Petition updateCollectif des Mutualistes Inquiets par le projet de scission du Crédit Mutuel ArkeaCrédit Mutuel Arkéa : la fin d’un long conflit ?
Collectif des Mutualistes Bretons Inquiets du CMB
Sep 12, 2022


Nous voulons l’espérer. Il n’avait pas la moindre justification objective.

Les dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa ont-ils enfin compris l’inanité d’une revendication d’indépendance, synonyme de rupture de la solidarité nationale et de l’abandon du mutualisme, ou bien ont-ils un agenda caché ?

Si nous comprenons la volonté du Président Julien Carmona d’apparaître comme l’initiateur de l’armistice, il sait ses principales revendications satisfaites et elles ne sont pas mineures, contrairement à ce qu’il exprime dans l’interview accordée aux Échos.

– l’emploi dans nos fédérations est garanti.

– le maintien de centres de décisions et de gestion décentralisés est acquis, ils n’ont d’ailleurs jamais été menacés. Ces points étaient déjà inscrits dans les statuts confédéraux. Le droit de veto  accordé dans ces domaines devrait faire taire les inquiétudes qui pouvaient subsister.

– la concurrence entre filiales a toujours existé et il n’est pas question qu’elle soit remise en cause. Aucun projet de fusion de filiales n’a été envisagé.

– s'il est légitime que les Caisses de Crédit Mutuel respectent  la charte confédérale qui encadre l’utilisation de la signalétique et du logo, les filiales n’y sont pas tenues.

- le Crédit Mutuel Arkéa de son côté accepte le principe de non concurrence de Caisses de Crédit Mutuel sur le territoire de chaque fédération.

– le Crédit Mutuel Arkéa reconnaît les pouvoirs prudentiels de la Confédération.

– par contre il serait inacceptable de donner à Arkéa un droit de veto élargi sur l’ensemble des décisions confédérales. Cela reviendrait à bloquer le fonctionnement de l’institution. Ses dirigeants veulent-ils imiter Viktor Orbán en voulant instituer  la règle de l’unanimité ?

De même il nous apparaît logique de ne pas affaiblir le rôle de l’organe central dont le rôle essentiel est reconnu par les instances de contrôle.

Il est légitime que l’organe central, garant de la bonne santé financière de l’ensemble du Crédit Mutuel et soucieux de sa réputation, tant vis à vis des autorités monétaires que des organismes de notation, que des sociétaires, puisse dans ce cadre, avoir un droit de regard sur les investissements importants réalisés par les fédérations.

Les dérives ont déjà existé au sein du Crédit Mutuel, il faut éviter qu’elles se renouvellent et les exemples de rémunérations faramineuses et de primes  de départ injustifiées au Crédit Mutuel Arkéa ne peuvent que nous inciter à la prudence et au maintien d’un regard confédéral sur les fédérations.

À moins bien entendu qu’il n’y ait un agenda caché et que le désir d’indépendance camoufle un projet de croissance externe qui se ferait en dehors du pôle mutualiste à la mode Bébéar...

Cela n’aurait plus rien à voir avec la défense des intérêts des sociétaires bretons et aquitains, l’ancrage territorial revendiqué ne serait plus une priorité.

PS: la contestation de la présidence confédérale attribuée au président d’Alliance Fédérale aurait plus de poids si le président du Crédit Mutuel de Bretagne ne revendiquait pas systématiquement la présidence d’Arkéa …

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