Non à l'état d'urgence sanitaire prolongé sur une période indéterminée au Québec

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La définition de l'état d'urgence sanitaire parle d'elle-même : elle se définit comme un "état d'urgence mis en vigueur temporairement par les autorités, sanitaires afin de protéger la santé de la population, et qui comprend des dispositions extraordinaires pour empêcher que ne s'aggrave une menace à la santé publique, en diminuer les effets ou l'éliminer" (Office québécois de la langue française, 2005). De plus , selon un document émis par l'Institut national de santé publique du Québec, en 2001, « Le gouvernement peut déclarer l'état d'urgence national, dans tout ou partie du territoire québécois, lorsqu'un sinistre majeur, réel ou imminent, ou un
autre événement qui perturbe le fonctionnement de la communauté au point de compromettre la sécurité des personnes exige, pour protéger la vie, la santé ou l'intégrité des personnes, une action immédiate qu'il estime ne pas pouvoir se réaliser adéquatement dans le cadre des règles de fonctionnement habituelles des autorités responsables de la sécurité civile ou des ministères et organismes gouvernementaux concernés ou dans le cadre du plan national de sécurité civile. »

Cela implique donc que le gouvernement a fait tout ce qui était dans son possible afin d'enrayer cette menace et que cette procédure est mise en place lors de circonstances exceptionnelles. Or, aucune discussion de la part du gouvernement n'a été entamée afin d'ouvrir le dialogue sur les mesures possibles de remplacement et d'accommodement face au fléau de la COVID-19. Plus encore , cet état d'urgence laisse au gouvernement un laisser-passer quasi illimité afin d'appliquer des mesures contraignantes, voir dictatoriales et ce pendant deux ans, affectant plus que temporairement les droits fondamentaux de la population québécoise. 

Au niveau de la santé, cela implique que le décret ministériel, qui donne le pouvoir au gouvernement de manipuler les employés du secteur de la santé comme bon lui semble , pourrait être reconduit de façon indéterminée. Cela aura vraisemblablement des conséquences catastrophiques sur le réseau, déjà fragilisé par le manque de personnel et l'épuisement professionnel.

Nous demandons donc au gouvernement, avec cette pétition, de retirer sa proposition du projet de loi 61 ce qui concerne l'urgence sanitaire et ce dans les plus brefs délais, et de favoriser la coopération et la recherche de solutions avec les différentes instances organisationnelles en place.