MORT ANNONÇÉE DU DIPLÔME D'ÉTAT

Le problème

 

 

 

 

 

 

 

MORT ANNONCÉE DU DIPLÔME D’ETAT

 

Nous avions de grandes ambitions pour les futurs professeurs de danse diplômés d’État avec la proposition de loi « visant à professionnaliser l’enseignement de la danse en tenant compte de la diversité des pratiques ». Lors de notre audition du 15 février dernier, qui devait sceller les prérogatives du futur D.E., nous avons eu la mauvaise surprise d’entendre que celui-ci ne sera plus obligatoire pour enseigner les disciplines classique, contemporain, jazz, et potentiellement hip hop.

En effet les députés, en charge de cette proposition de loi qui vise à ouvrir le champs du D.E. à toutes les disciplines qui ne sont pas règlementées à ce jour, doivent répondre au principe d’égalité qui régit notre constitution. Pour tenter de s’y conformer, ils souhaitent revenir sur le caractère obligatoire du D.E. pour enseigner la danse en s’attachant uniquement à l’usage du titre de professeur de danse.

Le choix de se former ou non est ainsi posé, laissant une large place à la profusion d’animateurs, détenteurs d’un C.Q.P. ou tout autre diplôme d’animation, qui pourront enseigner n’importe quelle discipline chorégraphique, y compris les trois disciplines actuellement sous obligation de D.E..

Certes l’usage du titre de « professeur » restera sous obligation de D.E. ou d’une dispense et seul un signalement auprès de la préfecture pourra inquiéter les contrevenants.

Nous refusons catégoriquement tout ce qui pourrait opposer les disciplines entre elles et favoriser un enseignement à deux vitesses. Cette refonte de la loi engendrera deux catégories d’enseignants :

  • Les « professeurs », déclarés comme tels car détenteurs du D.E., qui pourront enseigner, sous ce statut, notamment dans les instituts publics, comme les conservatoires.
  • Les « animateurs » (ou tout autre dénomination similaire) qui pourront donner des cours de danse dans des structures privées et associatives et dans n’importe quelle discipline, sous un statut inférieur.

Cette répartition élitiste de l’enseignement de la danse s’accompagnera inéluctablement d’une mise à mal de la rémunération des professionnels, sachant que certains d’entre eux, actuellement professeurs et reconnus comme tels, vont devoir être rétrogradés au statut d’animateur pour se conformer à la future loi. La concurrence déloyale induite confortera cette précarisation annoncée.

Le caractère contournable de cette loi impactera sans aucun doute les centres de formation habilités.

Depuis deux ans, la Fédération Des Artistes de la Danse défend la revalorisation du D.E. pour les disciplines académiques et se bat pour maintenir la danse dans son intégralité sous la tutelle du Ministère de la Culture. Les diplômes d’animateur de type C.Q.P., étant délivrés par des entités sportives, conduisent les futurs professionnels en-dehors de la mission culturelle de l’enseignement de la danse !

Sécuriser l’enseignement de la danse, tout particulièrement pour les enfants, est une priorité absolue que le D.E. permet de garantir. Après plus de 30 années d’existence, le D.E. a permis d’étendre sur le territoire une plus grande accessibilité à une qualité pédagogique ainsi qu’à l’éveil de vocations.

Limiter la reconnaissance apportée par le D.E., en termes de qualification et de rémunération, risque fortement de précariser et scinder un peu plus notre profession.

Nous tendons la main à tous ceux qui souhaitent défendre ces valeurs et sauver le Diplôme d'État institué en 1989 par des personnes connues et reconnues qui se sont battues pour que ce diplôme soit une réelle reconnaissance des professionnels de l’enseignement de la danse.

OUI À L'OBLIGATION DU D.E. pour les disciplines académiques.

 

 

 

 

 

avatar of the starter
F​.​D​.​A​.​D / U​.​D​.​S FÉDERATION DES ARTISTES DE LA DANSELanceur de pétitionFédération des artistes de la danse, créée pour promouvoir la danse sous toutes ses formes au ministère de la culture, et défendre les danseurs, professeurs, enseignants, artistes.

17 268

Le problème

 

 

 

 

 

 

 

MORT ANNONCÉE DU DIPLÔME D’ETAT

 

Nous avions de grandes ambitions pour les futurs professeurs de danse diplômés d’État avec la proposition de loi « visant à professionnaliser l’enseignement de la danse en tenant compte de la diversité des pratiques ». Lors de notre audition du 15 février dernier, qui devait sceller les prérogatives du futur D.E., nous avons eu la mauvaise surprise d’entendre que celui-ci ne sera plus obligatoire pour enseigner les disciplines classique, contemporain, jazz, et potentiellement hip hop.

En effet les députés, en charge de cette proposition de loi qui vise à ouvrir le champs du D.E. à toutes les disciplines qui ne sont pas règlementées à ce jour, doivent répondre au principe d’égalité qui régit notre constitution. Pour tenter de s’y conformer, ils souhaitent revenir sur le caractère obligatoire du D.E. pour enseigner la danse en s’attachant uniquement à l’usage du titre de professeur de danse.

Le choix de se former ou non est ainsi posé, laissant une large place à la profusion d’animateurs, détenteurs d’un C.Q.P. ou tout autre diplôme d’animation, qui pourront enseigner n’importe quelle discipline chorégraphique, y compris les trois disciplines actuellement sous obligation de D.E..

Certes l’usage du titre de « professeur » restera sous obligation de D.E. ou d’une dispense et seul un signalement auprès de la préfecture pourra inquiéter les contrevenants.

Nous refusons catégoriquement tout ce qui pourrait opposer les disciplines entre elles et favoriser un enseignement à deux vitesses. Cette refonte de la loi engendrera deux catégories d’enseignants :

  • Les « professeurs », déclarés comme tels car détenteurs du D.E., qui pourront enseigner, sous ce statut, notamment dans les instituts publics, comme les conservatoires.
  • Les « animateurs » (ou tout autre dénomination similaire) qui pourront donner des cours de danse dans des structures privées et associatives et dans n’importe quelle discipline, sous un statut inférieur.

Cette répartition élitiste de l’enseignement de la danse s’accompagnera inéluctablement d’une mise à mal de la rémunération des professionnels, sachant que certains d’entre eux, actuellement professeurs et reconnus comme tels, vont devoir être rétrogradés au statut d’animateur pour se conformer à la future loi. La concurrence déloyale induite confortera cette précarisation annoncée.

Le caractère contournable de cette loi impactera sans aucun doute les centres de formation habilités.

Depuis deux ans, la Fédération Des Artistes de la Danse défend la revalorisation du D.E. pour les disciplines académiques et se bat pour maintenir la danse dans son intégralité sous la tutelle du Ministère de la Culture. Les diplômes d’animateur de type C.Q.P., étant délivrés par des entités sportives, conduisent les futurs professionnels en-dehors de la mission culturelle de l’enseignement de la danse !

Sécuriser l’enseignement de la danse, tout particulièrement pour les enfants, est une priorité absolue que le D.E. permet de garantir. Après plus de 30 années d’existence, le D.E. a permis d’étendre sur le territoire une plus grande accessibilité à une qualité pédagogique ainsi qu’à l’éveil de vocations.

Limiter la reconnaissance apportée par le D.E., en termes de qualification et de rémunération, risque fortement de précariser et scinder un peu plus notre profession.

Nous tendons la main à tous ceux qui souhaitent défendre ces valeurs et sauver le Diplôme d'État institué en 1989 par des personnes connues et reconnues qui se sont battues pour que ce diplôme soit une réelle reconnaissance des professionnels de l’enseignement de la danse.

OUI À L'OBLIGATION DU D.E. pour les disciplines académiques.

 

 

 

 

 

avatar of the starter
F​.​D​.​A​.​D / U​.​D​.​S FÉDERATION DES ARTISTES DE LA DANSELanceur de pétitionFédération des artistes de la danse, créée pour promouvoir la danse sous toutes ses formes au ministère de la culture, et défendre les danseurs, professeurs, enseignants, artistes.

Mises à jour sur la pétition

Partager la pétition

Pétition lancée le 18 février 2024