
Le coût du travail y a progressé à peu près au même rythme depuis la crise.Le Cice permet au coût de la main-d'oeuvre hexagonale de grimper moins vite ces dernières années, mais la France reste plus chère que l'Allemagne.
Entre 2000 et 2012, c'était l'inverse : le coût du travail progressait plus vite en France qu'en Allemagne, qui était alors considérée comme « le malade de l'Europe ". Les réformes du marché du travail, comme la décentralisation des négociations salariales après la réunification, puis les lois « Hartz " et l'externationalisation de certains processus de fabrication dans les pays d'Europe de l'Est ont permis à l'Allemagne d'améliorer sa compétitivité. Xavier Ragot, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) estime ainsi que « la modération salariale allemande est responsable de l'ordre de la moitié de l'écart de performances à l'exportation de la France par rapport à l'Allemagne, l'autre moitié s'expliquant par la montée en qualité des l'industrie allemande. La modération salariale allemande explique aussi près de 2 % du taux de chômage français », poursuit-il. Dans les faits, pour cet économiste, « l'Allemagne a substitué la demande externe en se tournant vers la Chine, les pays émergents et la zone euro, à la demande interne en comprimant les salaires et donc la consommation. "
Différentiel logique
Alors que les deux pays étaient dans des situations comparables à la fin des années 1990, l'Allemagne est aujourd'hui proche du plein emploi et le pays a le plus fort excédent commercial au monde. A l'inverse, le chômage est élevé en France et la balance commerciale reste largement déficitaire. Le différentiel dans l'évolution du coût du travail depuis 2012 est donc logique : les Allemands, plus compétitifs, voient leurs salaires augmenter plus vite que ceux des Français. Et la mise en place du salaire minimum outre-Rhin au début de l'année devrait encore renforcer cette tendance.
source
L’euro, cause non négligeable des divergences franco-allemandes
L’euro est nettement sous-évalué par rapport à l’économie allemande (15 % d’après le FMI). La France, quant à elle, est handicapée par la surévaluation de l’euro de 6 % par rapport à son économie[11]. Par la conjonction entre l’avènement de l’euro et un certain nombre de réformes analogues à ce qu’on nomme « austérité » au début des années 2000, l’Allemagne jouit d’une compétitivité qui a décuplé ses exportations. Ce que montre le graphique ci-dessous, c’est bien l’avantage de l’euro pour la compétitivité allemande, couplé aux « réformes Hartz », qui ont permis d’assurer sa performance exportatrice au cours des années 2000.
source
http://www.les-hussards.fr/publications/sinspirer-de-leconomie-allemande-nos-entreprises/
Xavier Ragot, Französisches Institut für Konjunkturforschung
"Nimmt man dieses Auseinanderdriften der Löhne, kann man berechnen, dass die deutsche Lohnzurückhaltung Frankreich Marktanteile gekostet hat, in einer Größenordnung von 400.000 Arbeitsplätzen. Ein solcher Überschuss ist auf die Dauer nicht hinnehmbar. "
Doch Kritik prallt an der Kanzlerin seit Jahren ab: US-Präsident Obama hat auf sie eingeredet, genauso der Franzose Hollande, der Italiener Renzi, die IWF-Chefin Lagarde – jetzt droht Präsident Trump Deutschland - mit Strafzöllen, auch auf deutsche Autos