NON à une pêche professionnelle, intensive et irrespectueuse sur la vilaine et affluents

Le problème

Depuis la création du barrage d'Arzal en 1972, la vilaine est devenue un grand lac tout en longueur sans aucune écluse entre ARZAL et Guipry. Jusqu'en 2013 ce fleuve côtier , domaine public fluvial, était la propriété de l’Etat et géré par lui. Lors de sa cession de la quasi-totalité du DPF  à la Région Bretagne la gestion de la Vilaine lui a donc été transmise.

Avant ce changement  les pêcheurs de loisirs aux lignes et aux engins (carrelet) cohabitaient  avec quelques pécheurs professionnels qui exerçait leur métier (à temps partiel ou à plein temps) avec les moyens et les technologies d’alors de manière raisonnable sur les lots A (35)  et B (56) de cette seule rivière de Bretagne ou la pêche professionnelle était autorisée. Il est important d’indiquer que jusqu’en 2013 les dates d’ouverture et fermeture de la pêche des carnassiers ‘brochet, perche et sandre’ ont été identiques sur la Vilaine 35 et 56 (le sandre étant arrivé en Vilaine dans les années 1970).

En suivi d’une insistante (et persuasive !) demande de quelques pêcheurs professionnels à la DDTM 35, le projet d’arrête de pêche 2014 du département d’Ile et Vilaine mis à consultation du public, décline une autorisation de pêche du sandre avec pour seule fermeture le mois d’avril. Celui du Morbihan reste cohérent afin, d’une part de globalement protéger la période de reproduction du sandre en n’autorisant pas sa pêche du 1er février à fin avril et d’autre part  afin de caler sa date d’ouverture sur celle du brochet dont on sait que les pratiques de pêche sont quasiment identiques.

A l’issue de la consultation, retoquant son administration, le Préfet d’Ile et Vilaine prend la sage décision de maintenir une période de fermeture identique pour le sandre et le brochet dans son arrêté 2014.

Toujours sous la pression de quelques professionnels ? à la demande de la DDTM 35 un rapport d’étude sera confié et réalisé au Cabinet RIVE publié de 15 décembre 2014 !...et pour lequel la FDAAPPMA du Morbihan, consultée  le 30 octobre, avait soigneusement apportée ses remarques ‘sur cette étonnante consultation ’ le 12 novembre en ayant pris soin d’en adresser une copie à Monsieur Le Président de la Région Bretagne. Ce rapport sera un ‘flop’ et fera ‘plouf’ !            En 2018 vrai retournement de situation, à la demande de la FDAAPPMA 35 l’arrêté préfectoral d’Ile et Vilaine décline la fermeture de la pêche du Sandre jusqu’au 20 mai et accorde un filet de 300m supplémentaire en maille de 300x300 pour la pêche du silure au détenteur d’un droit de pêche professionnel sur le lot A (35). 

Si le droit lié à la pratique de la pêche professionnelle a évolué (compagnon et aide notamment), si la pêche de l’espèce silure est ciblée alors que celle de l’anguille n’est seulement possible qu’à des périodes limitées la pêche du mulet sur la Vilaine permettait, en maintenant une pression raisonnable de pêche professionnelle d’éviter de prendre d’inutiles risques pour le brochet et le sandre .

De 2016 à 2018 et cette dernière année particulièrement les pêcheurs de loisirs du Morbihan signalent de nombreux constats sur le lot B (56) et font remonter leur légitime colère à leurs AAPPMA, à leur ADAPAEF et leur Fédération départementale ainsi qu’à l’administration :

-         Pêche de jour comme de nuit

-         Pêche dans les étiers

-         Captures de grande quantité de poissons (silure notamment)

-         Filets posés, quasiment bout à bout sur la largeur de la rivière

-         Bateau ‘en grande force moteur’ afin de pousser les poissons vers filets posés

-         Vitesse des bateaux sur l’eau non respectueuse des règles de navigations

-         Etc...

L’assemblée générale statutaire de l’aappma du Brochet de Basse Vilaine a été très animée en début d’année 2018 et celle de l’ADPAEF 56 l’a été tout quelques semaines plus tard : Les pêcheurs de loisirs considérant anormal et triste des agissements qu’ils considèrent être une forme de pillage intensif de la ressource et cela sans ou presque sans contrôles.

Le 11 juin 2018 les pêcheurs de loisir en colère ont à nouveau exposé leurs requêtes auprès du directeur de leur fédération afin de savoir si les services de l’état prenaient la mesure du problème.    Le 13 juin 2018 c’était Monsieur Le Préfet en personne qui était informés des agissements de la pêche professionnelle sur la Vilaine et du risque de trouble à l’ordre public qui pouvait en découler compte tenu de la tension extrême régnant sur la Basse Vilaine.

La Fédération de pêche du Morbihan prendra l’initiative d’une réunion entre les gestionnaires des structures de loisirs le 10 septembre à Thehillac : une centaine de pêcheurs en colère y ont exprimé leur désarroi considérant être abandonné  au profit d’une grande immunité pour les pêcheurs professionnels.

La Fédération en prend bonne note et s’engage à travailler le sujet auprès de l’administration départementale sur la durée des quatre derniers mois de l’année 2018.   

Pour nous le résultat est décevant et non satisfaisant car le Préfet rédige avec ses services l’arrêté préfectoral régissant les règles de pêches en eau douce 2019 et donc celles s’appliquant à la Vilaine en n’ayant répondu favorablement à aucune de nos revendications.

En 2019 constat est encore fait que la pêche professionnelle continue à détruire la ressource (poissons non maillés) (Pêche 24h-24h). Que penser de cette quantité  de mulet pour un poids de près de 2 tonnes débarquée le 23 août 2019 à la cale de mise à l’eau de Cran ? Pêche ou abus d’une méthode de pêche ?                                                                                                                                                    Même si la longueur des filets; (une aberration par rapport à leur hauteur !) est réglementée ne veut pas pas dire qu’elle soit respectée…La hauteur (chute) des filets et la dimension des mailles semblent laissées libre par l’administration... ce qui pour nous est aberrant et mériterait d’être discuté et encadré.

Pendant ce temps d’une année à l’autre, une partie des pêcheurs de loisirs aux lignes ou au carrelet, chagrinés et fatigués de tels dysfonctionnement pour le maintien d’une biodiversité   territoriale sur le moyen terme, cessant de pratiquer ne transmet plus l’intérêt à défendre notre belle rivière à leurs enfants et/ou petits enfants.  

Complémentairement les pêcheurs, reconnus sentinelles des rivières, de moins en moins nombreux au bord de l’eau, pourront t’ils tenir ce rôle de "lanceur d’information" sur des constats de dégradations, de pollutions ou tous autres événements pouvant entraîner des dysfonctionnements  qui sans leur présence sur le terrain ne seraient quasiment jamais signalés.

Monsieur le Préfet nous réclamons la suppression de la pêche professionnelle telle qu’elle se pratique actuellement

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collectif de pêcheurs de VilaineLanceur de pétition
Cette pétition avait 833 signataires

Le problème

Depuis la création du barrage d'Arzal en 1972, la vilaine est devenue un grand lac tout en longueur sans aucune écluse entre ARZAL et Guipry. Jusqu'en 2013 ce fleuve côtier , domaine public fluvial, était la propriété de l’Etat et géré par lui. Lors de sa cession de la quasi-totalité du DPF  à la Région Bretagne la gestion de la Vilaine lui a donc été transmise.

Avant ce changement  les pêcheurs de loisirs aux lignes et aux engins (carrelet) cohabitaient  avec quelques pécheurs professionnels qui exerçait leur métier (à temps partiel ou à plein temps) avec les moyens et les technologies d’alors de manière raisonnable sur les lots A (35)  et B (56) de cette seule rivière de Bretagne ou la pêche professionnelle était autorisée. Il est important d’indiquer que jusqu’en 2013 les dates d’ouverture et fermeture de la pêche des carnassiers ‘brochet, perche et sandre’ ont été identiques sur la Vilaine 35 et 56 (le sandre étant arrivé en Vilaine dans les années 1970).

En suivi d’une insistante (et persuasive !) demande de quelques pêcheurs professionnels à la DDTM 35, le projet d’arrête de pêche 2014 du département d’Ile et Vilaine mis à consultation du public, décline une autorisation de pêche du sandre avec pour seule fermeture le mois d’avril. Celui du Morbihan reste cohérent afin, d’une part de globalement protéger la période de reproduction du sandre en n’autorisant pas sa pêche du 1er février à fin avril et d’autre part  afin de caler sa date d’ouverture sur celle du brochet dont on sait que les pratiques de pêche sont quasiment identiques.

A l’issue de la consultation, retoquant son administration, le Préfet d’Ile et Vilaine prend la sage décision de maintenir une période de fermeture identique pour le sandre et le brochet dans son arrêté 2014.

Toujours sous la pression de quelques professionnels ? à la demande de la DDTM 35 un rapport d’étude sera confié et réalisé au Cabinet RIVE publié de 15 décembre 2014 !...et pour lequel la FDAAPPMA du Morbihan, consultée  le 30 octobre, avait soigneusement apportée ses remarques ‘sur cette étonnante consultation ’ le 12 novembre en ayant pris soin d’en adresser une copie à Monsieur Le Président de la Région Bretagne. Ce rapport sera un ‘flop’ et fera ‘plouf’ !            En 2018 vrai retournement de situation, à la demande de la FDAAPPMA 35 l’arrêté préfectoral d’Ile et Vilaine décline la fermeture de la pêche du Sandre jusqu’au 20 mai et accorde un filet de 300m supplémentaire en maille de 300x300 pour la pêche du silure au détenteur d’un droit de pêche professionnel sur le lot A (35). 

Si le droit lié à la pratique de la pêche professionnelle a évolué (compagnon et aide notamment), si la pêche de l’espèce silure est ciblée alors que celle de l’anguille n’est seulement possible qu’à des périodes limitées la pêche du mulet sur la Vilaine permettait, en maintenant une pression raisonnable de pêche professionnelle d’éviter de prendre d’inutiles risques pour le brochet et le sandre .

De 2016 à 2018 et cette dernière année particulièrement les pêcheurs de loisirs du Morbihan signalent de nombreux constats sur le lot B (56) et font remonter leur légitime colère à leurs AAPPMA, à leur ADAPAEF et leur Fédération départementale ainsi qu’à l’administration :

-         Pêche de jour comme de nuit

-         Pêche dans les étiers

-         Captures de grande quantité de poissons (silure notamment)

-         Filets posés, quasiment bout à bout sur la largeur de la rivière

-         Bateau ‘en grande force moteur’ afin de pousser les poissons vers filets posés

-         Vitesse des bateaux sur l’eau non respectueuse des règles de navigations

-         Etc...

L’assemblée générale statutaire de l’aappma du Brochet de Basse Vilaine a été très animée en début d’année 2018 et celle de l’ADPAEF 56 l’a été tout quelques semaines plus tard : Les pêcheurs de loisirs considérant anormal et triste des agissements qu’ils considèrent être une forme de pillage intensif de la ressource et cela sans ou presque sans contrôles.

Le 11 juin 2018 les pêcheurs de loisir en colère ont à nouveau exposé leurs requêtes auprès du directeur de leur fédération afin de savoir si les services de l’état prenaient la mesure du problème.    Le 13 juin 2018 c’était Monsieur Le Préfet en personne qui était informés des agissements de la pêche professionnelle sur la Vilaine et du risque de trouble à l’ordre public qui pouvait en découler compte tenu de la tension extrême régnant sur la Basse Vilaine.

La Fédération de pêche du Morbihan prendra l’initiative d’une réunion entre les gestionnaires des structures de loisirs le 10 septembre à Thehillac : une centaine de pêcheurs en colère y ont exprimé leur désarroi considérant être abandonné  au profit d’une grande immunité pour les pêcheurs professionnels.

La Fédération en prend bonne note et s’engage à travailler le sujet auprès de l’administration départementale sur la durée des quatre derniers mois de l’année 2018.   

Pour nous le résultat est décevant et non satisfaisant car le Préfet rédige avec ses services l’arrêté préfectoral régissant les règles de pêches en eau douce 2019 et donc celles s’appliquant à la Vilaine en n’ayant répondu favorablement à aucune de nos revendications.

En 2019 constat est encore fait que la pêche professionnelle continue à détruire la ressource (poissons non maillés) (Pêche 24h-24h). Que penser de cette quantité  de mulet pour un poids de près de 2 tonnes débarquée le 23 août 2019 à la cale de mise à l’eau de Cran ? Pêche ou abus d’une méthode de pêche ?                                                                                                                                                    Même si la longueur des filets; (une aberration par rapport à leur hauteur !) est réglementée ne veut pas pas dire qu’elle soit respectée…La hauteur (chute) des filets et la dimension des mailles semblent laissées libre par l’administration... ce qui pour nous est aberrant et mériterait d’être discuté et encadré.

Pendant ce temps d’une année à l’autre, une partie des pêcheurs de loisirs aux lignes ou au carrelet, chagrinés et fatigués de tels dysfonctionnement pour le maintien d’une biodiversité   territoriale sur le moyen terme, cessant de pratiquer ne transmet plus l’intérêt à défendre notre belle rivière à leurs enfants et/ou petits enfants.  

Complémentairement les pêcheurs, reconnus sentinelles des rivières, de moins en moins nombreux au bord de l’eau, pourront t’ils tenir ce rôle de "lanceur d’information" sur des constats de dégradations, de pollutions ou tous autres événements pouvant entraîner des dysfonctionnements  qui sans leur présence sur le terrain ne seraient quasiment jamais signalés.

Monsieur le Préfet nous réclamons la suppression de la pêche professionnelle telle qu’elle se pratique actuellement

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Les décisionnaires

Mr le Prefet du Morbihan
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Mr le préfet de la région Bretagne
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