Au théâtre ce soir : «Demain on rase gratis au Plessis-Robinson»

Le problème

Nous vivons une époque troublée, teintée d'individualisme et d'isolement, ferments de la peur et des clivages sociaux. Il est donc essentiel de réensemencer les villes de lieux de rencontre et de partage et de multiplier les points d'accès à la culture au lieu de la centraliser.

L'histoire du théâtre du Coteau au Plessis-Robinson (Hauts de Seine) est à ce point de vue emblématique de ce qui est en train d'arriver à la Culture en France (Cf. Cartocrise).

Ce petit théâtre de quartier de 90 places est un lieu d’échanges, un lieu de partage et de lien entre les habitants qui apprécient de s'y retrouver pour rire et s’émouvoir ensemble. C'est ce qu'on appelle un théâtre de proximité : un de ses spectateurs y venait même… en pantoufles ! Au lieu d’allumer la télévision, il descendait au "spectacle" juste en bas de chez lui.

Ce lieu de vie où se déroulent, outre les spectacles, des cours de théâtre - sur une vraie scène - des cours de comédie musicale et au sein du centre de loisirs et du gymnase attenants, de nombreuses activités manuelles, artistiques et sportives, est donc un peu l’âme du quartier. Il affiche d'ailleurs un taux d’occupation exceptionnel en ces temps de crise.

Il est pourtant scandaleusement voué à disparaître dans quelques mois.

Il ne sera pas réhabilité, il ne sera pas transformé en salle municipale ou associative ou en maison de quartier, il sera… rasé. Pour laisser place à un projet immobilier lucratif. Un certain Berry-Zèbre à Belleville a connu en son temps des péripéties similaires. La Culture contre le Capital, l’éternel pot de terre contre le pot de fer…

Certains rétorqueront que le nouveau Pôle culturel en construction dans le cœur de ville justifie cette décision. Il sera effectivement pourvu d’une salle de spectacle de 400 places – financée par la CAHB (Communauté d’Agglomération des Hauts-de Bièvre) - avec une fosse d'orchestre et un grand plateau.  Mais la vocation de cette nouvelle salle est bien différente de celle d'un théâtre de quartier. Aucune des petites compagnies qui faisaient la saison culturelle du Coteau ne jouera sur le grand plateau du Pôle Culturel qui a pour objectif d'accueillir de plus gros "shows". Les deux salles ne se font donc pas concurrence, elles se complètent.

Raser un tel lieu contribue à la mort des troupes théâtrales, dont la diversité est le symbole de l'exception culturelle française, particulièrement mise à mal ces derniers temps. 

Et plus que jamais aujourd'hui, notre société a besoin de lieux comme celui-ci qui créent de la rencontre, du lien, une culture partagée, de la tolérance. Et qui redonnent sa place à l'humain.

Monsieur le Maire du Plessis-Robinson, Messieurs les dirigeants de la CAHB, nous vous demandons instamment de vous placer de ce côté : du côté de l'humain et non de celui du profit à tout prix.

Cette pétition avait 512 signataires

Le problème

Nous vivons une époque troublée, teintée d'individualisme et d'isolement, ferments de la peur et des clivages sociaux. Il est donc essentiel de réensemencer les villes de lieux de rencontre et de partage et de multiplier les points d'accès à la culture au lieu de la centraliser.

L'histoire du théâtre du Coteau au Plessis-Robinson (Hauts de Seine) est à ce point de vue emblématique de ce qui est en train d'arriver à la Culture en France (Cf. Cartocrise).

Ce petit théâtre de quartier de 90 places est un lieu d’échanges, un lieu de partage et de lien entre les habitants qui apprécient de s'y retrouver pour rire et s’émouvoir ensemble. C'est ce qu'on appelle un théâtre de proximité : un de ses spectateurs y venait même… en pantoufles ! Au lieu d’allumer la télévision, il descendait au "spectacle" juste en bas de chez lui.

Ce lieu de vie où se déroulent, outre les spectacles, des cours de théâtre - sur une vraie scène - des cours de comédie musicale et au sein du centre de loisirs et du gymnase attenants, de nombreuses activités manuelles, artistiques et sportives, est donc un peu l’âme du quartier. Il affiche d'ailleurs un taux d’occupation exceptionnel en ces temps de crise.

Il est pourtant scandaleusement voué à disparaître dans quelques mois.

Il ne sera pas réhabilité, il ne sera pas transformé en salle municipale ou associative ou en maison de quartier, il sera… rasé. Pour laisser place à un projet immobilier lucratif. Un certain Berry-Zèbre à Belleville a connu en son temps des péripéties similaires. La Culture contre le Capital, l’éternel pot de terre contre le pot de fer…

Certains rétorqueront que le nouveau Pôle culturel en construction dans le cœur de ville justifie cette décision. Il sera effectivement pourvu d’une salle de spectacle de 400 places – financée par la CAHB (Communauté d’Agglomération des Hauts-de Bièvre) - avec une fosse d'orchestre et un grand plateau.  Mais la vocation de cette nouvelle salle est bien différente de celle d'un théâtre de quartier. Aucune des petites compagnies qui faisaient la saison culturelle du Coteau ne jouera sur le grand plateau du Pôle Culturel qui a pour objectif d'accueillir de plus gros "shows". Les deux salles ne se font donc pas concurrence, elles se complètent.

Raser un tel lieu contribue à la mort des troupes théâtrales, dont la diversité est le symbole de l'exception culturelle française, particulièrement mise à mal ces derniers temps. 

Et plus que jamais aujourd'hui, notre société a besoin de lieux comme celui-ci qui créent de la rencontre, du lien, une culture partagée, de la tolérance. Et qui redonnent sa place à l'humain.

Monsieur le Maire du Plessis-Robinson, Messieurs les dirigeants de la CAHB, nous vous demandons instamment de vous placer de ce côté : du côté de l'humain et non de celui du profit à tout prix.

Pétition fermée

Cette pétition avait 512 signataires

Partagez cette pétition

Les décisionnaires

Monsieur le Maire du Plessis-Robinson
Monsieur le Maire du Plessis-Robinson
Messieurs les dirigeants de la CAHB
Messieurs les dirigeants de la CAHB
Mises à jour sur la pétition