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Petitioning Ministre des Affaires Sociales, M. le Président de la République

Ministre des Affaires Sociales, M. le Président de la République: Joachim (7 mois) retenu par l'ASE, doit retrouver ses parents.

Joachim, un magnifique petit garçon, est né le 3 décembre 2012, pour le plus grand bonheur de ses parents.

Ces derniers ont eu à s'inquiéter lors de ses cinq mois passés de sa courbe de poids, qui ne décollait pas, et avançait en dents de scie. En conséquence le Lundi 13 Mai 2013 ils sont allés consulter un médecin généraliste homéopathe à Cadenet. La maman a évoqué son régime alimentaire, qui se trouve être le végétalisme et le médecin semblait être intéressé par celui-ci. Ils ont quitté rassurés le cabinet du médecin avec une simple prescription de CALCAREA PHOS. 30CH, des recommandations pour des farines pour bébé et une autre visite sous quinzaine.

Deux jours plus tard soit le Mercredi 15 Mai 2013 le médecin laisse un message sur la boîte vocale de la famille déclarant que Joachim est certainement carencé en vitamine B12 et que cela a causé un important retard dans son développement psychomoteur. Elle ajoute qu'elle a déposé en main propre une ordonnance pour une prise de sang dans la boite aux lettres des parents. Ordonnance ayant en réalité été déposée dans la boite aux lettre d'une voisine. Il faut savoir que lorsque l'on effectue quelques recherches sur internet en ce qui concerne le végétalisme, les premiers résultats apparaissant traitent justement des possibles carences en vitamine B12. La chasse aux sorcières commence alors. Toutefois il faut savoir que Joachim était nourri avec du lait infantile acheté en pharmacie et n'était donc pas sujet à un quelconque régime alimentaire particulier.

Le lendemain le Jeudi 16 Mai 2013 les parents ont une conversation téléphonique avec le médecin qui les enjoint à se rendre à l'hôpital de la Timone à Marseille le jour-même ou le lendemain afin de réaliser les examens sanguins et de consulter un neuropédiatre au sujet des éventuels troubles du développement. Les parents répondent qu'ils s'y rendront donc le lendemain ce qui leur laissera le temps de s'organiser d'ici là avec la famille et les amis présents sur Marseille si l'hôpital faisait le choix de garder Joachim, ce qui, considérant que c'était la veille du week-end de Pentecôte était fortement envisageable.

Le Vendredi 17 Mai 2013 les parents présentent Joachim aux urgences pédiatriques de la Timone. Ils sont reçus par le Dr.BREMOND qui dit s'être longuement entretenue avec le médecin qui a vu Joachim. Le régime alimentaire de la mère est encore évoqué. L'enfant est jugé être dans un état "gravissime" et un bilan sanguin est alors réalisé. Il passera ensuite près de 6h dans les couloirs des urgences sans recevoir de soins ni d'attention particulière hormis celle de ses parents qui réclament avec insistance de quoi faire chauffer un biberon alors qu'il est justement là selon leurs conclusions pour cause de dénutrition sévère et déshydratation et qu'il vient de subir une prise de sang.

Dans la journée le médecin en question, adresse un courrier à l'attention du Procureur de la République signalant une situation de mise en danger en argumentant par un examen clinique au résultat alarmant effectué à son cabinet le 13 Mai 2013. Les parents seront prévenus du signalement par la gendarmerie de CADENET alors qu'ils se trouvent déjà dans les locaux de l'hôpital.

Cependant que les parents se trouvaient à la Timone, le Dr.LIPARI, médecin PMI (Protection maternelle et infantile), ainsi que Mme BOIVIN, puéricultrice, se rendent à leur domicile et constatent qu'ils ne s'y trouvent pas. Ils concluent donc avoir suffisamment d'éléments pour solliciter une ordonnance de placement. Le Vice-procureur SORIANO ordonne immédiatement le placement provisoire de Joachim et le confie au conseil général du Vaucluse.

Durant les trois semaines que va durer l’hospitalisation de l’enfant, aucun soin ne lui sera prodigué, malgré un état déclaré extrêmement grave. Le personnel médical sera cependant très présent pour mettre une pression constante aux parents. Les analyses sanguines et urinaires révèleront une absence de carences et de marqueurs symptomatiques d’une dénutrition.

Malgré cela, et malgré la politesse et la patience dont ont fait preuve les parents, et dont le questionnement a toujours été sain et sincèrement intéressé auprès du personnel hospitalier, ce dernier a préféré rédiger un rapport les décrivant comme des personnes instables, inconscientes, dans le déni et l’opposition constante vis-à-vis de leur discours. Pire encore, ils ont jugé nécessaire de déclarer que les parents avaient refusé un scanner, ce qui est bien entendu faux, et diffamé le pédiatre qui s’était engagé à prendre en charge Joachim à sa sortie de l’hôpital, le Dr.LAURENCON en le déclarant être opposé à la vaccination. Lorsque la question de la vaccination s'est posée, les parents ont opté pour le DTP-Coqueluche, soit ceux qui sont imposés par la loi. L'hôpital a refusé de se contenter des obligatoires en expliquant qu'ils souhaitaient faire le plus de valences possibles et notamment les non-obligatoires ou ne pas faire de vaccins du tout. Le médecin dépêché spécialement pour faire pression sur les parents afin de les convaincre d'opter pour une large vaccination s'indignera de leur réponse en affirmant que de toute évidence les résidents du Vaucluse sont des arriérés qui ne jurent que par les produits bio et la consommation de légumes, une nouvelle attaque donc, au régime alimentaire de la maman. Rien ne leur a été épargné, et pourtant, ils ne demandaient que de l’aide, des conseils et une explication. Et la seule explication retenue de la part de tous les professionnels rencontrés fut la suivante : les parents auraient volontairement privé leur enfant de soins et de nourriture, et auraient porté atteinte à son intégrité physique ce faisant. Le Dr.BOSDURE, praticien hospitalier à la Timone dans l'unité de Médecine infantile du Pr.CHABROL dans un courrier au Vice-procureur SORIANO précise tout de même qu'il semble tout à fait précipité et préjudiciable d'envisager le placement de Joachim.

En parallèle à l'hospitalisation et malgré les analyses infalsifiables et inattaquables, le rouleau-compresseur de la « justice ») a continué à avancer. Fouille du domicile, garde à vue, interrogatoires... Devant l'ampleur des évènements les parents décidèrent par l'intermédiaire de l'UNACS de s'attacher les services de Me.LUDOT. Lors de l'entrevue entre les parents et l'ASE (Aide sociale à l'enfance), représentée par Mr BADON et Mme PELE, dans les locaux du CMS de PERTUIS, les parents, en exprimant le souhait d'être assistés par leur avocat comme le prévoit la loi, furent expulsés. L'ASE se basant sur les quelques minutes de cet entretien et les deux visites réalisées à la Timone d'approximativement 3/4 d'heure chacune, émettra un rapport recommandant une surveillance du service PMI encadrée par une protection judiciaire, un travail du lien à l'enfant à l'UPB (Unité parents-bébé) de MONFAVET ainsi qu'une expertise psychologique des parents. Les parents ont accepté toutes ces mesures ce qui sera d'ailleurs consigné dans le jugement.

Le Mercredi 05 Juin 2013, la Juge pour enfants AIT HAMOU reçoit les parents dans son bureau et leur signale le refus du report d'audience demandé par l'avocat et les informe qu'elle va donc statuer ce jour avec ou sans eux. Les parents résignés sont donc entendus sans avocat, ni même un commis d'office et donc sans avoir le droit d'être défendus. Au terme de l'audience elle ordonne un placement provisoire de 6 mois sans préciser de limite de durée. Elle fait bénéficier aux parents un droit de visite quotidien d'a minima 2h en présence d'un tiers. Il est à noter que les pièces sur lesquelles repose cette ordonnance ne seront communiquées à l'avocat de la famille qu'après l'audience. Joachim sera transféré de la Timone à l'ADEF (Accueil départemental enfance et famille) d'AVIGNON, soit à près de 70km du domicile des parents le Mardi 11 Juin 2013. Le droit de visite des parents sera alors ramené à 4 visites hebdomadaires de 2h pour qu'il soit adapté au fonctionnement de l'établissement allant à l'encontre de ce qui a été octroyé par la juge pour enfants.

Le Jeudi 13 Juin, Mlle LEGROS, mère de Joachim est placée en garde à vue de 24h à la gendarmerie de Cadenet pour privation de soins ou d'aliments compromettant la santé d'un mineur de 15 ans par ascendant ou personne ayant autorité. Durant sa garde à vue elle sera auditionnée à 2 reprises et y apprendra que ce qui lui est véritablement reproché est son régime alimentaire. Elle sera ensuite présentée le lendemain Vendredi 14 Juin 2013 devant la Juge d'instruction GUADAGNI qui ordonnera le placement sous contrôle judiciaire imposant, une interdiction de visite de Joachim sans présence d'un tiers désigné par le service gardien, un pointage hebdomadaire à la gendarmerie de CADENET, et l'obligation de répondre aux convocations de l'ASVAP (Association Vauclusienne d'aide et de prévention). Le Mardi 25 Juin 2013 c'est Mr PAUL, le père de Joachim qui sera auditionné à son tour par la Juge GUADAGNI qui ordonnera le placement sous contrôle judiciaire aux même termes que Mme LEGROS.

Les parents seront déboutés de leur demande faite à Monsieur le Premier Président de la cour d'appel de NIMES pour le référé demandant l'arrêt de l'exécution provisoire de l'ordonnance de placement rendue le 05 Juin 2013. L'appel aura lieu à la fin du mois de Juillet. La date exacte, bien que vraisemblablement connue par le TGI, ne leur a toujours pas été communiquée.

Le Mercredi 10 Juillet 2013 les parents se rendent à une audience devant la cour d'Appel de NIMES afin de lever leurs contrôles judiciaires. Le régime alimentaire de la mère a enfin été critiqué ouvertement dans un tribunal. La réponse, censée être rapide, ne leur a toujours pas été communiquée.

Aujourd'hui certes son poids est remonté grâce à l'ingestion massive de nourriture qu'il à reçue mais des problèmes de constipation chronique apparus à l'hôpital sont toujours présents et ce malgré une alimentation à base d'eau enrichie au magnésium, de forts apports en légumes verts et pruneaux et même de suppositoires de glycérine. Mais les médecins préfèrent ignorer cet état de fait et s'évertuer à chercher des hypothétiques problèmes psychomoteurs à l'aide de tests invasifs, extrêmement douloureux et surtout injustifiés comme une biopsie musculaire.

Aujourd’hui, un nourrisson de 7 mois est enfermé dans une pouponnière, et ses parents ne peuvent lui rendre visite que 8 heures par semaine. Imaginez un instant le choc pour un enfant qui a toujours vécu auprès de sa famille, entouré d’amour. Imaginez à quel point il doit se sentir perdu, abandonné, privé de tout repère affectif.

Aujourd’hui, à cause de cette chasse aux sorcières, la « justice » est prête à ignorer tout le bon sens et tous les arguments médicaux et psychologiques dans sa quête aveugle, celle de noyer ceux qui oseraient sortir du rang bien établi.

Aujourd’hui, à cause de ces services de "protection de l'enfance", cet enfant autrefois si éveillé, si souriant, si communicatif, si entouré ne sourit plus. Il ne rit plus. Il ne « parle » plus. Les progrès qu’il faisait se sont arrêtés. Son regard a changé.

Joachim en est à son 63e jour de détention ce jeudi 18 juillet 2013.

 

http://www.soutien-affaire-joachim.fr/

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Letter to
Ministre des Affaires Sociales, M. le Président de la République
Joachim (7 mois) retenu par l'ASE, doit retrouver ses parents.