JUSTICE POUR DJOMADJI FELIX !

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Le Samedi, 1er août, dans une vidéo diffusée par le média français France 24[1] devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir le corps sans vie de DJOMADJI Félix (27 ans), jeune migrant camerounais décédé suite à de violents coups portés à la tête par un policier marocain, à l’aide d’un objet contondant. Tout ceci sous le regard impuissant et affligé de ses compagnons de route d’une part et sous l’indifférence sidérante des policiers présents d’autre part.

Rappelons que depuis le 3 mai 1979, le Maroc a ratifié et adhéré au Pacte international relatif aux droits civils et politiques du Haut Commissariat des Nations Unies des droits droits  de l’homme portant sur les droits civils et politiques du 16 décembre 1966, dont l’article 6 consacre la protection du droit à la vie et l’article 7 l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants. S’agissant de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, instrument de référence de l’Union Africaine dont le Royaume du Maroc est membre, elle prévoit en son article 4 le respect de l’intégrité physique et morale de la personne humaine, et son article 5 porte sur  l’interdiction; de la torture physique ou morale, des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants.

En dressant le parallèle avec l’affaire Georges FLOYD, force est de souligner que ce drame a le mérite de remettre en lumière une fois de plus, la question des violences raciales d’une extrême gravité et des traitements inhumains et dégradants opérés par la police marocaine à l’égard des migrants Noirs africains, à telle point qu’on a le sentiment que partout dans le monde, il existerait un principe d’impunité en matière de violences et de bavures policières à l’encontre de cette race.

C’est la raison pour laquelle, nous, membre de  la Communauté Fondjomekwet de la Diaspora  lançons une pétition afin d’exiger des autorités policières et judiciaires marocaines qu’une justice impartiale et indépendante soit faite sur la mort de DJOMADJI Félix. Il est impératif que les circonstances de la mort de ce jeune camerounais soient clairement établies et que l’auteur ou les auteurs de ce meurtre soient poursuivis et condamnés. JE SUIS DJOMADJI FELIX !

 

On Saturday, 1 August, in a video broadcast by the French media France 24 [1] that has gone viral on social networks, we can see the lifeless body of DJOMADJI Félix (27), a young Cameroonian migrant who died after being violently hit on the head by a Moroccan policeman with a blunt object. All this under the helpless and afflicted gaze of his fellow travelers on the one hand and under the staggering indifference of the police officers present on the other hand.

Let us recall that since 3 May 1979, Morocco has ratified and acceded to the International Covenant on Civil and Political Rights of 16 December 1966 of the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights, article 6 of which enshrines the protection of the right to life and article 7 the prohibition of torture and cruel, inhuman and degrading treatment or punishment. Article 4 of the African Charter on Human and Peoples' Rights, a reference instrument of the African Union, of which the Kingdom of Morocco is a member, provides for respect for the physical and moral integrity of the human person, and article 5 prohibits physical or moral torture and cruel, inhuman and degrading treatment or punishment.

In drawing a parallel with the Georges Floyd case, it must be stressed that this tragedy has the merit of once again highlighting the extremely serious racial violence and inhuman and degrading treatment of black African migrants by the Moroccan police, to such an extent that there is a feeling that everywhere in the world there is a principle of impunity with regard to police violence and misconduct against that race.

This is why we, members of the Fondjomekwet Community of the Diaspora, are launching a petition to demand from the Moroccan police and judicial authorities that an impartial and independent justice be done on the death of DJOMADJI Félix. It is imperative that the circumstances of the death of this young Cameroonian be clearly established and that the author or authors of this murder be prosecuted and convicted.  I AM DJOMADJI FELIX!


[1] Disponible sur : https://observers.france24.com/fr/20200804-maroc-migrant-cameroun-police-campement-foret-tanger