Pétition fermée

NON à l'expulsion de familles syriennes de leurs logements à Toulouse

Cette pétition avait 2 094 signataires


En février, le tribunal de Toulouse à rendu un jugement d'expulsion à l'encontre de familles de réfugiés syriens qui occupent un bâtiment désaffecté et promis à la démolition dans le quartier des Izards.

Habitat Toulouse, l'office HLM de la mairie de Toulouse et propriétaire du bâtiment occupé, avait assigné en justice pour occupation illégale 22 familles syriennes. En plus d'avoir ordonné l'expulsion de l'immeuble, le tribunal a accordé à Habitat Toulouse le droit de réclamer le paiement d'indemnités d'occupation de 540 euros mensuel par appartement à compter de septembre 2015.

Près de 200 réfugiés de la ville de Homs sont ainsi menacés de quitter les lieux - leur avenir est devenu totalement incertain avec ce jugement. En tant que demandeurs d'asile, ils devraient être relogés dans des foyers d'accueil. Néanmoins, il se pourrait qu'ils soit relogés partout en France alors que les familles sont là depuis plusieurs mois (après un périple de plusieurs années depuis la Syrie) et que les enfants sont scolarisées. Il devrait être logique de leur permettre de rester là où elles ont commencé de créer une nouvelle vie.

Les réfugiés ne sont pas des objets que l'on déplace à son gré.

Ce sont des habitants du quartier car ils ont fui la guerre et au quartier des Izards ils reconstruisent leur vie: leur enfants vont à l'école et ils apprennent le français.

Nous demandons au Préfet de ne pas donner suite à la décision du Tribunal.

NON à l'expulsion et OUI à un relogement en foyer d'accueil en familles à Toulouse.

Cette pétition est mise en ligne au nom de bénévoles citoyens et d'associations autour du réseau APESAR de Toulouse (Approche Pluridisciplinaire Ethnopsychologique des Solliciteurs d'Asile, Réfugiés et migrants).

Elle a été déposée à la Préfecture à Toulouse le 29 mars car l'expulsion semblait imminente, avec au total 2039 signatures récoltées en direct et sur Internet. Nous sommes désormais en attente d'un rendez-vous avec le préfet afin d'obtenir des clarifications sur la situation actuelle. Tant que nous n'avons pas obtenu de résultat nous avons décidé de continuer notre mobilisation, afin de continuer à montrer l'intérêt de l'opinion publique et afin d'éviter définitivement que le préfet signe l'avis d'expulsion.



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