La liberté de Zineb El Rhazoui est-elle plus précieuse que celle d’Idriss Sihamedi?

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Liberté, égalité, fraternité, du moins sur le papier.

Alors que le fondateur de l’ONG Barakacity diffuse depuis quelques jours, des interrogations simples et légitimes qui nous obligent à nous questionner sur la duplicité et les éventuels mensonges de certaines figures médiatiques hostiles aux musulmans, il fait lui-même l’objet d’une tentative de censure.

Comment est-il possible qu’une personnalité politique, à l’image du ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, qui réaffirmait hier encore la liberté de choquer comme étant une liberté fondamentale à l’antenne de France 2, puisse aujourd’hui exercer des pressions sur des réseaux sociaux au sujet des tweets diffusés par Idriss Sihamedi.

Les tweets incriminés, et qui lui valent, au delà des positions abusives de Darmanin, des menaces de morts répétées, ne sont pourtant pas injurieux. Ils posent de simples questions.

En plein procès des attentats de janvier 2015, et alors même que rejaillissent sur la scène médiatique, les débats sur la liberté d’expression et l’esprit Charlie, les autorités ciblent un homme pour en avoir usé.

Ce double-discours doit être dénoncé.

Ces procédés qui visent à ériger des femmes d’origine maghrébine en égéries républicaines dès lors qu’elles vocifèrent des « mort à l’Islam », doivent être dénoncés.

Ceux qui prônent une liberté totale d’offenser des croyants mais hurlent au scandale lorsque ces mêmes croyants exposent les mensonges de leurs bourreaux, doivent être dénoncés.

Idriss est-il moins libre que Zineb, dans notre pays?

Premiers signataires: Gamal Abina, journaliste; Asif Arif, avocat; Jawad Bachare, militant associatif; Fouad Bahri, Mizane Info; Yessa Belkhodja, militante associative du Collectif de défense des jeunes Mantois; Yassine Ben Ahmed, physicien médical; Zakaria Ben Lahcen, ancien enseignant; Feïza Ben Mohamed, journaliste; Corinne Benesiu, citoyenne; Othman Benyoucef, ingénieur et militant associatif; Wiam Berhouma, élue; Taha Bouhafs, journaliste; Khadija Bouhetta, responsable associative; Houria Bouteldja, écrivain et militante; François Burgat, islamologue et politologue; Muhammet Cavus, président fondateur des amis du PEJ; Abdelaziz Chaambi, responsable du CRI; Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF); Charles Dérive, citoyen; Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI); Des dômes et des minarets, site internet spécialisé dans l’actualité des mosquées; Jonathan Deval, ancien chargé d'affaires auprès de députés LREM; Khalid El Guerrouji, cadre dans l'insertion par l'activité économique; Kamel Errouif, banquier; Oussama Ferhat, professeur; Mourad Ghazli, ancien élu; M’hammed Henniche, UAM 93; Elias d’Imzalène, fondateur d’Islam & infos; Jacques Faty, footballeur professionnel; Christophe Frot, animateur radio; Camal Gallouj, professeur des universités; Mohamed Derradji (Koh-Lanta), entrepreneur et responsable associatif; Killti Rachida, cadre du secteur bancaire; Islam&Infos, site spécialisé dans l’actualité des musulmans; Ismaïl Marseille, imam et responsable associatif; Yasmina Mellal, psychologue; Paul Molinier, enseignant-chercheur; Nader Abou Anas, imam et responsable associatif; Adrien Nicolas, militant du Collectif Anti-guerre et responsable associatif; Audrey Pronesti, journaliste; Strym Raheem, agent immobiler; Ali Rahni, responsable associatif; AbdouRahmane Ridouane, responsable associatif; Billal Righi, entrepreneur et responsable associatif; Alaixys Romao, footballeur professionnel; Joël Roman, philosophe, essayiste; Abdelkader Sadouni, imam et responsable associatif; Nordine Saidi, militant décolonial; Omar Slaouti, élu et militant; Farid Slim, formateur et conférencier; Emina Sultanovic, juriste; Alexandre Tabet, juriste; Mehdi Tahrat, footballeur professionnel; Gilles Uzan, photographe; Najate Zouggari, sociologue;