Des moyens à la hauteur de la taille et des missions de la cité scolaire Marseilleveyre !


Des moyens à la hauteur de la taille et des missions de la cité scolaire Marseilleveyre !
Le problème
Nous tenons à vous faire part de nos vives préoccupations quant à la situation structurelle de la cité scolaire Marseilleveyre sur différents aspects.
Au cours de la semaine du 31 août dernier, semaine de leur rentrée, les élèves internes de Marseilleveyre ont appris successivement : qu’ils ne seraient finalement plus accueillis le dimanche soir à l’internat, et devaient trouver par leurs propres moyens une solution d’hébergement pour le dimanche soir ; puis que les internes élèves de 3ème étaient exclus de l’internat du jour au lendemain pour des questions de moyens de surveillance disponibles (et devaient retrouver une solution d’hébergement, ou bien une place dans leur collège de secteur).
Lesdits collégiens, après avoir empaqueté leurs affaires le vendredi 4 septembre dans le désarroi et l’incompréhension, ont finalement appris de retour chez eux que les deux dispositions précédentes étaient annulées, et qu’ils pouvaient revenir le dimanche soir.
L’internat de Marseilleveyre accueille des élèves de pôles sportifs espoirs ou nationaux, ayant produit depuis des années des efforts massifs pour réaliser leurs ambitions, exceller à la fois en sport et dans les études. Il accueille également des internes de la réussite, la plupart du temps élèves boursiers et méritants, qui ont fait le choix difficile d’être loin de chez eux pour étudier et réussir. Il accueille enfin des élèves ayant fait volontairement le choix d’un cursus particulier, par passion pour une langue, un pays, ou une pratique artistique. En tant qu’association de parents d’élèves, nous vous avouons ne pas comprendre comment ces élèves ont pu être ainsi traités. Quel exemple leur a été donné en cette rentrée ? Que leur est-il transmis sur la valeur et la récompense des efforts qui sont les leurs ? Et plus largement, que souhaitons-nous pour nos enfants dans les prochaines années ? Supprimer des places d’internat, réduire ces possibilités, ces fenêtres ouvertes sur l’avenir, pour des élèves que l’école publique s’honorerait pourtant à garder en son sein ?
Nous ne souhaitons toutefois pas rechercher les acteurs ou enchaînements qui ont conduit à ces événements, mais seulement contribuer à trouver des solutions pour que ce que les familles ont vécu en cette rentrée ne se reproduise plus à l’avenir.
Car cette situation récemment vécue n’est que la conséquence de problèmes anciens, qui concernent tous les élèves et les familles de l'établissement, et qui ont besoin d’être résolus de manière pérenne :
1) Nous, parents d’élèves de Marseilleveyre, sommes las des divisions des responsabilités et de l'inévitable "compétition" interne pour les moyens humains et matériels, entre le collège et le lycée Marseilleveyre.
Nous sommes las que le lycée, qui gère les installations communes telles que le réfectoire ou l’internat, doive opérer des distinctions entre lycéens et collégiens, par exemple dans l’accès à l’internat le mercredi, ou encore dans le traitement des difficultés d’accès au self (cf. CA octobre 2018). Nous sommes également las du « flou » qui entoure les installations du collège (bâtiments, sanitaires), sur lesquelles les demandes d’interventions structurelles doivent passer par le lycée et la Région, avec d’éventuelles demandes de co-financements du Département, soit des acteurs multiples et des processus lents et lourds, qui diluent les responsabilités et desservent les élèves et familles concernés. Collégiens, lycéens, nos enfants sont les mêmes, les familles sont les mêmes, et ont besoin d’une instance qui ne fasse pas de différence entre eux et se sente autant responsable des uns que des autres !
2) Nous, parents d’élèves de Marseilleveyre, constatons que les moyens qui sont attribués à l’établissement (collège et lycée confondus) sont insuffisants. Nous parlons ici d’une cité scolaire de plus de 2000 élèves, avec un internat de plus de 120 places (l’un des deux seuls internats mixtes de Marseille), 13 hectares de parc et d’installations (pas toujours récentes...), et une labellisation Génération 2024 sur le sens et les effets de laquelle nous nous interrogeons dans le contexte actuel.
- Insuffisance des moyens en matière d’entretien structurel et de rénovation : d’après les informations en notre possession, la Région accorde à Marseilleveyre des crédits dans le meilleur des cas égaux à ceux d'autres établissements, alors que le nombre d’élèves, la présence d’un internat, d’un collège, d’une piscine, et l’ancienneté et l’état du bâti, rendent la situation de Marseilleveyre tout simplement incomparable, et que la simple logique fait comprendre que les besoins y sont plus importants. Cela fait pourtant longtemps que nous parents d’élèves pointons cette situation peu compréhensible par différents courriers et démarches.
- Insuffisance du taux d’encadrement éducatif et de surveillance (au collège comme au lycée) : nous constatons, au quotidien, l’impossibilité matérielle des AED à exercer leur tâche de manière efficace : à la fois à l’entrée pour filtrer les différents flux (en l’absence de portillon automatique, qui serait pourtant bien utile dans ce contexte), dans l’allée principale et les cours de récréation, à la vie scolaire et en permanence, au réfectoire (à faire leur maximum pour compenser les insuffisances d’un bâtiment de cantine dont l’accès et les files de distribution ont été conçus de manière trop réduite)... et à l’internat. Au sein de ce dernier, les besoins d’encadrement sont d’autant plus importants, que la diversité des profils des élèves internes est grande : leurs besoins, leurs horaires de sortie, de retour le soir, de repas, de déplacement sont en effet différents, en rapport avec les horaires d’entraînement différents et les contraintes des pôles sportifs.
Les acteurs en présence savent, vu les spécificités et la configuration de la cité – et cela a déjà été mis en évidence factuellement par le passé – que, outre les aménagements d’accès et de cantine ci-dessus évoqués, 2 à 3 postes d’encadrement supplémentaires au moins seraient nécessaires sur la cité. Ce sont donc ces postes que nous sollicitons à nouveau auprès de vous aujourd’hui.
Si la cité scolaire Marseilleveyre continue de fonctionner aujourd’hui (et d’autant plus dans le contexte actuel), c’est par l’investissement et le dévouement sans faille de ses personnels d’encadrement et d’éducation et de ses agents-chefs, qui ne comptent pas leurs heures et pallient du mieux qu’ils le peuvent ces insuffisances. Mais ce surinvestissement n’est pas éternel, et ne saurait faire oublier ce qui le suscite.
Nous attendons aujourd’hui des réponses aux questions légitimes des parents, et des actions pour faire évoluer les choses dans une direction positive. Croyez que nous sommes entièrement investis et à votre disposition pour collaborer sur ce sujet, et porter le point de vue des familles, issu de leur vécu concret. Nous vous prions d’agréer nos salutations respectueuses.
L’APEM (Association des Parents et Educateurs de Marseilleveyre)
Le problème
Nous tenons à vous faire part de nos vives préoccupations quant à la situation structurelle de la cité scolaire Marseilleveyre sur différents aspects.
Au cours de la semaine du 31 août dernier, semaine de leur rentrée, les élèves internes de Marseilleveyre ont appris successivement : qu’ils ne seraient finalement plus accueillis le dimanche soir à l’internat, et devaient trouver par leurs propres moyens une solution d’hébergement pour le dimanche soir ; puis que les internes élèves de 3ème étaient exclus de l’internat du jour au lendemain pour des questions de moyens de surveillance disponibles (et devaient retrouver une solution d’hébergement, ou bien une place dans leur collège de secteur).
Lesdits collégiens, après avoir empaqueté leurs affaires le vendredi 4 septembre dans le désarroi et l’incompréhension, ont finalement appris de retour chez eux que les deux dispositions précédentes étaient annulées, et qu’ils pouvaient revenir le dimanche soir.
L’internat de Marseilleveyre accueille des élèves de pôles sportifs espoirs ou nationaux, ayant produit depuis des années des efforts massifs pour réaliser leurs ambitions, exceller à la fois en sport et dans les études. Il accueille également des internes de la réussite, la plupart du temps élèves boursiers et méritants, qui ont fait le choix difficile d’être loin de chez eux pour étudier et réussir. Il accueille enfin des élèves ayant fait volontairement le choix d’un cursus particulier, par passion pour une langue, un pays, ou une pratique artistique. En tant qu’association de parents d’élèves, nous vous avouons ne pas comprendre comment ces élèves ont pu être ainsi traités. Quel exemple leur a été donné en cette rentrée ? Que leur est-il transmis sur la valeur et la récompense des efforts qui sont les leurs ? Et plus largement, que souhaitons-nous pour nos enfants dans les prochaines années ? Supprimer des places d’internat, réduire ces possibilités, ces fenêtres ouvertes sur l’avenir, pour des élèves que l’école publique s’honorerait pourtant à garder en son sein ?
Nous ne souhaitons toutefois pas rechercher les acteurs ou enchaînements qui ont conduit à ces événements, mais seulement contribuer à trouver des solutions pour que ce que les familles ont vécu en cette rentrée ne se reproduise plus à l’avenir.
Car cette situation récemment vécue n’est que la conséquence de problèmes anciens, qui concernent tous les élèves et les familles de l'établissement, et qui ont besoin d’être résolus de manière pérenne :
1) Nous, parents d’élèves de Marseilleveyre, sommes las des divisions des responsabilités et de l'inévitable "compétition" interne pour les moyens humains et matériels, entre le collège et le lycée Marseilleveyre.
Nous sommes las que le lycée, qui gère les installations communes telles que le réfectoire ou l’internat, doive opérer des distinctions entre lycéens et collégiens, par exemple dans l’accès à l’internat le mercredi, ou encore dans le traitement des difficultés d’accès au self (cf. CA octobre 2018). Nous sommes également las du « flou » qui entoure les installations du collège (bâtiments, sanitaires), sur lesquelles les demandes d’interventions structurelles doivent passer par le lycée et la Région, avec d’éventuelles demandes de co-financements du Département, soit des acteurs multiples et des processus lents et lourds, qui diluent les responsabilités et desservent les élèves et familles concernés. Collégiens, lycéens, nos enfants sont les mêmes, les familles sont les mêmes, et ont besoin d’une instance qui ne fasse pas de différence entre eux et se sente autant responsable des uns que des autres !
2) Nous, parents d’élèves de Marseilleveyre, constatons que les moyens qui sont attribués à l’établissement (collège et lycée confondus) sont insuffisants. Nous parlons ici d’une cité scolaire de plus de 2000 élèves, avec un internat de plus de 120 places (l’un des deux seuls internats mixtes de Marseille), 13 hectares de parc et d’installations (pas toujours récentes...), et une labellisation Génération 2024 sur le sens et les effets de laquelle nous nous interrogeons dans le contexte actuel.
- Insuffisance des moyens en matière d’entretien structurel et de rénovation : d’après les informations en notre possession, la Région accorde à Marseilleveyre des crédits dans le meilleur des cas égaux à ceux d'autres établissements, alors que le nombre d’élèves, la présence d’un internat, d’un collège, d’une piscine, et l’ancienneté et l’état du bâti, rendent la situation de Marseilleveyre tout simplement incomparable, et que la simple logique fait comprendre que les besoins y sont plus importants. Cela fait pourtant longtemps que nous parents d’élèves pointons cette situation peu compréhensible par différents courriers et démarches.
- Insuffisance du taux d’encadrement éducatif et de surveillance (au collège comme au lycée) : nous constatons, au quotidien, l’impossibilité matérielle des AED à exercer leur tâche de manière efficace : à la fois à l’entrée pour filtrer les différents flux (en l’absence de portillon automatique, qui serait pourtant bien utile dans ce contexte), dans l’allée principale et les cours de récréation, à la vie scolaire et en permanence, au réfectoire (à faire leur maximum pour compenser les insuffisances d’un bâtiment de cantine dont l’accès et les files de distribution ont été conçus de manière trop réduite)... et à l’internat. Au sein de ce dernier, les besoins d’encadrement sont d’autant plus importants, que la diversité des profils des élèves internes est grande : leurs besoins, leurs horaires de sortie, de retour le soir, de repas, de déplacement sont en effet différents, en rapport avec les horaires d’entraînement différents et les contraintes des pôles sportifs.
Les acteurs en présence savent, vu les spécificités et la configuration de la cité – et cela a déjà été mis en évidence factuellement par le passé – que, outre les aménagements d’accès et de cantine ci-dessus évoqués, 2 à 3 postes d’encadrement supplémentaires au moins seraient nécessaires sur la cité. Ce sont donc ces postes que nous sollicitons à nouveau auprès de vous aujourd’hui.
Si la cité scolaire Marseilleveyre continue de fonctionner aujourd’hui (et d’autant plus dans le contexte actuel), c’est par l’investissement et le dévouement sans faille de ses personnels d’encadrement et d’éducation et de ses agents-chefs, qui ne comptent pas leurs heures et pallient du mieux qu’ils le peuvent ces insuffisances. Mais ce surinvestissement n’est pas éternel, et ne saurait faire oublier ce qui le suscite.
Nous attendons aujourd’hui des réponses aux questions légitimes des parents, et des actions pour faire évoluer les choses dans une direction positive. Croyez que nous sommes entièrement investis et à votre disposition pour collaborer sur ce sujet, et porter le point de vue des familles, issu de leur vécu concret. Nous vous prions d’agréer nos salutations respectueuses.
L’APEM (Association des Parents et Educateurs de Marseilleveyre)
Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 15 octobre 2020