Non à la criminalisation des étudiants antifascistes à Strasbourg !

Signataires récents:
Michèle STEINMETZ et 12 autres ont signé récemment.

Le problème

Le 22 juillet, une dizaine d’étudiants strasbourgeois dont plusieurs de la FSE ont appris leur convocation à une procédure disciplinaire par l’Université de Strasbourg, faisant suite à deux manifestations organisées en février contre la présence de l’extrême droite à la fac. Un rapport d’enquête diligenté contre les étudiants mobilisés les accuse, entre autre, de “faits graves ayant troublé le fonctionnement normal de l’établissement”, de “menaces explicites de nature à créer un climat d’insécurité” ou d’une “posture militante incompatible avec les valeurs” de l’Université de Strasbourg. Autant d'accusations pour accroître le poids de la répression sur quelques étudiants visés. Cette menace répressive sans précédent s’inscrit dans la montée de l’extrême droite en Alsace et en France, et dans la répression croissante pesant sur les étudiants s’y opposant.


Depuis plusieurs années, la présence croissante de l’UNI, organisation étudiante d’extrême droite, sur le campus de Strasbourg a été dénoncée à de multiples reprises. De maintes fois, des camarades ont été agressés physiquement, ont reçu des insultes sexistes, racistes et homophobes par les militants de l’UNI. Plusieurs d’entre eux, tant au niveau local que national, sont connus pour appartenir à des mouvements de jeunesse d'extrême droite comme Reconquête et RN, mais également pour avoir revendiqué appartenir à des mouvement ouvertement fascistes, se réclamant de Maurras et de Pétain. On ne compte plus les saluts nazis, notamment à Strasbourg où un ancien membre a été exclu de l’université pour cette raison. Le président de la section l’a aussi été pour la diffusion d’écrits ouvertement antisémites, islamophobes et sexistes. La dangerosité de l’UNI n’est plus à démontrer, c’est pourquoi de nombreuses organisations ont appelé à se mobiliser en particulier lors des élections étudiantes.


Mais, l’Université de Strasbourg tente d’étouffer toute voix militante : de l’évacuation par les CRS d’une assemblée générale pendant la mobilisation contre la réforme des retraites à l’évacuation du campement pacifique pour la Palestine d’il y a un an en passant par l’interdiction de projections de film. Pourtant, la répression atteint une ampleur sans précédent en lançant une vague de commissions disciplinaires. Jamais une telle menace n’avait pesé sur ceux qu’elle considère comme étant les meneurs des mouvements étudiants, et en réalité contre tout mouvement progressiste lui échappant, contre toutes nos organisations luttant pour l’amélioration de nos conditions d’études, de travail et de vie. Paradoxal pour une Université se revendiquant “héritière de l’humanisme, médaillée de la Résistance” et ayant appelé à s’opposer au Rassemblement National lors des élections législatives de 2024… De plus, dans un climat de montée de l’extrême droite et des idées réactionnaires, des sanctions disciplinaires marqueraient un recul grave et délétère pour tout le mouvement social et syndical. Cela justifierait et pourrait servir de jurisprudence aux prochaines mesures répressives que mettront en place les universités, afin de museler les oppositions dont celles aux plans de casse sociale actuels et futurs. Ainsi, l’enjeu est important pour notre camp.


Nous devons constituer un front le plus large possible contre la répression syndicale et militante, réunissant toutes les forces syndicales, associatives et au-delà, refusant de voir l’extrême droite se renforcer et l'Université se rendre complice de cela. Nous appelons toutes les voix progressives à signer cette pétition, pour une Université émancipatrice, inclusive et ouverte à tous.


Ainsi, pour défendre activement l’Université face à l’extrême droite dans un climat de réactionnarisation de plus en plus sombre, nous revendiquons :

  1. L’abandon de l'entièreté des poursuites contre tous les étudiants visées par la répression
  2. Une garantie claire et sans condition des droits démocratiques et syndicaux
  3. Une réelle liberté de s’organiser sur l’Université

Signe cette pétition contre la répression envers les étudiants de Strasbourg et contre la présence de l’extrême droite à l'université !

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Fédération Syndicale Etudiante - FSELanceur de pétitionPour un syndicalisme de lutte, de proximité, inclusif.

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Le problème

Le 22 juillet, une dizaine d’étudiants strasbourgeois dont plusieurs de la FSE ont appris leur convocation à une procédure disciplinaire par l’Université de Strasbourg, faisant suite à deux manifestations organisées en février contre la présence de l’extrême droite à la fac. Un rapport d’enquête diligenté contre les étudiants mobilisés les accuse, entre autre, de “faits graves ayant troublé le fonctionnement normal de l’établissement”, de “menaces explicites de nature à créer un climat d’insécurité” ou d’une “posture militante incompatible avec les valeurs” de l’Université de Strasbourg. Autant d'accusations pour accroître le poids de la répression sur quelques étudiants visés. Cette menace répressive sans précédent s’inscrit dans la montée de l’extrême droite en Alsace et en France, et dans la répression croissante pesant sur les étudiants s’y opposant.


Depuis plusieurs années, la présence croissante de l’UNI, organisation étudiante d’extrême droite, sur le campus de Strasbourg a été dénoncée à de multiples reprises. De maintes fois, des camarades ont été agressés physiquement, ont reçu des insultes sexistes, racistes et homophobes par les militants de l’UNI. Plusieurs d’entre eux, tant au niveau local que national, sont connus pour appartenir à des mouvements de jeunesse d'extrême droite comme Reconquête et RN, mais également pour avoir revendiqué appartenir à des mouvement ouvertement fascistes, se réclamant de Maurras et de Pétain. On ne compte plus les saluts nazis, notamment à Strasbourg où un ancien membre a été exclu de l’université pour cette raison. Le président de la section l’a aussi été pour la diffusion d’écrits ouvertement antisémites, islamophobes et sexistes. La dangerosité de l’UNI n’est plus à démontrer, c’est pourquoi de nombreuses organisations ont appelé à se mobiliser en particulier lors des élections étudiantes.


Mais, l’Université de Strasbourg tente d’étouffer toute voix militante : de l’évacuation par les CRS d’une assemblée générale pendant la mobilisation contre la réforme des retraites à l’évacuation du campement pacifique pour la Palestine d’il y a un an en passant par l’interdiction de projections de film. Pourtant, la répression atteint une ampleur sans précédent en lançant une vague de commissions disciplinaires. Jamais une telle menace n’avait pesé sur ceux qu’elle considère comme étant les meneurs des mouvements étudiants, et en réalité contre tout mouvement progressiste lui échappant, contre toutes nos organisations luttant pour l’amélioration de nos conditions d’études, de travail et de vie. Paradoxal pour une Université se revendiquant “héritière de l’humanisme, médaillée de la Résistance” et ayant appelé à s’opposer au Rassemblement National lors des élections législatives de 2024… De plus, dans un climat de montée de l’extrême droite et des idées réactionnaires, des sanctions disciplinaires marqueraient un recul grave et délétère pour tout le mouvement social et syndical. Cela justifierait et pourrait servir de jurisprudence aux prochaines mesures répressives que mettront en place les universités, afin de museler les oppositions dont celles aux plans de casse sociale actuels et futurs. Ainsi, l’enjeu est important pour notre camp.


Nous devons constituer un front le plus large possible contre la répression syndicale et militante, réunissant toutes les forces syndicales, associatives et au-delà, refusant de voir l’extrême droite se renforcer et l'Université se rendre complice de cela. Nous appelons toutes les voix progressives à signer cette pétition, pour une Université émancipatrice, inclusive et ouverte à tous.


Ainsi, pour défendre activement l’Université face à l’extrême droite dans un climat de réactionnarisation de plus en plus sombre, nous revendiquons :

  1. L’abandon de l'entièreté des poursuites contre tous les étudiants visées par la répression
  2. Une garantie claire et sans condition des droits démocratiques et syndicaux
  3. Une réelle liberté de s’organiser sur l’Université

Signe cette pétition contre la répression envers les étudiants de Strasbourg et contre la présence de l’extrême droite à l'université !

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