Ni interdites, ni invisibles : Défendons la liberté religieuse.

Le problème

Cette pétition a pour but de s'opposer fermement aux propositions avancées par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, désormais président du parti Renaissance, qui prévoit notamment l'interdiction du port du voile dans l’espace public pour les mineures de moins de 15 ans. Cette proposition, révélée par BFMTV et confirmée par Le Parisien, s'inscrit dans le cadre d'une série de mesures destinées à "lutter contre l’islamisme" et à promouvoir ce qu’il qualifie d’égalité entre les sexes et de protection de l’enfance.

Ces mesures ont été présentées lors d’une convention organisée par Renaissance le lundi 26 mai, sur fond d’un rapport gouvernemental sur la place des Frères musulmans en France, remis au Conseil de défense à l’Élysée. Ce rapport, commandé par Gabriel Attal en 2024, met en avant une "rigorisation de la pratique religieuse" et cite, entre autres, l’augmentation du nombre de jeunes filles portant l’abaya ou le voile comme un fait préoccupant.

Cependant, au nom de la lutte contre le radicalisme, le projet glisse dangereusement vers une atteinte directe aux droits fondamentaux des jeunes filles musulmanes, notamment leur liberté de conscience, de culte et d’expression. En ciblant spécifiquement les mineures voilées, cette mesure stigmatise toute une partie de la jeunesse, et laisse entendre qu’un simple vêtement religieux puisse être une menace pour la République. Cela ouvre la porte à une série de discriminations, de contrôles arbitraires et de pressions sociales, dans l’espace public comme à l’école ou au sein des familles.

L’interdiction proposée du voile dans l’espace public pour les filles de moins de 15 ans serait une première historique en France et dans l’Union européenne : aucune autre démocratie occidentale ne va aussi loin dans la restriction vestimentaire d’une catégorie précise de citoyennes en raison de leur religion.

Par ailleurs, Gabriel Attal envisage également la création d’un délit de contrainte au port du voile pour les parents, ce qui, bien que censé protéger les jeunes filles, risque en réalité de criminaliser des familles entières sur la base de soupçons subjectifs. Il est important de rappeler que des lois existent déjà contre toute forme de contrainte sur les mineurs, y compris religieuse. Créer un délit spécifique uniquement en lien avec le port du voile ne fait que renforcer l’idée d’un traitement d’exception réservé à l’islam, ce qui contrevient aux principes de neutralité et d’égalité républicaine.

Enfin, une "deuxième loi séparatisme" est envisagée sous le nom de "loi contre l’entrisme islamiste", avec la création d’un "délit de communautarisme". Là encore, ce flou juridique risque de transformer des pratiques religieuses ou culturelles en infractions, créant un climat de méfiance généralisée envers les citoyens musulmans, en particulier les plus jeunes.

Nous refusons qu’une génération entière de jeunes filles soit assignée à une vision caricaturale, soupçonnée d’office d’être soumise ou manipulée, simplement parce qu’elle choisit de porter un voile. Il est impératif de protéger les droits des mineures sans les priver de leurs libertés individuelles.

🔴 Nous demandons donc le retrait immédiat de cette proposition d’interdiction du voile pour les filles de moins de 15 ans, et plus largement, une révision de l’approche sécuritaire et discriminatoire de la laïcité, qui ne doit jamais être un outil d’exclusion.

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Le problème

Cette pétition a pour but de s'opposer fermement aux propositions avancées par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, désormais président du parti Renaissance, qui prévoit notamment l'interdiction du port du voile dans l’espace public pour les mineures de moins de 15 ans. Cette proposition, révélée par BFMTV et confirmée par Le Parisien, s'inscrit dans le cadre d'une série de mesures destinées à "lutter contre l’islamisme" et à promouvoir ce qu’il qualifie d’égalité entre les sexes et de protection de l’enfance.

Ces mesures ont été présentées lors d’une convention organisée par Renaissance le lundi 26 mai, sur fond d’un rapport gouvernemental sur la place des Frères musulmans en France, remis au Conseil de défense à l’Élysée. Ce rapport, commandé par Gabriel Attal en 2024, met en avant une "rigorisation de la pratique religieuse" et cite, entre autres, l’augmentation du nombre de jeunes filles portant l’abaya ou le voile comme un fait préoccupant.

Cependant, au nom de la lutte contre le radicalisme, le projet glisse dangereusement vers une atteinte directe aux droits fondamentaux des jeunes filles musulmanes, notamment leur liberté de conscience, de culte et d’expression. En ciblant spécifiquement les mineures voilées, cette mesure stigmatise toute une partie de la jeunesse, et laisse entendre qu’un simple vêtement religieux puisse être une menace pour la République. Cela ouvre la porte à une série de discriminations, de contrôles arbitraires et de pressions sociales, dans l’espace public comme à l’école ou au sein des familles.

L’interdiction proposée du voile dans l’espace public pour les filles de moins de 15 ans serait une première historique en France et dans l’Union européenne : aucune autre démocratie occidentale ne va aussi loin dans la restriction vestimentaire d’une catégorie précise de citoyennes en raison de leur religion.

Par ailleurs, Gabriel Attal envisage également la création d’un délit de contrainte au port du voile pour les parents, ce qui, bien que censé protéger les jeunes filles, risque en réalité de criminaliser des familles entières sur la base de soupçons subjectifs. Il est important de rappeler que des lois existent déjà contre toute forme de contrainte sur les mineurs, y compris religieuse. Créer un délit spécifique uniquement en lien avec le port du voile ne fait que renforcer l’idée d’un traitement d’exception réservé à l’islam, ce qui contrevient aux principes de neutralité et d’égalité républicaine.

Enfin, une "deuxième loi séparatisme" est envisagée sous le nom de "loi contre l’entrisme islamiste", avec la création d’un "délit de communautarisme". Là encore, ce flou juridique risque de transformer des pratiques religieuses ou culturelles en infractions, créant un climat de méfiance généralisée envers les citoyens musulmans, en particulier les plus jeunes.

Nous refusons qu’une génération entière de jeunes filles soit assignée à une vision caricaturale, soupçonnée d’office d’être soumise ou manipulée, simplement parce qu’elle choisit de porter un voile. Il est impératif de protéger les droits des mineures sans les priver de leurs libertés individuelles.

🔴 Nous demandons donc le retrait immédiat de cette proposition d’interdiction du voile pour les filles de moins de 15 ans, et plus largement, une révision de l’approche sécuritaire et discriminatoire de la laïcité, qui ne doit jamais être un outil d’exclusion.

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Les décisionnaires

Emmanuel Macron
Président de la République française.
Gabriel Attal
Premier Ministre français
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