Ne suspendons pas la vie des Artistes étrangers !


Ne suspendons pas la vie des Artistes étrangers !
Le problème
Les programmations artistiques de nos lieux, événements, festivals ont à cœur de faire entendre et donner à voir des artistes de tous horizons esthétiques, culturels, géographiques. C'est le mouvement entre héritage et émergence, hospitalité et rayonnement, scènes locales et sono mondiale qui fait la richesse de nos scènes. Cette diversité, souhaitée par nos publics et encouragée par la diplomatie culturelle, est pourtant de plus en plus difficile à faire vivre dans notre pays terre d’asile de longue date pour les artistes du monde entier.
Au-delà des complexités d'obtention des titres de séjour, dont l’État a prévu d'augmenter le tarif de 50%, les artistes étrangers en situation de précarité administrative font aussi face à de grandes difficultés de régularisation. Les Artistes de la formation Fulu Miziki, originaires de Kinshasa résident et exercent leur activité en France depuis 2021. Pourtant, comme de nombreux et nombreuses artistes, Fulu Miziki subissent des retards administratifs pour le renouvellement de leurs titres de séjour. Leur imminente tournée internationale est menacée d'être annulée.
Mais les conséquences sont bien plus graves.
Ces retards administratifs impactent durement leurs quotidiens et plongent ces artistes dans une précarité injuste et évitable : radiation de France Travail, gel des indemnités de l'intermittence du spectacle et incapacité d'exercer leur profession dans un cadre légal. Leur angoisse est amplifiée par le stress, la précarité, les loyers impayés, la faim et la peur des contrôles policiers. Les recours, tous les 30 jours, sont vains et les personnes interlocutrices sont absentes. Nous déplorons ces situations et abandons administratifs ainsi que le manque de coopération entre les institutions.
Alors que la France vient d’annoncer la Saison Méditerranée 2026 et que la culture se construit avec celles et ceux qui la font vivre, nous appelons à une diligente gestion des renouvellements des titres de séjour de tous les artistes étrangers en règle et, à minima, le respect de la prolongation immédiate de l'API (attestation de prolongation d’instruction).
Ne suspendons pas la vie des artistes étrangers ! Accordons-leur des conditions dignes, respectueuses et sereines d’exercer leur art, d’enrichir nos scènes et faire battre le cœur de nos publics.
Premiers signataires :
Arty Farty
Art Rock
Bi:Pole
Cabaret Sauvage
Cultures du CSur 13
DouceSoeur
Halle Tropisme
Friche la La Belle de Mai
Fulu Miziki
Gros:Œuvre
J’accueille
JetLag Gang
La Mez
La Sirène
Festival Le Bon Air
Les Eurockéennes
Le Sucre
Les Trans Musicales de Rennes
Les Vieilles Charrues
Nyege Nyege
Savoir Faire
Savon Noire
Stand High Patrol
Singa
Tshegue
Villes des musiques du Monde
Coordination - s.guidon@bi-pole.org
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Le problème
Les programmations artistiques de nos lieux, événements, festivals ont à cœur de faire entendre et donner à voir des artistes de tous horizons esthétiques, culturels, géographiques. C'est le mouvement entre héritage et émergence, hospitalité et rayonnement, scènes locales et sono mondiale qui fait la richesse de nos scènes. Cette diversité, souhaitée par nos publics et encouragée par la diplomatie culturelle, est pourtant de plus en plus difficile à faire vivre dans notre pays terre d’asile de longue date pour les artistes du monde entier.
Au-delà des complexités d'obtention des titres de séjour, dont l’État a prévu d'augmenter le tarif de 50%, les artistes étrangers en situation de précarité administrative font aussi face à de grandes difficultés de régularisation. Les Artistes de la formation Fulu Miziki, originaires de Kinshasa résident et exercent leur activité en France depuis 2021. Pourtant, comme de nombreux et nombreuses artistes, Fulu Miziki subissent des retards administratifs pour le renouvellement de leurs titres de séjour. Leur imminente tournée internationale est menacée d'être annulée.
Mais les conséquences sont bien plus graves.
Ces retards administratifs impactent durement leurs quotidiens et plongent ces artistes dans une précarité injuste et évitable : radiation de France Travail, gel des indemnités de l'intermittence du spectacle et incapacité d'exercer leur profession dans un cadre légal. Leur angoisse est amplifiée par le stress, la précarité, les loyers impayés, la faim et la peur des contrôles policiers. Les recours, tous les 30 jours, sont vains et les personnes interlocutrices sont absentes. Nous déplorons ces situations et abandons administratifs ainsi que le manque de coopération entre les institutions.
Alors que la France vient d’annoncer la Saison Méditerranée 2026 et que la culture se construit avec celles et ceux qui la font vivre, nous appelons à une diligente gestion des renouvellements des titres de séjour de tous les artistes étrangers en règle et, à minima, le respect de la prolongation immédiate de l'API (attestation de prolongation d’instruction).
Ne suspendons pas la vie des artistes étrangers ! Accordons-leur des conditions dignes, respectueuses et sereines d’exercer leur art, d’enrichir nos scènes et faire battre le cœur de nos publics.
Premiers signataires :
Arty Farty
Art Rock
Bi:Pole
Cabaret Sauvage
Cultures du CSur 13
DouceSoeur
Halle Tropisme
Friche la La Belle de Mai
Fulu Miziki
Gros:Œuvre
J’accueille
JetLag Gang
La Mez
La Sirène
Festival Le Bon Air
Les Eurockéennes
Le Sucre
Les Trans Musicales de Rennes
Les Vieilles Charrues
Nyege Nyege
Savoir Faire
Savon Noire
Stand High Patrol
Singa
Tshegue
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Pétition lancée le 5 mars 2026