Niger : Non à l’intimidation d’une élève — Protégeons son droit à l’éducation


Niger : Non à l’intimidation d’une élève — Protégeons son droit à l’éducation
Le problème
À Zinder, une élève mineure a dénoncé une agression commise par son enseignant au sein de son établissement scolaire. Une procédure judiciaire a été ouverte. Après audition des différentes parties, le juge a décidé de placer l’enseignant en détention provisoire, dans l’attente de son procès. Cette décision confirme que les faits sont pris au sérieux et que la justice suit son cours.
Mais pendant que la procédure judiciaire avance, une situation préoccupante se développe dans le milieu éducatif. Des syndicats d’enseignants ont publié une lettre demandant l’exclusion de cette élève jusqu’au verdict final. Ils appellent également tous les établissements scolaires, publics comme privés, à refuser de l’accueillir. Autrement dit, une mineure pourrait être exclue de l’école non pas pour une faute, mais parce qu’elle a exercé son droit de porter plainte.
Cette position des syndicats de l’éducation est grave car elle ne protège ni l’école ni les enfants. Elle expose une victime et constitue plutôt une forme de pression et d’intimidation sur une élève déjà en situation de vulnérabilité.
Elle entre aussi en contradiction avec les principes de protection de l’enfance, du droit à l’éducation, ainsi qu’avec les dispositions du décret n°2017-935/PRN/MEP/A/PLN/EC/MES du 5 décembre 2017 portant protection, soutien et accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité au Niger, qui garantit le maintien des filles à l’école et leur protection contre toute forme de violence, de discrimination et d’exclusion.
À cela s’ajoute un fait particulièrement préoccupant : des informations personnelles concernant la mineure ont été diffusées, mettant en danger sa sécurité et violant son droit à la vie privée et à la protection.
Dans un contexte où les violences basées sur le genre en milieu scolaire restent une réalité, ce type de situation fragilise la parole des victimes et renforce le silence.
Nous demandons des mesures immédiates :
- La protection immédiate de l’élève, sur les plans sécuritaire, scolaire et psychosocial;
- La poursuite de la procédure judiciaire contre l’enseignant mis en cause, dans le respect du droit
- L’auto- saisine du procureur pour examiner cette lettre, notamment l’appel à l’exclusion et la diffusion de données personnelles;
- Des sanctions contre toute tentative d’intimidation ou de pression;
- La révocation des membres du corps enseignant les signataires de cette lettre, pour manquement grave à leur responsabilité;
Ce qui est en jeu:
Une élève a parlé .
Aujourd’hui, elle est exposée et mise sous pression.
Accepter cela, c’est créer un précédent.
Signez et partagez
Signer, c’est refuser qu’une victime soit isolée pour avoir dénoncé. Signer, c’est s’engager pour une école saine et protectrice pour les enfants au Niger.
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Le problème
À Zinder, une élève mineure a dénoncé une agression commise par son enseignant au sein de son établissement scolaire. Une procédure judiciaire a été ouverte. Après audition des différentes parties, le juge a décidé de placer l’enseignant en détention provisoire, dans l’attente de son procès. Cette décision confirme que les faits sont pris au sérieux et que la justice suit son cours.
Mais pendant que la procédure judiciaire avance, une situation préoccupante se développe dans le milieu éducatif. Des syndicats d’enseignants ont publié une lettre demandant l’exclusion de cette élève jusqu’au verdict final. Ils appellent également tous les établissements scolaires, publics comme privés, à refuser de l’accueillir. Autrement dit, une mineure pourrait être exclue de l’école non pas pour une faute, mais parce qu’elle a exercé son droit de porter plainte.
Cette position des syndicats de l’éducation est grave car elle ne protège ni l’école ni les enfants. Elle expose une victime et constitue plutôt une forme de pression et d’intimidation sur une élève déjà en situation de vulnérabilité.
Elle entre aussi en contradiction avec les principes de protection de l’enfance, du droit à l’éducation, ainsi qu’avec les dispositions du décret n°2017-935/PRN/MEP/A/PLN/EC/MES du 5 décembre 2017 portant protection, soutien et accompagnement de la jeune fille en cours de scolarité au Niger, qui garantit le maintien des filles à l’école et leur protection contre toute forme de violence, de discrimination et d’exclusion.
À cela s’ajoute un fait particulièrement préoccupant : des informations personnelles concernant la mineure ont été diffusées, mettant en danger sa sécurité et violant son droit à la vie privée et à la protection.
Dans un contexte où les violences basées sur le genre en milieu scolaire restent une réalité, ce type de situation fragilise la parole des victimes et renforce le silence.
Nous demandons des mesures immédiates :
- La protection immédiate de l’élève, sur les plans sécuritaire, scolaire et psychosocial;
- La poursuite de la procédure judiciaire contre l’enseignant mis en cause, dans le respect du droit
- L’auto- saisine du procureur pour examiner cette lettre, notamment l’appel à l’exclusion et la diffusion de données personnelles;
- Des sanctions contre toute tentative d’intimidation ou de pression;
- La révocation des membres du corps enseignant les signataires de cette lettre, pour manquement grave à leur responsabilité;
Ce qui est en jeu:
Une élève a parlé .
Aujourd’hui, elle est exposée et mise sous pression.
Accepter cela, c’est créer un précédent.
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Pétition lancée le 15 avril 2026