
Il semblerait que le conseil d’administration soit pris actuellement d’un grand trouble.
Les conditions de départ de Jean Pierre Denis interrogent la direction et un certain nombre d’administrateurs.
Il était temps...
La page 24 du dernier amendement au document d’enregistrement universel dit clairement que Jean-Pierre Denis serait en droit de percevoir au titre d’indemnité de rupture, en plus des deux ans de salaire, l’intégration de la dernière part variable perçue.
Et c’est cela qui semble poser problème.
Outre le caractère aberrant d’une indemnité versée à un président démissionnaire, l’intégration d’une part variable, illégale, serait bien entendu condamnable.
Le président actuel ne saurait donner son aval à une telle mesure.
Mais « l’exemple » du montant faramineux accordé à l'ancien directeur général Ronan Le Moal peut susciter bien des convoitises.
Un président sous tutelle ?
Par contre, il est permis de s’interroger sur la liberté d’action dont jouit le successeur de Jean Pierre Denis.
En effet, ce dernier continue de siéger au conseil d’administration en tant que président honoraire et conserve une influence certaine auprès d’administrateurs qui, pendant des années, n’ont manifesté aucun esprit critique et fait preuve d’une aveugle fidélité à leur leader Maximo.
Le nouveau président doit tout à son prédécesseur. Inconnu en Bretagne et dans le Sud-Ouest avant son arrivée, sociétaire tout récent, il est propulsé président du Crédit Mutuel Arkéa.
Nous manquions il est vrai singulièrement d’intelligence et de talent dans nos régions pour occuper un poste de président non exécutif...
Pour autant, nous ne voulons pas porter de jugements définitifs.
Nous espérons qu’il saura s’écarter progressivement de la volonté séparatiste de son prédécesseur, rétablir un climat de confiance au sein de la famille mutualiste et retrouver la voix de la solidarité nationale.