarrassé face à cette nouvelle organisation
Je me suis personnellement rendue chez Cara’Bus hier afin d’essayer de comprendre comment organiser les trajets scolaires de ma fille.

Sur place, j’ai vu des salariées faire leur possible pour renseigner les familles et expliquer tous ces changements.

J’ai surtout ressenti leur embarras et leur malaise face à certaines situations.

Je tiens donc à le préciser : cette pétition n’est absolument pas dirigée contre les chauffeurs, les agents d’accueil ou les salariés de Cara’Bus qui doivent eux-mêmes composer avec cette nouvelle organisation et répondre aux inquiétudes des familles.

Le problème est ailleurs : dans une organisation qui semble avoir été pensée sans suffisamment tenir compte de la réalité quotidienne des enfants et de leurs parents.

Des situations concrètes qui n’ont plus rien de raisonnable
À Saint-Sulpice-de-Royan, des parents se mobilisent déjà pour demander le rétablissement d’une liaison directe vers le collège Émile-Zola de Royan.
A Saujon également...

À Médis, et notamment dans le secteur de Pousseau, la situation est tout aussi problématique.

Certaines familles étaient déjà contraintes de prendre leur voiture pour conduire leurs enfants jusqu’à un arrêt de bus, faute de desserte suffisamment proche.

Il y a environ deux ans, plusieurs habitants du secteur avaient d’ailleurs demandé la création d’un arrêt supplémentaire.

Cette demande avait été refusée.

Aujourd’hui, non seulement aucun arrêt supplémentaire n’a été créé, mais l’arrêt le plus proche permettant à certaines familles de rejoindre le réseau a été supprimé.

La solution qui m’a été expliquée hier chez Cara’Bus consiste notamment à recourir à un transport sur réservation et à effectuer la demande selon les jours où le transport est nécessaire.

Mais est-ce réellement une solution adaptée à des enfants qui doivent aller au collège chaque jour ?

Et que se passe-t-il lorsque la plateforme fonctionne mal, lorsque la connexion Internet est mauvaise ou lorsqu’un imprévu survient ?

Et les parents qui travaillent, comment font-ils ?
C’est probablement l’une des questions les plus importantes.

Lorsqu’un arrêt proche du domicile est supprimé et que le nouvel arrêt se trouve trop loin pour qu’un enfant puisse rentrer seul :

qui va le chercher ?

Comment fait un parent qui travaille à 17 h, 18 h ou plus tard pour être présent à l’arrivée du bus ?

Doit-il quitter son travail tous les jours ?

Demander à son employeur de modifier ses horaires ?

Trouver quelqu’un quotidiennement pour récupérer son enfant ?

Et lorsqu’une famille ne dispose que d’un véhicule, ou n’en possède tout simplement pas, quelle solution lui reste-t-il ?

Un réseau de transport scolaire doit justement permettre aux enfants de rejoindre leur établissement sans imposer aux parents d’effectuer en voiture une partie importante du trajet.

Sinon, où est le bénéfice ?

Le mercredi midi : un véritable casse-tête
La situation devient encore plus compliquée le mercredi.

Exemple concret : une collégienne terminant les cours à 12 h 30 ne pourrait rejoindre son arrêt qu’aux alentours de 13 h 37.

Plus d’une heure pour rentrer après les cours.

Et là encore : comment font les parents qui travaillent le mercredi midi pour aller récupérer leur enfant à un arrêt éloigné du domicile ?

Comment font également les familles dont les enfants ont une activité sportive, culturelle ou associative l’après-midi ?

Dans mon cas, ma fille a une activité à 13 h 45.

Avec une arrivée à l’arrêt prévue à 13 h 37, il devient tout simplement impossible de concilier son transport scolaire et son activité.

Les enfants doivent-ils renoncer à leurs activités extrascolaires à cause des nouveaux horaires de bus ?

Les parents doivent-ils systématiquement prendre leur voiture le mercredi pour que leurs enfants puissent conserver une vie sportive ou culturelle ?

Des correspondances… mais dans quelles conditions ?
La situation des élèves se rendant notamment au collège Émile-Zola de Royan pose également une autre question très concrète.

Les correspondances impliquent des déplacements entre les différents points de prise en charge.

Et lorsqu’il pleut ?

À la gare, le passage par l’arrêt minute pour rejoindre la navette du collège signifie que les enfants peuvent devoir effectuer leur correspondance sans véritable protection contre les intempéries.

En automne et en hiver, avec la pluie et le vent que nous connaissons sur notre territoire, nos enfants vont-ils arriver au collège trempés avant même de commencer leur journée ?

Une organisation destinée à transporter quotidiennement des collégiens doit aussi prendre en compte leur âge, leur sécurité et les conditions réelles d’attente et de correspondance.

Une réforme des transports scolaires doit être pensée AVEC les familles
Nous comprenons parfaitement qu’un réseau de transport puisse évoluer et qu’une nouvelle organisation nécessite des ajustements.

Mais dès les premiers jours de sa mise en place, les difficultés remontées par les familles doivent être entendues.

Une réorganisation ne devrait pas rendre leur quotidien plus compliqué.

Elle ne devrait pas rallonger démesurément les journées des enfants.

Elle ne devrait pas obliger davantage de parents à prendre leur voiture.

Elle ne devrait pas multiplier inutilement les correspondances pour de jeunes collégiens.

Elle ne devrait pas empêcher les parents qui travaillent de pouvoir organiser sereinement les trajets de leurs enfants.

Et elle doit être adaptée aux horaires réels des établissements scolaires.

Si plusieurs communes et plusieurs établissements rencontrent les mêmes difficultés, il ne s’agit plus simplement de quelques situations individuelles.

Il s’agit d’un problème collectif qui mérite d’être entendu immédiatement, afin de pouvoir apporter des corrections rapidement.

Nous demandons donc :
un réexamen urgent des dessertes scolaires prévues pour cette rentrée 2026 ;
le rétablissement, lorsque cela est nécessaire, des liaisons directes permettant aux élèves de rejoindre leurs établissements sans correspondances disproportionnées ;
le réexamen des arrêts supprimés, particulièrement lorsqu’aucune alternative raisonnable n’existe à proximité des habitations ;
l’étude de nouveaux arrêts dans les secteurs insuffisamment desservis, notamment les secteurs ruraux ;
des horaires réellement adaptés aux heures d’entrée et de sortie des collèges et lycées, y compris le mercredi midi ;
des correspondances et zones d’attente sécurisées et protégées des intempéries ;
des solutions tenant compte de la réalité des parents qui travaillent et ne peuvent pas conduire ou récupérer quotidiennement leurs enfants à plusieurs kilomètres de leur domicile ;
que le transport sur réservation ne devienne pas la seule réponse apportée aux familles ayant besoin d’un transport scolaire quotidien ;
et enfin, l’organisation rapide d’une concertation avec les parents, les établissements scolaires, les communes concernées et les représentants des usagers.
Nos enfants ne doivent pas faire les frais de cette réorganisation.
Cette pétition n’est dirigée ni contre les chauffeurs ni contre les personnels de Cara’Bus qui se retrouvent eux-mêmes en première ligne face aux interrogations et au mécontentement des familles.

Elle demande simplement que les besoins réels des enfants et des parents soient entendus.

Parce qu’un réseau de transports scolaires efficace doit permettre à un enfant d’aller à l’école et d’en revenir dans des conditions raisonnables, sûres et adaptées à son âge.

Parce qu’un enfant ne devrait pas passer un temps disproportionné dans les transports simplement pour aller au collège.

Parce qu’un parent ne devrait pas avoir à choisir entre ses horaires de travail et la possibilité pour son enfant de rentrer chez lui.

Parce qu’une réforme des transports ne devrait pas conduire les familles à utiliser davantage leur voiture qu’avant.

Et parce que nous sommes seulement au début de cette nouvelle organisation : c’est justement maintenant qu’il faut entendre les difficultés rencontrées et apporter les ajustements nécessaires.

Parents, grands-parents, enseignants, habitants du territoire et usagers : signez et partagez cette pétition.

Et surtout, n’hésitez pas à témoigner de votre propre situation : commune, établissement concerné, arrêt supprimé, temps de trajet, correspondances…

Plus nous aurons d’exemples concrets, plus notre demande pourra être entendue.

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Stéphanie BLanceur de pétition

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