Reversez les amendes pour non respect du confinement à l’Hôpital public français !

Le problème

Les mesures généralisées de confinement et les gestes barrière sont indispensables face à la pandémie et la situation exceptionnelle et grave que nous vivons sur notre territoire. Chacun est appelé au civisme et à la responsabilité en co-solidarité : en se protégeant soi, on protège les autres.  

Le Ministre de l’Intérieur dressait un premier bilan le 2 avril du non-respect des mesures de confinement :  406 283 procès-verbaux (sur 6, 7 millions de contrôles) ont été dressés par les forces de l'ordre depuis l'entrée en vigueur du confinement le 17 mars. Soit à minima une somme non négligeable de 55 millions d’euros (calcul « plancher » sans les majorations*).

Bien sûr ces amendes reviennent dans les caisses de l’Etat, cependant au vu des réalités de la situation que nous vivons : nous demandons que la somme des verbalisations dressées dans le cadre du non- respect des règles de confinement soit versée intégralement, et en transparence devant les citoyens, aux hôpitaux publics de France. Là où depuis fin février, onze mois après la mobilisation et les grèves dans les urgences…le personnel soignant, dans des conditions de travail et de santé déjà dégradées, risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Sans répit.

Quelles réalités ?

-        Une « pandémie » qui a verrouillée le monde entier, exceptionnelle par sa force, son ampleur et son caractère inédit. Ailleurs et ici, ce n’est pas qu’une crise sanitaire mais bien une crise globale ayant déjà des répercussions fortes sur l’économie, les secteurs sociaux, le lien et la vie collective, le devenir des Français, encore plus incertain et précaire pour les oubliés par le système ou les personnes les plus marginalisées.  Ce n’est pas qu’une crise conjoncturelle. Elle appelle à repenser nos modèles et nos sociétés.

-       Les réalités à laquelle nous faisons face, et encore plus les personnels de santé, les soignants, les aidants, sont : un sous– équipement chronique, des conditions de travail détériorées, et une incapacité à gérer à la hauteur cette épidémie dans notre pays face à des pénuries de matériel médical, de lits et de places, et même pire, nous l’avons vécu, de masques pour protéger les soignants, en première ligne, mais également les pompiers, les policiers… Ce résultat très concret et violent est le résultat d’un désinvestissement structurel très clair de l’Etat français dans l’Hôpital public et les services sociaux publics depuis des années. Pourtant l’Hôpital public est le seul à même de garantir l’accès de tous à la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou d’identité, répondant aux besoins des populations et près de chez eux. C’est notre bien public et nous ne voulons pas plus d’exclus après cette pandémie.

-        Plutôt que des discours moralisateurs des responsables politiques, et dernièrement les mots inacceptables du Préfet Lallement, nous pensons qu’une sanction dont l’amende est reversée aux soignants et à notre système de santé n’a pas le même sens pour les citoyens et appelle même à plus de responsabilisation. C’est aussi une possibilité pour l’Etat de montrer, plus en redevabilité, où ces sommes sont reversées, à défaut de pouvoir organiser un budget national participatif où nous pourrions décider de l’affectation de nos impôts.

-        Ce juste retour dans les caisses de l’Hôpital public est bien sur peau de chagrin face à l’ampleur des besoins mais il revêt un caractère symbolique et solidaire. Transférer la punition et l’amende en soutien à l’Hôpital est un petit pas pour changer un peu la donne et Ensemble.  

La santé est un bien commun, c'est en pensant collectif que nous devons agir.

Cette crise est peut-être le moment de changer, pour le mieux.

 

 

* Notes : Depuis le 17 mars afin de limiter la propagation du virus, les déplacements ne seront autorisés que sur attestation justifiant la nécessité de quitter son domicile pour certains motifs, limitativement énumérés à l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

Le non-respect des mesures de confinement est sanctionné d’une amende de 135 euros. Cette dernière peut être majorée à 375 euros.

Depuis, l’article 3 du décret 2020-293 du 23 mars 2020 est venu apporter des précisions supplémentaires concernant les déplacements autorisés. Ainsi, de nouveaux motifs d’autorisation de sortie ont été ajoutés à l’attestation de déplacement dérogatoire. Avec ce dernier décret, désormais, les contrevenants s’exposent à une amende de 1 500 euros en cas de récidive dans les 15 jours.

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Carole CPZLanceur de pétition
Cette pétition avait 327 signataires

Le problème

Les mesures généralisées de confinement et les gestes barrière sont indispensables face à la pandémie et la situation exceptionnelle et grave que nous vivons sur notre territoire. Chacun est appelé au civisme et à la responsabilité en co-solidarité : en se protégeant soi, on protège les autres.  

Le Ministre de l’Intérieur dressait un premier bilan le 2 avril du non-respect des mesures de confinement :  406 283 procès-verbaux (sur 6, 7 millions de contrôles) ont été dressés par les forces de l'ordre depuis l'entrée en vigueur du confinement le 17 mars. Soit à minima une somme non négligeable de 55 millions d’euros (calcul « plancher » sans les majorations*).

Bien sûr ces amendes reviennent dans les caisses de l’Etat, cependant au vu des réalités de la situation que nous vivons : nous demandons que la somme des verbalisations dressées dans le cadre du non- respect des règles de confinement soit versée intégralement, et en transparence devant les citoyens, aux hôpitaux publics de France. Là où depuis fin février, onze mois après la mobilisation et les grèves dans les urgences…le personnel soignant, dans des conditions de travail et de santé déjà dégradées, risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Sans répit.

Quelles réalités ?

-        Une « pandémie » qui a verrouillée le monde entier, exceptionnelle par sa force, son ampleur et son caractère inédit. Ailleurs et ici, ce n’est pas qu’une crise sanitaire mais bien une crise globale ayant déjà des répercussions fortes sur l’économie, les secteurs sociaux, le lien et la vie collective, le devenir des Français, encore plus incertain et précaire pour les oubliés par le système ou les personnes les plus marginalisées.  Ce n’est pas qu’une crise conjoncturelle. Elle appelle à repenser nos modèles et nos sociétés.

-       Les réalités à laquelle nous faisons face, et encore plus les personnels de santé, les soignants, les aidants, sont : un sous– équipement chronique, des conditions de travail détériorées, et une incapacité à gérer à la hauteur cette épidémie dans notre pays face à des pénuries de matériel médical, de lits et de places, et même pire, nous l’avons vécu, de masques pour protéger les soignants, en première ligne, mais également les pompiers, les policiers… Ce résultat très concret et violent est le résultat d’un désinvestissement structurel très clair de l’Etat français dans l’Hôpital public et les services sociaux publics depuis des années. Pourtant l’Hôpital public est le seul à même de garantir l’accès de tous à la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou d’identité, répondant aux besoins des populations et près de chez eux. C’est notre bien public et nous ne voulons pas plus d’exclus après cette pandémie.

-        Plutôt que des discours moralisateurs des responsables politiques, et dernièrement les mots inacceptables du Préfet Lallement, nous pensons qu’une sanction dont l’amende est reversée aux soignants et à notre système de santé n’a pas le même sens pour les citoyens et appelle même à plus de responsabilisation. C’est aussi une possibilité pour l’Etat de montrer, plus en redevabilité, où ces sommes sont reversées, à défaut de pouvoir organiser un budget national participatif où nous pourrions décider de l’affectation de nos impôts.

-        Ce juste retour dans les caisses de l’Hôpital public est bien sur peau de chagrin face à l’ampleur des besoins mais il revêt un caractère symbolique et solidaire. Transférer la punition et l’amende en soutien à l’Hôpital est un petit pas pour changer un peu la donne et Ensemble.  

La santé est un bien commun, c'est en pensant collectif que nous devons agir.

Cette crise est peut-être le moment de changer, pour le mieux.

 

 

* Notes : Depuis le 17 mars afin de limiter la propagation du virus, les déplacements ne seront autorisés que sur attestation justifiant la nécessité de quitter son domicile pour certains motifs, limitativement énumérés à l’article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19.

Le non-respect des mesures de confinement est sanctionné d’une amende de 135 euros. Cette dernière peut être majorée à 375 euros.

Depuis, l’article 3 du décret 2020-293 du 23 mars 2020 est venu apporter des précisions supplémentaires concernant les déplacements autorisés. Ainsi, de nouveaux motifs d’autorisation de sortie ont été ajoutés à l’attestation de déplacement dérogatoire. Avec ce dernier décret, désormais, les contrevenants s’exposent à une amende de 1 500 euros en cas de récidive dans les 15 jours.

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Carole CPZLanceur de pétition

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