La RAMQ doit payer les soins de transition des personnes trans et non-binaires.

Le problème

Le Québec a déjà été à l'avant-garde des droits LGBTQ+. Maintenant il traîne de la patte derrière les autres provinces et territoires du Canada. Au Québec seul les chirurgies des organes sexuels des personnes trans ainsi que la mastectomie pour les personnes assignées “femelle” à la naissance sont couverts par la RAMQ. Tout le reste des soins sont considérés comme étant "esthétiques".

Au Yukon, la majorité des soins reliés à la transition sont couverts. Le comble dans tout celà c'est que les Yukonais.e.s sont envoyés à Montréal pour recevoir leurs soins.

Pourtant certains de ces soins sont couverts pour les femmes cisgenres. Par exemple, les femmes ayant souffert un débalancement hormonal peuvent avoir droit à l'épilation à l'électrolyse. Il y a toutes sortes d'exceptions pour des soins esthétiques à la RAMQ... mais pas pour nous. D'autre part, pour les personnes trans-féminines, le retrait des caractéristiques masculines n'est pas payé alors que la mastectomie, qui elle est couverte, est essentiellement le retrait des caractéristiques féminines chez les personnes trans-masculines.

Aucun accès à des soins pour un suivi dans notre transition n'est couvert, mis à part celui de l'endocrinologue. Pas d'orthophoniste ou de chirurgie pour ajuster notre voix. Pas de chirurgie de féminisation ou de masculinisation du visage ou du corps, pas de transplantation de cheveux pour les personnes trans-féminines ayant souffert de calvitie. Les hormones doivent être payées pour le reste de nos jours et nous n'avons même pas accès à des hormones bio-identiques. Une grande partie du personnel du système n’est pas formé adéquatement pour s’occuper de la clientèle trans ou non-binaire.

Tout comme l'attirance sexuelle, être trans ou non-binaire n'est pas un choix, une maladie mentale, une croyance ou une mode. C'est qui nous sommes. Peu importe que nous ayons commencé notre transition ou non. Peu importe si les gens peuvent le déceler ou non. La détresse que nous vivons par rapport à notre identité de genre affecte plusieurs facettes de notre vie. Ça a toutes sortes d’impacts tous plus insidieux les uns que les autres. Et tout celà en plus des autres problèmes que plus ou moins tout le monde peut vivre. Les impacts négatifs de notre souffrance ont un coût social élevé pour nos proches, les institutions publiques, le gouvernement et l'économie nationale. Le coût des soins est minime en comparaison. La couverture et l’accessibilité à des soins adéquats pourraient grandement diminuer cette souffrance et avoir un effet bénéfique pour la société.

Prenez le temps d’y réfléchir : 

Combien croyez-vous que ça coûte à l’État quand on couvre les multiples chirurgies, traitements, réhabilitations, invalidité pour;

- Quelqu'un se brise une jambe en faisant un sport dangereux

- Des chauffards récidivistes qui causent des accidents

- Les gens qui ne respectent pas les règles de sécurité

Ils sont responsables de leur condition. Nous ne le somme pas. 

La couverture et l’accès aux soins nécessaires à la transition n'est pas une question de vanité superficielle; c'est une question de dignité.

Avertissement de contenu sensible: Notre condition est la condition avec le plus haut taux de suicide. Combien celà coûte-t-il à l'État pour l’enquête policière, les démarches administratives, les démarches judiciaires, etc... 

 

 

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ATAQ - Association Trans Action QuébecLanceur de pétition

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Le problème

Le Québec a déjà été à l'avant-garde des droits LGBTQ+. Maintenant il traîne de la patte derrière les autres provinces et territoires du Canada. Au Québec seul les chirurgies des organes sexuels des personnes trans ainsi que la mastectomie pour les personnes assignées “femelle” à la naissance sont couverts par la RAMQ. Tout le reste des soins sont considérés comme étant "esthétiques".

Au Yukon, la majorité des soins reliés à la transition sont couverts. Le comble dans tout celà c'est que les Yukonais.e.s sont envoyés à Montréal pour recevoir leurs soins.

Pourtant certains de ces soins sont couverts pour les femmes cisgenres. Par exemple, les femmes ayant souffert un débalancement hormonal peuvent avoir droit à l'épilation à l'électrolyse. Il y a toutes sortes d'exceptions pour des soins esthétiques à la RAMQ... mais pas pour nous. D'autre part, pour les personnes trans-féminines, le retrait des caractéristiques masculines n'est pas payé alors que la mastectomie, qui elle est couverte, est essentiellement le retrait des caractéristiques féminines chez les personnes trans-masculines.

Aucun accès à des soins pour un suivi dans notre transition n'est couvert, mis à part celui de l'endocrinologue. Pas d'orthophoniste ou de chirurgie pour ajuster notre voix. Pas de chirurgie de féminisation ou de masculinisation du visage ou du corps, pas de transplantation de cheveux pour les personnes trans-féminines ayant souffert de calvitie. Les hormones doivent être payées pour le reste de nos jours et nous n'avons même pas accès à des hormones bio-identiques. Une grande partie du personnel du système n’est pas formé adéquatement pour s’occuper de la clientèle trans ou non-binaire.

Tout comme l'attirance sexuelle, être trans ou non-binaire n'est pas un choix, une maladie mentale, une croyance ou une mode. C'est qui nous sommes. Peu importe que nous ayons commencé notre transition ou non. Peu importe si les gens peuvent le déceler ou non. La détresse que nous vivons par rapport à notre identité de genre affecte plusieurs facettes de notre vie. Ça a toutes sortes d’impacts tous plus insidieux les uns que les autres. Et tout celà en plus des autres problèmes que plus ou moins tout le monde peut vivre. Les impacts négatifs de notre souffrance ont un coût social élevé pour nos proches, les institutions publiques, le gouvernement et l'économie nationale. Le coût des soins est minime en comparaison. La couverture et l’accessibilité à des soins adéquats pourraient grandement diminuer cette souffrance et avoir un effet bénéfique pour la société.

Prenez le temps d’y réfléchir : 

Combien croyez-vous que ça coûte à l’État quand on couvre les multiples chirurgies, traitements, réhabilitations, invalidité pour;

- Quelqu'un se brise une jambe en faisant un sport dangereux

- Des chauffards récidivistes qui causent des accidents

- Les gens qui ne respectent pas les règles de sécurité

Ils sont responsables de leur condition. Nous ne le somme pas. 

La couverture et l’accès aux soins nécessaires à la transition n'est pas une question de vanité superficielle; c'est une question de dignité.

Avertissement de contenu sensible: Notre condition est la condition avec le plus haut taux de suicide. Combien celà coûte-t-il à l'État pour l’enquête policière, les démarches administratives, les démarches judiciaires, etc... 

 

 

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