MOINS DE PESTICIDES dans la campagne des municipales en Tarn-et-Garonne

MOINS DE PESTICIDES dans la campagne des municipales en Tarn-et-Garonne

0 a signé. Prochain objectif : 200 !
Quand elle atteindra 200 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Jean CORREZE a lancé cette pétition adressée à CANDIDATS AUX ELECTIONS MUNICIPALES

Habitants du Tarn-et-Garonne, résidant non loin de parcelles agricoles, nous recevons, du fait de la pulvérisation et de la dissémination des substances par le vent, des produits nocifs. Certains d’entre nous ont effectué un test mesurant le taux de glyphosate dans les urines, avec un taux trois ou quatre fois supérieur à d’autres personnes éloignées des parcelles agricoles. 

L’enquête récente effectuée aux environs de Montauban, pilotée par le docteur Donadio, ancien chef de service en hématologie, auprès de 1131 personnes, démontre une fois de plus la corrélation importante entre l’exposition aux pesticides et un taux anormalement élevé de cancers et de pathologies neurologiques ou endocriniennes, et ce à une distance de moins de 200 mètres des habitations.

Nous sommes extrêmement inquiets des conséquences pour notre santé, et, comme 96% des Français[1], nous souhaitons une interdiction d’épandage à 150 mètres au moins des habitations. L’arrêté ministériel, applicable au 1er janvier 2020, fixant les distances minimales d’épandage à 5 et 10 mètres des habitations, mais ouvrant la possibilité d’aménagements locaux, nous souhaitons dès à présent, un engagement fort pour protéger notre santé et celle de nos enfants.

Nous sommes extrêmement attachés au maintien de l’activité agricole sur notre territoire, et mesurons pleinement les difficultés que rencontrent aujourd’hui une grande partie des entrepreneurs agricoles. Pour autant, ce ne doit pas être à n’importe quel prix : des solutions alternatives et des modèles économiques viables existent ; et la santé des agriculteurs est également menacée, au tout premier chef. Nous tenons à insister sur le fait qu’il ne s’agit en aucune façon de pointer du doigt les agriculteurs, premières victimes des pesticides de synthèse sur le plan à la fois sanitaire et financier, mais de les protéger contre l’emprise des industriels qui sont les principaux responsables.

Rappelons que deux arrêtés municipaux anti-pesticides, à Sceaux et Gennevilliers, ont été récemment validés par le tribunal administratif, l'ordonnance du tribunal indiquant : « il ne saurait être sérieusement contesté que les produits dont l'utilisation est interdite par l'arrêté en litige […] constituent un danger grave pour les populations exposées ». La jurisprudence qui en découle nous invite à prendre des responsabilités au niveau communal, selon un principe de subsidiarité juridique reconnu par le tribunal en cas de carence avérée des services de l’Etat. Plus d'une centaine de communes françaises ont d’ores et déjà pris des décisions similaires.

Certains pesticides comme le glyphosate sont d’ores et déjà interdits à la vente sur le territoire national pour les particuliers, et interdits pour le traitement des espaces communaux, depuis le 1er janvier 2017. Pour autant, ils restent utilisés par certains agriculteurs, en dépit du principe de précaution, et malgré les nombreuses études, notamment celles du Centre International de recherche sur le cancer, classant le glyphosate comme « cancérogène probable ». Si ces produits sont interdits dans les espaces communaux, pourquoi continuer à les autoriser à proximité des habitations ?

Nous demandons aux candidats aux élections municipales de s'engager dès à présent à mettre en oeuvre tous les moyens pour assurer la sécurité sanitaire des habitants de leur commune.

[1] Selon un sondage IFOP-Agir pour l’environnement

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