

Monsieur Ciotti, laissez nos enfants tranquilles !
Le problème
Éric Ciotti veut imposer dans les écoles niçoises des cérémonies autour du drapeau et du patriotisme. Une proposition qui instrumentalise l’école et la jeunesse et qui fait dangereusement écho aux cérémonies de lever des couleurs instaurées et généralisées sous Vichy. Nous refusons que nos enfants soient mis au garde-à-vous.
Nous refusons que l’école de la République devienne le théâtre de cérémonies patriotiques imposées au nom d’un patriotisme officiel.
L’école n’a pas pour mission de mettre les enfants au garde-à-vous. Elle doit apprendre à penser, à comprendre, à débattre, à exercer leur esprit critique et à faire vivre les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.
Cette proposition n’est pas anodine. Elle fait dangereusement écho à une histoire que nous ne pouvons pas oublier.
Le Musée de la Résistance en ligne rappelle qu’à partir de 1941, sous le régime de Vichy, les cérémonies de lever des couleurs se multiplient dans les établissements scolaires. Il était alors prévu que ces cérémonies aient lieu dans les établissements scolaires, élèves et enseignant·es réunis. La jeunesse était sommée de multiplier les manifestations de patriotisme, dans le cadre idéologique de la « Révolution nationale » et de la devise pétainiste:
« Travail, Famille, Patrie ».
Soyons précis : le salut au drapeau n’a pas été inventé par Pétain. Mais l’instrumentalisation de l’école et de la jeunesse par le régime de Vichy est une réalité historique documentée.
Alors, Monsieur Ciotti, pourquoi vouloir aujourd’hui remettre ce type de cérémonies au cœur de l’école de la République ? Un maire n’a pas à se substituer à l’Éducation nationale ni à intervenir dans les programmes et pratiques pédagogiques des écoles.
Et le contraste est saisissant. Ainsi vous supprimez 400 000 euros (0,07 % du budget de fonctionnement de la mairie de Nice !) pour les fournitures scolaires. Et vous trouvez les moyens de vouloir organiser des cérémonies patriotiques dans les écoles. Les familles ont besoin de soutien concret : ces 400 000 euros doivent être réinscrits dans le budget municipal et leur utilisation doit se faire en concertation avec la communauté éducative.
Nos enfants n’ont pas besoin de mises en scène patriotiques. Ils ont besoin de professeur·es, d’AESH et d’ATSEM, d’écoles entretenues et rénovées, de moyens pour l’éducation, de bibliothèques, de culture et de services publics.
Quand les écoles manquent de moyens, quand les bâtiments vieillissent, quand les personnels sont épuisés, votre priorité serait donc d’organiser des cérémonies patriotiques ?
Non.
Notre attachement au drapeau tricolore, à la République et à ses symboles n’appartient à personne. Il appartient à toutes celles et ceux qui font vivre la République, dans sa liberté, son égalité et sa fraternité.
Nous refusons que l’école de la République soit transformée en lieu de propagande patriotique, de nostalgie réactionnaire ou de mise au pas symbolique de la jeunesse. Face aux offensives de l’extrême droite, nous défendons une autre conception de la République : une école émancipatrice, laïque, ouverte, critique et profondément démocratique.
Nous appelons les citoyennes et les citoyens, les parents, les enseignant·es, les personnels de l’éducation, les associations et toutes celles et ceux attaché·es à l’école républicaine à signer cette pétition.
Nice le 30 août 2026,
L’APPEL 06 - contre le fascisme et pour une société plus juste -

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Le problème
Éric Ciotti veut imposer dans les écoles niçoises des cérémonies autour du drapeau et du patriotisme. Une proposition qui instrumentalise l’école et la jeunesse et qui fait dangereusement écho aux cérémonies de lever des couleurs instaurées et généralisées sous Vichy. Nous refusons que nos enfants soient mis au garde-à-vous.
Nous refusons que l’école de la République devienne le théâtre de cérémonies patriotiques imposées au nom d’un patriotisme officiel.
L’école n’a pas pour mission de mettre les enfants au garde-à-vous. Elle doit apprendre à penser, à comprendre, à débattre, à exercer leur esprit critique et à faire vivre les valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.
Cette proposition n’est pas anodine. Elle fait dangereusement écho à une histoire que nous ne pouvons pas oublier.
Le Musée de la Résistance en ligne rappelle qu’à partir de 1941, sous le régime de Vichy, les cérémonies de lever des couleurs se multiplient dans les établissements scolaires. Il était alors prévu que ces cérémonies aient lieu dans les établissements scolaires, élèves et enseignant·es réunis. La jeunesse était sommée de multiplier les manifestations de patriotisme, dans le cadre idéologique de la « Révolution nationale » et de la devise pétainiste:
« Travail, Famille, Patrie ».
Soyons précis : le salut au drapeau n’a pas été inventé par Pétain. Mais l’instrumentalisation de l’école et de la jeunesse par le régime de Vichy est une réalité historique documentée.
Alors, Monsieur Ciotti, pourquoi vouloir aujourd’hui remettre ce type de cérémonies au cœur de l’école de la République ? Un maire n’a pas à se substituer à l’Éducation nationale ni à intervenir dans les programmes et pratiques pédagogiques des écoles.
Et le contraste est saisissant. Ainsi vous supprimez 400 000 euros (0,07 % du budget de fonctionnement de la mairie de Nice !) pour les fournitures scolaires. Et vous trouvez les moyens de vouloir organiser des cérémonies patriotiques dans les écoles. Les familles ont besoin de soutien concret : ces 400 000 euros doivent être réinscrits dans le budget municipal et leur utilisation doit se faire en concertation avec la communauté éducative.
Nos enfants n’ont pas besoin de mises en scène patriotiques. Ils ont besoin de professeur·es, d’AESH et d’ATSEM, d’écoles entretenues et rénovées, de moyens pour l’éducation, de bibliothèques, de culture et de services publics.
Quand les écoles manquent de moyens, quand les bâtiments vieillissent, quand les personnels sont épuisés, votre priorité serait donc d’organiser des cérémonies patriotiques ?
Non.
Notre attachement au drapeau tricolore, à la République et à ses symboles n’appartient à personne. Il appartient à toutes celles et ceux qui font vivre la République, dans sa liberté, son égalité et sa fraternité.
Nous refusons que l’école de la République soit transformée en lieu de propagande patriotique, de nostalgie réactionnaire ou de mise au pas symbolique de la jeunesse. Face aux offensives de l’extrême droite, nous défendons une autre conception de la République : une école émancipatrice, laïque, ouverte, critique et profondément démocratique.
Nous appelons les citoyennes et les citoyens, les parents, les enseignant·es, les personnels de l’éducation, les associations et toutes celles et ceux attaché·es à l’école républicaine à signer cette pétition.
Nice le 30 août 2026,
L’APPEL 06 - contre le fascisme et pour une société plus juste -

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Pétition lancée le 30 août 2026