#MenTooChange : signer ne suffit pas ; il faut s’engager.

Le problème

Il y a des chiffres que l’on répète jusqu’à les rendre supportables. Et puis il y a ceux qui devraient nous empêcher de dormir. 125 féminicides en 2025. 70 infanticides chaque année. 160.000 enfants victimes de violences sexuelles. Des dizaines de milliers d’enfants victimes d’inceste. Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des vies brisées avant même d’avoir commencé.

Et nous, les hommes, pas l’Homme abstrait, pas l’humanité dans ce qu’elle a de plus confortable, mais nous, les hommes, concrètement, où en sommes-nous ? Trop souvent ailleurs. Trop souvent silencieux. Trop souvent tranquilles…

Pendant des années, nous avons regardé ces violences comme si elles ne nous concernaient pas. Comme si elles relevaient d’un autre monde. Celui des victimes, celui des femmes, celui des associations. C’était confortable. C’était une démission.

Les affaires qui ont éclaté n’ont pas seulement révélé des crimes. Elles ont mis à nu un système, une culture du silence, une indulgence diffuse, une habitude collective de détourner les yeux. La question n’est plus de savoir si nous sommes choqués. La question est simple, brutale : que faisons-nous, nous, les hommes ?

#MenTooChange ne nous demande pas d’adhérer. Il nous oblige à nous regarder. Parce qu’on peut signer en quelques secondes, cliquer, partager, afficher. Mais une signature ne protège personne.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un soutien de façade. C’est d’un engagement réel, incarné, quotidien.

Être un homme aujourd’hui, ce n’est pas se sentir accusé. C’est refuser d’être complice par inertie. C’est parler quand une blague humilie. C’est intervenir quand un comportement dérape. C’est poser une limite, même quand cela isole. C’est écouter sans minimiser. C’est croire, orienter, protéger. C’est accepter de déranger l’ordre établi.

Le changement ne viendra pas d’un texte signé. Il viendra de nos actes, là où ils comptent vraiment. Dans un vestiaire, dans une soirée, dans une conversation entre amis, dans une famille, et aussi dans un hémicycle, dans un conseil municipal, dans chaque lieu où se prennent des décisions. Partout où le silence protège encore les agresseurs.

C’est là que tout se joue. Et c’est là que trop souvent, nous disparaissons.

La violence ne prospère pas seulement par la brutalité de quelques-uns. Elle prospère par la passivité de beaucoup. Et cette passivité, il faut avoir le courage de la nommer, c’est déjà une forme de complicité.

Alors soyons lucides. Signer sans agir, c’est se donner bonne conscience à peu de frais.

Ce mouvement n’attend pas des soutiens. Il exige des engagements. Pas des mots. Des positions. Pas des intentions. Des actes.

Il ne s’agit pas d’opposer les hommes et les femmes. Il s’agit d’assumer que nous, les hommes, avons une responsabilité particulière à prendre, parce que c’est en notre nom, trop souvent, que ces violences sont commises.

Nous ne pouvons plus détourner le regard. Nous ne pouvons plus attendre que d’autres parlent à notre place.

Chaque époque impose un choix moral. Le nôtre est clair : continuer à nous taire ou décider d’agir.

Rejoindre #MenTooChange, ce n’est pas uniquement "signer". C’est se lever. C’est devenir celui qui dit non, celui qui protège, celui qui brise le silence.

Nous avons appris à être forts. Il est temps d’apprendre à être justes.

Le silence n’est plus une option. Mais surtout, l’inaction n’est plus neutre.

Si nous voulons que nos filles vivent libres, si nous voulons que nos fils apprennent le respect plutôt que la domination, alors cela commence par nous. Nous, les hommes.

Pas demain. Pas ailleurs.

Maintenant…

avatar of the starter
Stéphane GEMMANILanceur de pétitionFondateur du samu-social de Grenoble • Conseiller régional de la Région Auvergne-Rhone-Alpes • Élu de la Ville de Grenoble de 2008 à 2014 • Conducteur/Receveur M’Tag

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Le problème

Il y a des chiffres que l’on répète jusqu’à les rendre supportables. Et puis il y a ceux qui devraient nous empêcher de dormir. 125 féminicides en 2025. 70 infanticides chaque année. 160.000 enfants victimes de violences sexuelles. Des dizaines de milliers d’enfants victimes d’inceste. Ce ne sont pas des statistiques. Ce sont des vies brisées avant même d’avoir commencé.

Et nous, les hommes, pas l’Homme abstrait, pas l’humanité dans ce qu’elle a de plus confortable, mais nous, les hommes, concrètement, où en sommes-nous ? Trop souvent ailleurs. Trop souvent silencieux. Trop souvent tranquilles…

Pendant des années, nous avons regardé ces violences comme si elles ne nous concernaient pas. Comme si elles relevaient d’un autre monde. Celui des victimes, celui des femmes, celui des associations. C’était confortable. C’était une démission.

Les affaires qui ont éclaté n’ont pas seulement révélé des crimes. Elles ont mis à nu un système, une culture du silence, une indulgence diffuse, une habitude collective de détourner les yeux. La question n’est plus de savoir si nous sommes choqués. La question est simple, brutale : que faisons-nous, nous, les hommes ?

#MenTooChange ne nous demande pas d’adhérer. Il nous oblige à nous regarder. Parce qu’on peut signer en quelques secondes, cliquer, partager, afficher. Mais une signature ne protège personne.

Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas d’un soutien de façade. C’est d’un engagement réel, incarné, quotidien.

Être un homme aujourd’hui, ce n’est pas se sentir accusé. C’est refuser d’être complice par inertie. C’est parler quand une blague humilie. C’est intervenir quand un comportement dérape. C’est poser une limite, même quand cela isole. C’est écouter sans minimiser. C’est croire, orienter, protéger. C’est accepter de déranger l’ordre établi.

Le changement ne viendra pas d’un texte signé. Il viendra de nos actes, là où ils comptent vraiment. Dans un vestiaire, dans une soirée, dans une conversation entre amis, dans une famille, et aussi dans un hémicycle, dans un conseil municipal, dans chaque lieu où se prennent des décisions. Partout où le silence protège encore les agresseurs.

C’est là que tout se joue. Et c’est là que trop souvent, nous disparaissons.

La violence ne prospère pas seulement par la brutalité de quelques-uns. Elle prospère par la passivité de beaucoup. Et cette passivité, il faut avoir le courage de la nommer, c’est déjà une forme de complicité.

Alors soyons lucides. Signer sans agir, c’est se donner bonne conscience à peu de frais.

Ce mouvement n’attend pas des soutiens. Il exige des engagements. Pas des mots. Des positions. Pas des intentions. Des actes.

Il ne s’agit pas d’opposer les hommes et les femmes. Il s’agit d’assumer que nous, les hommes, avons une responsabilité particulière à prendre, parce que c’est en notre nom, trop souvent, que ces violences sont commises.

Nous ne pouvons plus détourner le regard. Nous ne pouvons plus attendre que d’autres parlent à notre place.

Chaque époque impose un choix moral. Le nôtre est clair : continuer à nous taire ou décider d’agir.

Rejoindre #MenTooChange, ce n’est pas uniquement "signer". C’est se lever. C’est devenir celui qui dit non, celui qui protège, celui qui brise le silence.

Nous avons appris à être forts. Il est temps d’apprendre à être justes.

Le silence n’est plus une option. Mais surtout, l’inaction n’est plus neutre.

Si nous voulons que nos filles vivent libres, si nous voulons que nos fils apprennent le respect plutôt que la domination, alors cela commence par nous. Nous, les hommes.

Pas demain. Pas ailleurs.

Maintenant…

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Stéphane GEMMANILanceur de pétitionFondateur du samu-social de Grenoble • Conseiller régional de la Région Auvergne-Rhone-Alpes • Élu de la Ville de Grenoble de 2008 à 2014 • Conducteur/Receveur M’Tag

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