Les bals et les thés dansants en danger

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Mme la Ministre,

Nous osons espérer que ces quelques lignes vous parviendront, car la situation nous concernant est catastrophique et il semblerait que nous soyons tous oubliés dans cette catastrophe sanitaire et économique à laquelle nous faisons face.

Nous sommes des musiciens de bal, notre métier est de faire danser dans les salles et établissements qui nous accueillent pour faire passer du bon temps à notre public.

Aujourd’hui la danse est interdite, nous avons arrêté notre activité en mars et nous serons bien certainement les derniers à reprendre (si nous reprenons un jour, car il semble que le temps joue en notre défaveur)

Bien sûr, nous ne sommes pas représentatifs de cette immense majorité d’intermittents du spectacle qui, du fait de leur métier, pourront peut être envisager un redémarrage plus rapide. Mais qui seront les derniers à reprendre si on ne fait rien ?     Nous, les musiciens, qui faisons danser la France.

On ne parle pas de nous, ni des établissements qui nous reçoivent, les dancings, les guinguettes, les associations qui permettent à un large public de se retrouver.

L’accordéon, la danse, les guinguettes, qui représentent si bien la France vont bientôt disparaître si vous ne faites rien pour nous, si vous ne parlez pas de nous.

Nous avons tellement de choses à proposer pour permettre à tous de reprendre dans des conditions optimales de sécurité, mais personne ne nous entend, nous sommes seuls dans notre problème mais pourtant, nous devrions avoir droit à cette écoute de votre part.

Que dire de notre statut ? Vous avez bien voulu repousser les droits jusqu’en aout 2021 et nous vous en remercions, mais que ferons nous quand on nous demandera le nombre d’heures effectuées pour le renouveler ? 

Les établissements qui nous accueillent et qui, pour le moment, sont toujours fermés, vont ils se relever ? Et les associations, qui n'osent plus rien organiser tant elles ont de contraintes à respecter, vont elles se décider un jour à reprendre leurs activités ?

En attendant ces réponses, le temps passe et nous sommes de plus en plus pessimistes.

Si vous ne faîtes rien pour nous, les "musiciens de bal", nous sommes fichus et nos organisateurs aussi.

Je terminerai en disant que notre clientèle est, elle aussi touchée de plein fouet par cette catastrophe, ils ne sortent plus, ne voient plus leurs amis, ne dansent plus. Vous ne mesurez pas l’impact psychologique sur cette population qui n’en peut plus d’attendre quand elle voit cette jeunesse à la sortie des matchs de football se contaminer les uns les autres en faisant n’importe quoi. Notre clientèle est respectueuse et demande juste qu’on lui fasse confiance.

J’espère sincèrement que nous aurons une réponse, et nous souhaiterions tellement que vous puissiez nous recevoir pour enfin parler de nous et de notre métier qui représente si bien la France

Très cordialement