

Mobilisation pour une famille de Châtillon
Le problème
A. a quitté son pays avec sa fille, alors encore bébé, pour échapper aux violences et protéger leur vie ainsi que leur dignité. Comme tant d'autres personnes, elles ont traversé un parcours migratoire extrêmement difficile avant d'arriver en France, avec l'espoir de trouver enfin un peu de sécurité dans un pays, notre pays qui se dit terre d’asile.
Aujourd'hui, cela fait sept ans que la famille de A. vit en France. Son deuxième enfant y est même né. Sa fille et son fils sont aujourd’hui scolarisés depuis sept et trois ans dans des écoles publiques de leur quartier à Châtillon. Au fil des années, la famille a tissé des liens forts avec son quartier. Elle est intégrée et participe à la vie locale : activités de parents d'élèves, distributions de légumes et chantiers agricoles de l'AMAP, entraide avec les voisins notamment pour les sorties d’école … Ceux qui la connaissent savent qu'il s'agit d'une famille solaire, discrète, respectueuse, généreuse et profondément investie dans la vie de la commune.
Pourtant, la famille de A est aujourd’hui victime d’agissements désagréables de la part de leur gardien. De ce fait, la famille s'est vu imposer, dans l'urgence, un changement d'hébergement. Le logement proposé est situé loin de Châtillon. Ce transfert contraint les enfants à quitter leur école, leurs amis, leurs enseignants et leur suivi éducatif, détruisant en quelques jours les repères qu'ils ont mis des années à construire et qui les stabilisaient jusqu’ici.
Cette décision est profondément injuste. Une famille qui a fait tous les efforts possibles pour s'intégrer et respecter les valeurs de la république française, qu’elle considère comme sa patrie aujourd’hui, ne devrait pas être contrainte de repartir de zéro du jour au lendemain.
Nous, voisins, amis, parents d'élèves, enseignants, membres d'associations et citoyens, demandons qu'une solution humaine et digne soit trouvée de toute urgence.
Nous demandons :
• le retour de la famille dans son hébergement actuel à Châtillon si une médiation permet de résoudre le conflit ;
• ou, si cela n'est pas possible, son relogement dans un hébergement décent, situé à Châtillon ou dans une commune voisine, afin de préserver la scolarité des enfants, leurs liens sociaux et leur équilibre.
Parce que l'hébergement d'urgence ne doit pas signifier l'instabilité permanente.
Parce que les enfants ne doivent pas être les victimes de décisions prises dans l'urgence.
Parce qu'après sept années passées à reconstruire une vie ici, cette famille mérite d'être traitée avec dignité et humanité.
Parce que notre pays doit garder les valeurs fondamentales d’accueil et de droit d’asile sur lesquelles il s’est construit.
Nous appelons les services de l'État, le 115, la Préfecture des Hauts-de-Seine et l'ensemble des acteurs concernés à trouver sans délai une solution juste, digne et durable.
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Le problème
A. a quitté son pays avec sa fille, alors encore bébé, pour échapper aux violences et protéger leur vie ainsi que leur dignité. Comme tant d'autres personnes, elles ont traversé un parcours migratoire extrêmement difficile avant d'arriver en France, avec l'espoir de trouver enfin un peu de sécurité dans un pays, notre pays qui se dit terre d’asile.
Aujourd'hui, cela fait sept ans que la famille de A. vit en France. Son deuxième enfant y est même né. Sa fille et son fils sont aujourd’hui scolarisés depuis sept et trois ans dans des écoles publiques de leur quartier à Châtillon. Au fil des années, la famille a tissé des liens forts avec son quartier. Elle est intégrée et participe à la vie locale : activités de parents d'élèves, distributions de légumes et chantiers agricoles de l'AMAP, entraide avec les voisins notamment pour les sorties d’école … Ceux qui la connaissent savent qu'il s'agit d'une famille solaire, discrète, respectueuse, généreuse et profondément investie dans la vie de la commune.
Pourtant, la famille de A est aujourd’hui victime d’agissements désagréables de la part de leur gardien. De ce fait, la famille s'est vu imposer, dans l'urgence, un changement d'hébergement. Le logement proposé est situé loin de Châtillon. Ce transfert contraint les enfants à quitter leur école, leurs amis, leurs enseignants et leur suivi éducatif, détruisant en quelques jours les repères qu'ils ont mis des années à construire et qui les stabilisaient jusqu’ici.
Cette décision est profondément injuste. Une famille qui a fait tous les efforts possibles pour s'intégrer et respecter les valeurs de la république française, qu’elle considère comme sa patrie aujourd’hui, ne devrait pas être contrainte de repartir de zéro du jour au lendemain.
Nous, voisins, amis, parents d'élèves, enseignants, membres d'associations et citoyens, demandons qu'une solution humaine et digne soit trouvée de toute urgence.
Nous demandons :
• le retour de la famille dans son hébergement actuel à Châtillon si une médiation permet de résoudre le conflit ;
• ou, si cela n'est pas possible, son relogement dans un hébergement décent, situé à Châtillon ou dans une commune voisine, afin de préserver la scolarité des enfants, leurs liens sociaux et leur équilibre.
Parce que l'hébergement d'urgence ne doit pas signifier l'instabilité permanente.
Parce que les enfants ne doivent pas être les victimes de décisions prises dans l'urgence.
Parce qu'après sept années passées à reconstruire une vie ici, cette famille mérite d'être traitée avec dignité et humanité.
Parce que notre pays doit garder les valeurs fondamentales d’accueil et de droit d’asile sur lesquelles il s’est construit.
Nous appelons les services de l'État, le 115, la Préfecture des Hauts-de-Seine et l'ensemble des acteurs concernés à trouver sans délai une solution juste, digne et durable.
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Pétition lancée le 18 juillet 2026