
Après l’échec de la scission du Crédit Mutuel Arkéa de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel et la perte de sa rémunération variable illégale, Jean-Pierre Denis abandonne le navire qu’il a entraîné dans les eaux tumultueuses d’un funeste projet d’indépendance.
Il désespérait aussi de retrouver, dans le cadre mutualiste et coopératif, une rémunération à la hauteur de la valeur qu’il se prêt.
Il rejoint donc le groupe Paprec.
Non sans profiter une dernière fois des généreuses prébendes que lui accorde un conseil d’administration à sa botte, il est vrai, fort bien récompensé de sa docilité.
2,5 millions d’indemnités de rupture pour un président démissionnaire...qui s’est, bien sûr, assuré au préalable un pantouflage doré.
Les conditions de cet « atterrissage » chez Paprec laisse rêveur.
JPD en était administrateur depuis de nombreuses années. Il était l’artisan en 2012 d’un investissement de 50 millions d’euros par Crédit Mutuel Arkéa Capital Partenaire au sein de cette société.
Montant élevé pour ce nouveau véhicule d’investissement.
Il permettait ainsi au président de Paprec d’asseoir son pouvoir et de consolider le contrôle de son groupe, d’éviter qu’il y perde la majorité.
Un hommage dithyrambique lui a d’ailleurs été rendu par Jean-Luc Petithuguenin.
Octobre 2021 : retour d’ascenseur. Jean Pierre Denis ne peut que constater l’impasse dans laquelle il a entraîné le Crédit Mutuel Arkéa.
Il lui faut une porte de sortie honorable et il se tourne bien entendu vers son ami.
Comment ce dernier pourrait-il refuser son concours à celui qui l’a secouru au moment opportun?
D'autant que le nouveau postulant pourrait être d’une aide précieuse pour réaliser et maîtriser les montages financiers alambiqués au travers de multiples holding dont sa société est coutumière.
Toutefois une interrogation nous vient.
L’habile et retors ancien président d'Arkéa, toujours soucieux de préserver au mieux ses intérêts, n’a-t-il pas de longue date préparé cette porte de sortie en cas d’échec de sa tentative de démutualisation du Crédit Mutuel Arkéa ? Conflit d’intérêt ?
Des sociétaires malintentionnés pourraient même suggérer de la possibilité d’un pacte que nous ne qualifierons pas.
Décidément les pratiques d’Arkéa sous la présidence antérieure suscitent bien des interrogations, nous ne pouvons qu’espérer que Julien Carmona s’en éloignera, c’est à cette condition qu’il obtiendra une vraie légitimité.
PS: Nous attendons toujours une réponse sur les conditions de départ des quatre anciens DGA. Des chiffres étonnants par leur montant circulent. Il semblerait que pour eux quatre les indemnités se situent à 12 millions d’euros.
Qu’en est-il réellement ? La direction se contentera-t-elle d’opposer le silence à nos interrogations ?