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Le cas d’Omar Khadr, citoyen canadien et ancien enfant-soldat, déshonore notre société et témoigne d’un mépris manifeste envers les obligations internationales du Canada.

Au cours des 10 années cauchemardesques qu’il a passées à Bagram et à Guantanamo, les droits d’Omar Khadr ont été violés à maintes reprises. Il a été privé du droit à l'application régulière de la loi, du droit à un procès équitable, du droit à la protection contre la torture et des droits découlant de la Convention relative aux droits de l'enfant et son Protocole facultatif concernant la participation d'enfants aux conflits armés.

Après des années d’inertie, le Canada a enfin accepté de le rapatrier en 2010, à condition qu’il passe une année de plus à Guantanamo. Personne n’a forcé le gouvernement à le faire. Le gouvernement a fait cette promesse de son propre gré. Cette année de plus s’est depuis écoulée, mais la demande de rapatriement accumule la poussière sur le bureau du Ministre. C’est tout simplement inacceptable.

Il y a quelques jours, le colonel de marine Jeffrey Colwell, avocat en chef de la défense des commissions militaires, a ouvertement accusé le Canada de miner les efforts des États Unis de conclure des transactions pénales. Si les États Unis « ne peuvent pas respecter leurs engagements, cela aura pour effet de dissuader d’autres de conclure de telles transactions. Toutes les parties impliquées pensaient que M. Khadr retournerait chez lui l’automne dernier. Nous sommes maintenant en juillet et il n’y est toujours pas retourné. »

Les Américains ont respecté leurs engagements. Omar Khadr a respecté ses engagements. Pourquoi le gouvernement canadien refuse-t-il d’en faire autant?

En voilà assez. Le Canada doit respecter son engagement et le ministre Toews doit sans plus tarder autoriser le retour de M. Khadr au Canada. Une promesse est une promesse.

Si des milliers de personnes se joignent à moi, nous pourrons forcer le Canada à respecter ses engagements. Le moment est venu de vous faire entendre. Signez la pétition et aidez-moi à rapatrier Omar Khadr.

Lgén l'honorable Roméo A. Dallaire (ret.), sénateur

Letter to
Monsieur le Ministre Toews
Premier ministre Harper
Je vous écris pour vous exhorter d’autoriser rapidement le rapatriement d’Omar Khadr, citoyen canadien et ancien enfant-soldat détenu à Guantánamo.

Au cours des 10 dernières années, les droits d’Omar Khadr ont été violés à maintes reprises. Il a été privé du droit à l'application régulière de la loi, du droit à un procès équitable, du droit à la protection contre la torture et des droits découlant de la Convention relative aux droits de l'enfant et son Protocole facultatif concernant la participation d'enfants aux conflits armés.

Juillet marque le 10e anniversaire de sa capture, alors qu’il était enfant-soldat. Omar Khadr continue d’être détenu en isolement cellulaire à Guantánamo. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous avons l’occasion de changer l’avenir et de rapatrier Omar Khadr.

En 2010, le Canada a accepté de le rapatrier, à condition qu’il passe une année de plus à Guantánamo. À la Chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Lawrence Cannon, avait indiqué que le Canada mettrait l’accord en œuvre. Or le gouvernement n’a rien fait, même si Omar Khadr est admissible au rapatriement depuis novembre 2011.

Les Américains ont respecté leurs engagements. Omar Khadr a respecté ses engagements. Le Canada doit maintenant respecter les siens. Une promesse est une promesse. Nous devons tenir parole.

Je vous demande d’autoriser immédiatement le rapatriement d’Omar Khadr au Canada.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.