
Nous publions ci-après la lettre du président du Crédit Mutuel de Bretagne qui prouve le licenciement de l’ex directeur général.
Jusqu’à présent il avait toujours été affirmé publiquement qu’il s’agissait d’une démission, d’un départ volontaire, d’un homme qui souhaitait s’investir dans une nouvelle aventure entrepreneuriale.
Certes, l’énormité de la prime de départ s’accommodait mal d’une simple démission. Elle était difficilement justifiable, il convenait donc de trouver un habillage juridique qui mette à l’abri de contestations qui pourra survenir parmi les membres du conseil.
Le licenciement fut la solution.
Un licenciement en dehors de toutes les règles : aucun motif de donné.
Quelles furent les raisons de ce licenciement ? Quel conflit existait-il entre le directeur général et le conseil administration ?
Certes, nous n’étions pas sans ignorer la difficile cohabitation du président et du directeur, mais jamais ne fut donnée une raison objective qui eût pu justifier la rupture du contrat de Ronan Le Moal.
Si elle existe, la transparence voudrait que l’actuel président la fasse connaître.
Le conseil d’administration semble avoir été laissé dans l’ignorance d’un quelconque conflit et devant lui ne fut évoqué qu’un départ volontaire.
Notre hypothèse d’un habillage de circonstance vient d’être renforcée par l’entrée au capital d’Epopée Gestion de Tikehau Capital.
Tikehau Capital investit dans la société de Ronan Le Moal.
Vous connaissez cet investisseur : Arkéa y a beaucoup investit et ses liens avec les dirigeants d’Arkéa sont anciens et bien connus.
Jean-Pierre Denis en est le censeur et Hélène Bernicot, la directrice générale du Crédit Mutuel Arkéa, membre du conseil de surveillance de cette société.
https://www.tikehaucapital.com/fr/our-group/our-people/supervisory-board
La belle contradiction n’échappera à personne : Ronan Le Moal aurait perdu la confiance du conseil, de son président et se verrait aujourd’hui confier des capitaux importants par un groupe où siègent cet ancien président et la nouvelle directrice générale qui lui a succédé…
Certes un licenciement rendu public aurait constitué une inutile humiliation pour Ronan Le Moal, mais que ne ferait-on pas pour 5 millions d’euros !
Voilà qui illustre encore les dérives d’Arkéa sous la précédente mandature. Nous ne pouvons qu’espérer que sous une nouvelle présidence un terme y soit mis et que l’image ternie de notre CMB retrouve son lustre.