

Marseille municipales 2026 : le vote barrage c'est fini !


Marseille municipales 2026 : le vote barrage c'est fini !
Le problème
Vous voulez mon vote ? Alors représentez-moi !
A l’approche des élections municipales 2026, nous, électeurs de gauche, associations et collectifs, signons cette pétition pour faire entendre nos voix aux partis de gauche censés représenter nos intérêts.
Après 25 ans de Gaudin à Marseille, dégager son camp de la mairie est une grande victoire. Mais, force est de constater que le Printemps Marseillais, contrairement aux annonces de sa campagne électorale, n’a pas fait rupture avec ses prédécesseurs, et a même prolongé un certain nombre de leurs politiques.
On voit également le maire Benoît Payan adopter une stratégie que nous ne connaissons que trop bien : se revendiquant de gauche, il fait le jeu de l’extrême droite par des politiques racistes et libérales. Il drague un électorat de droite et nous demande, à l’aube des élections, de faire barrage dans les urnes.
Par ailleurs, la menace de l'extrême droite (plus ou moins) assumée, portée par Vassal et le RN, n’en est pas moins réelle.
On en a marre !! Droite ou droite, ce n'est pas une alternative acceptable. On dit STOP ! Ça suffit ! Si le PM veut renouveler les votes qui l’ont porté à la municipalité, nous attendons de nos aux élu.es “de gauche” qu’ils témoignent de leurs engagements en prenant deux mesures immédiates et efficaces avant la fin de leur mandat, nous garantissant des ressources sur le long terme, quelque soit l’issue des élections :
- Des locaux pérennes pour les associations de quartier :
Que la ville soit gouvernée par la gauche ou par la droite, nous avons besoin de lieux pérennes pour de l'auto-organisation dans nos quartiers !
Les collectifs d’habitant.e.s sont les plus à même de répondre aux problématiques de leur quartier.
Les instances locales préfèrent attribuer des subventions à des associations surplombantes et hors-sol, qui viennent “éduquer les pauvres” plutôt que de donner des moyens à la politique et la culture déjà présente dans nos quartiers. Ce qu’il nous faut ce sont des moyens, ces locaux sont les premiers d’entre eux,
Nos solidarités locales doivent bénéficier d’assises matérielles face aux logiques capitalistes et fascistes qui grignotent nos espaces et nos communs.
Nous demandons la mise à disposition de locaux municipaux garantis par des baux longs afin que nos espaces d'organisation et de solidarité ne soient pas dépendants des échéances électorales.
- Le logement immédiat des mineurs non accompagnés :
Nous ne pouvons tolérer une seconde de plus de voir ces personnes à la rue, lorsque les collectivités ont à leur disposition tant de locaux, et alors même qu'il s'agit d'une des prérogatives de l'état de les prendre en charge plutôt que de les laisser livrés à eux-même et aux citoyens qui les aident bénévolement. Nous voulons voir les jeunes mineurs logés dans des logements de la ville de Marseille avec des garanties à long-terme et un suivi social et juridique ! Assumons nos responsabilités face à ces enfants !
Ce sont les deux mesures urgentes que nous exigeons d’une municipalité désireuse de s’assurer le soutien de la gauche.
LE VOTE BARRAGE C’EST FINI !
Dressons maintenant un bilan des problématiques que nous Marseillais.es rencontrons, et de ce que nous attendons d’un programme politique portant des valeurs sociales et répondant à nos besoins. Les thématiques portent sur : la gentrification, le logement, la misère, le racisme, l'accueil, la drogue, la "sécurité", Israël/Palestine, les data centers et la métropole.
Nous affirmons que, face à une montée mondiale du fascisme, à un état et un discours politique ambiant tournés vers des valeurs racistes, suprémacistes, individualistes et sécuritaires, les politiques locales sont primordiales pour construire un avenir meilleur, dont les valeurs sont le lien à l’autre, à son environnement, l’accueil, à l’entre-aide.
Et on le dit : la stratégie du vote barrage s'arrête ici. Face au fascisme déjà présent, c'est aux politicien.nes d'aller vers la gauche, pas à nous de céder à la droitisation constante et au chantage électoral. Soit on vote un programme qui représente nos intérêts et valeurs, soit on ne vote pas.
GENTRIFICATION
Comme Gaudin avant lui, Payan poursuit la gentrification, main dans la main avec la préfecture. Rappelons que Gaudin avait dit à propos de sa politique de gentrification du centre-ville de Marseille : « le Marseille populaire, ce n’est pas le Marseille maghrébin, ce n’est pas le Marseille comorien ».
Pour exemple : dans le centre les commerces de proximité sont poussés à la faillite (arrêté préfectoral sur la fermeture des épiceries dans le 1er et 3eme arr), Par ailleurs, la mairie préempte les locaux en vente puis les cède à des conditions avantageuses à des commerces bourgeois (le bas de la rue d’aubagne illustre très bien ce phénomène).
Le marché aux Puces, lieu historique de Marseille et moyen subsistance de bien des gens, s’est vu démantelé, tout récemment le Marché du Soleil a été fermé, laissant nombre de gens sur le carreau. Hors du centre-ville, les politiques de gentrifications sont aussi à l'œuvre. Les quartiers Nord et Est, progressivement dotés de nouvelles infrastructures comme des transports, voient aussi leurs populations poussées à la porte alors qu’elles devraient être les bénéficiaires de ces installations.
LOGEMENT
Le prix des loyers est écrasant pour les habitant.e.s : selon un rapport de l’ADIL, les loyers du privé ont augmenté de 14% en 9 ans, rendant impossible le logement pour une partie des Marseillais. Entre la hausse des loyers, les conditions de plus en plus difficiles d’entrée sur un bail, les prospections immobilières et les Airbnb qui écartent des appartements à la location, le prix de la vie courante qui explose, beaucoup ne bouclent plus leur fin de mois ! Nous voulons un plafonnement des loyers et des régulations sérieuses sur le parc locatif.
A Marseille, le mal-logement est un système enraciné dans toutes les strates du pouvoir. Les intérêts du privés vont à l’encontre de la protection des locataires et les pouvoirs publics considèrent le mal logement comme des opportunités politiques de gentrification. C’est cette complicité qui est la cause des effondrement du 5 novembre 2018, qui auraient pu être maintes fois évités.
Cet hiver plusieurs résidences ont été privées de chauffage durant les vagues de froid, comme à Plombière ou à La Bricarde. De nombreux habitants dénoncent l’abandon des pouvoirs publics.
La crise des délogés que rencontre Marseille depuis de nombreuses années maintenant, si elle est mieux traitée que par la municipalité Gaudin, reste largement insuffisante. Comme le dénonce le Collectif du 5 novembre - Assemblée des délogés, les promesses n’ont pas été tenues, tandis que les victimes sont privées de recours juridiques collectifs et doivent s’entre-aider pour faire face aux répercussions sur leurs vies.
Nous demandons la prise en charge de toutes les familles délogées, quelle que soit leur situation administrative, ce qui est un prérequis pour la lutte contre le logement indigne et les marchands de sommeil.
MISÈRE ET PRECARITE
Aujourd’hui, alors qu’on dénombre 40 000 logements vacants à Marseille, 16 000 personnes dorment à la rue. Si vous fréquentez le centre-ville vous ne pouvez que remarquer la détresse grandissante.
Une politique d'urgence est certes nécessaire (hébergement, alimentation, suivi social), mais une politique publique de long terme est tout aussi indispensable.
Tant de logements vacants, laissés vides soit par manque de moyen soit par intérêt de spéculation par les propriétaires, appellent à une politique publique de régulation et de réquisition.
Les personnes sans-papiers, exilées, sont d’autant plus exposées que des campements de réfugiés ont été ciblés par des agressions et des attaques racistes.
RACISME
Le racisme touche nos vies, celles de nos enfants, de nos ami.e.s, de nos voisin.e.s. Il nous tue, nous met en prison et en CRA, empêche que l'on puisse accéder à des logements, des formations. Il fait qu'on est harcelé.e.s par les forces de l'ordre dans l'espace public, discriminé.e.s à l'emploi, empêché.e.s de s'habiller comme on le souhaite.
L’islamophobie n’est plus à discuter en France, elle est le graal de certains politiciens qui n’ont que la haine des musulmans à offrir en guise de programme électoral. A Marseille, la menace de fermeture de la mosquée des Bleuets menée par la préfecture, dans le silence du maire Payan, symbolise bien cet acharnement. Il en va de même pour l’établissement Ibn Khaldoun qui a perdu des subventions.
Il est nécessaire de faire front contre ces offensives et de mettre en place de solidarités concrètes pour s’opposer aux discriminations et à la déshumanisation d’Etat, médiatique, civile contre les musulmans et plus largement les personnes non blanches. Nous voulons un programme qui prend en compte nos vies et ne se contente pas de déclarations ou de mesures superficielles.
ACCUEIL
Marseille par son histoire et sa géographie est une ville de migration et d'accueil. Les politiques racistes et xénophobes menées par l'État et les collectivités locales sont une insulte à la dignité humaine et aux populations qui composent ce territoire (bien que celles-ci soient au cœur de la vie et de l'économie de la ville de par leur exploitation). Rafler les personnes dites sans papier à Noailles, Belsunce, Porte d'Aix, Gèze est une honte pour les Marseillais.e.s. Les contrôles au faciès, qui sont illégaux rappelons-le, sont intempestifs et encouragés, via les plans “Place nette”, et de “lutte contre le narcotrafic”.
Faire dormir les jeunes mineur.es isolé.es dehors, les expulser des Églises est à l'opposé de nos valeurs d'entraide et un aveuglement aux enjeux coloniaux et néo-coloniaux de la France. La municipalité Payan a participé avec enthousiasme à ces politiques racistes
Stop au traitement discriminant des personnes dites sans papier : un accès aux mêmes droits, à un habitat digne, à la scolarité et au travail, pour tous les Marseillais.e.s !
DROGUE
Les politiques de lutte contre le narcotrafic sont un écran de fumée pour instaurer des politiques répressives envers les classes populaires et/ou populations racisées, ainsi que les militants. Agir de manière répressive n’est pas et ne sera jamais la solution.
Nous demandons à ce que les populations les plus susceptibles d’être prises dans l'engrenage du trafic de drogues, aient droit à des perspectives de vie différentes et enviables. Il est temps que les politiques se mettent à l’écoute des personnes issus des quartiers populaires et les inclues dans leurs politiques, plutôt que des stigmatisées.
De même, les personnes consommatrices en précarité, doivent être entendues et non traitées en pestiférées. La proposition d'une salle de shoot (qui a été abandonnée), est un début de solution. Sans résolution des problèmes concrets de ces personnes, c'est-à-dire la précarité, toute proposition ne sera jamais que palliative. (N’oublions pas qu’un banquier addict à la cocaïne n’est pas considéré comme un problème pour l’État. 2 poids 2 mesures)
“SECURITE”
Contrairement aux annonces présentes dans le programme du PM, qui mettait en avant l’inefficacité des politiques sécuritaires, et malgré la reconnaissance de l’inefficacité de ce procédé et ses coûts exorbitants, les politiques de vidéosurveillance ont été prolongées. La collecte des données biométriques par vidéosurveillance automatisée ne doit pas être banalisée, particulièrement à l’heure de la fascisation et de la répression des militant.es.
Les politiques proposant de renforcer la présence de la police dans les quartiers populaires visent à renforcer le contrôle sur leurs habitants, notamment les jeunes. Il est prioritaire de la désarmer quand on sait combien la police harcèle, violente, tue, avec la permission légale et la complicité de tout le système. C’est leur fonction historique.
La police tue. Stop Aux Violences d'État !
Pour assurer la paisibilité, il faut investir dans le social et le lien entre les personnes, encore une fois les associations et les collectifs de quartier sont les premiers à qui s'adresser pour savoir quoi faire et à qui donner des moyens.
ISRAËL/PALESTINE
Le positionnement de Marseille, dicté par Benoit Payan, sur le génocide Palestinien par l’état israélien est déshonorant et immoral, en plus d’ignorer le positionnement et les mobilisations de nombreux marseillais.es solidaires du peuple palestinien. Nous réclamons que Marseille cesse de légitimer Israël, son gouvernement d'extrême droite, et sa politique d’apartheid, coloniale et génocidaire :
- En cessant son jumelage avec Haïfa
- En se constituant partie civile du procès contre l’entreprise Eurolinks, accusée de vendre illégalement des constituants d’armes à Israël
- En faisant pression sur l’Université Aix Marseille pour cesser ces partenariats avec des facs Israéliennes
- En faisant pression sur la Société des Eaux de Marseille pour cesser ces partenariats avec Mekorot, une entreprise israélienne spécialisée dans l’utilisation du contrôle de l’eau comme arme de guerre. (ce qui devrait nous inquiéter à plus d’un titre)
DATA CENTER ET POLLUTION
Quatre data centers sont présents à Marseille et un 5e est actuellement en construction. Construits par Digital Realty (entreprise binôme de Mekorot), ces bâtiments immenses occupent une partie du littoral nord. Gourmands en eau et en électricité, ils constituent une menace pour l'approvisionnement des Marseillais en ces ressources de première nécessité. Nous devons nous désengager de la mainmise de Digital Realty sur notre ville. Les politiques doivent représenter l'intérêt des Marseillais et non de quelques entreprises, qui font du bénéfice au détriment de nos besoins.
La politique municipale doit servir les marseillais, pas chercher à y substituer des populations plus aisées ou servir des intérêts industriels. La pollution de la ville atteint des records. Comme le collectif stop croisière le rappelle, à Marseille “respirer tue" (7 personnes par jour), et comme toujours, certaines populations plus que d’autres.
METROPOLE
Nous sommes conscients que le pouvoir municipal est limité par les compétences détenues par la métropole et les pouvoirs de la préfecture. C’est une atteinte grave au pouvoir démocratique, puisque malgré le vote des électeurs, Martine Vassal, perdante des élections de 2020, se retrouve à avoir un pouvoir décisif sur les Marseillais qui ne voulaient pas d’elle. De même, il suffit au président de la République de nommer un préfet qui détiendra un pouvoir égal au maire sur les habitant.es.
La gestion de nombreux dossiers a été octroyée à la métropole. Ils sont pourtant cruciaux pour la vie des marseillais.es. La gestion des transports publics, dont la répartition spatiale entretient une ségrégation en est le parfait exemple.
On peut également penser à l’aménagement du territoire qui, faute de végétaliser les espaces, laisse la ville cuisante lors des épisodes de canicule, avec des effets graves sur la santé de nombreux marseillais.es et la vie rendue insupportable pour tous ceux qui n’ont pas accès à un climatiseur. Le Boulevard Urbain Sud est un exemple de cette obstination à construire Marseille contre ses habitant.es. L'inexistence d’aménagements pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite témoigne de cette politique fondée sur l’exclusion.
A Marseille, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est la plus haute de France (217€/an/habitant). Entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, les habitants n'ont pas le droit au même nombre de passages, laissant les poubelles déborder et les rues sales dans les quartiers populaires. Le ramassage des ordures spolient les populations les moins aisées, financièrement, sanitairement et psychologiquement.
Pourquoi la Métropole a sous-traité ce service à des entreprises privées dans les quartiers populaires et excentrés et l’a gardé public et donc moins cher dans les quartiers riches et du centre ? Il est nécessaire de déprivatiser ce service et de lisser cette taxe injuste.
Voici un tour - non exhaustif - des sujets qui nous préoccupent et de ce que nous attendons des candidats et la prochaine mairie.
Par notre signature, nous interpellons la gauche marseillaise pour mettre fin à ce manège électoral et exiger des responsables politiques qui se réclament de la gauche qu'ils mettent en œuvre les mesures immédiates et à plus long terme.
Nous engageons à mettre fin au vote barrage et au chantage imposé aux électeurs de gauche de choisir en le pire et le moins pire, mais quand même terrible. Vous voulez mon vote, alors représentez moi !
contact :
instagram ca.suffit.marseille.2026
mail : casuffit-marseille2026@proton.me
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Le problème
Vous voulez mon vote ? Alors représentez-moi !
A l’approche des élections municipales 2026, nous, électeurs de gauche, associations et collectifs, signons cette pétition pour faire entendre nos voix aux partis de gauche censés représenter nos intérêts.
Après 25 ans de Gaudin à Marseille, dégager son camp de la mairie est une grande victoire. Mais, force est de constater que le Printemps Marseillais, contrairement aux annonces de sa campagne électorale, n’a pas fait rupture avec ses prédécesseurs, et a même prolongé un certain nombre de leurs politiques.
On voit également le maire Benoît Payan adopter une stratégie que nous ne connaissons que trop bien : se revendiquant de gauche, il fait le jeu de l’extrême droite par des politiques racistes et libérales. Il drague un électorat de droite et nous demande, à l’aube des élections, de faire barrage dans les urnes.
Par ailleurs, la menace de l'extrême droite (plus ou moins) assumée, portée par Vassal et le RN, n’en est pas moins réelle.
On en a marre !! Droite ou droite, ce n'est pas une alternative acceptable. On dit STOP ! Ça suffit ! Si le PM veut renouveler les votes qui l’ont porté à la municipalité, nous attendons de nos aux élu.es “de gauche” qu’ils témoignent de leurs engagements en prenant deux mesures immédiates et efficaces avant la fin de leur mandat, nous garantissant des ressources sur le long terme, quelque soit l’issue des élections :
- Des locaux pérennes pour les associations de quartier :
Que la ville soit gouvernée par la gauche ou par la droite, nous avons besoin de lieux pérennes pour de l'auto-organisation dans nos quartiers !
Les collectifs d’habitant.e.s sont les plus à même de répondre aux problématiques de leur quartier.
Les instances locales préfèrent attribuer des subventions à des associations surplombantes et hors-sol, qui viennent “éduquer les pauvres” plutôt que de donner des moyens à la politique et la culture déjà présente dans nos quartiers. Ce qu’il nous faut ce sont des moyens, ces locaux sont les premiers d’entre eux,
Nos solidarités locales doivent bénéficier d’assises matérielles face aux logiques capitalistes et fascistes qui grignotent nos espaces et nos communs.
Nous demandons la mise à disposition de locaux municipaux garantis par des baux longs afin que nos espaces d'organisation et de solidarité ne soient pas dépendants des échéances électorales.
- Le logement immédiat des mineurs non accompagnés :
Nous ne pouvons tolérer une seconde de plus de voir ces personnes à la rue, lorsque les collectivités ont à leur disposition tant de locaux, et alors même qu'il s'agit d'une des prérogatives de l'état de les prendre en charge plutôt que de les laisser livrés à eux-même et aux citoyens qui les aident bénévolement. Nous voulons voir les jeunes mineurs logés dans des logements de la ville de Marseille avec des garanties à long-terme et un suivi social et juridique ! Assumons nos responsabilités face à ces enfants !
Ce sont les deux mesures urgentes que nous exigeons d’une municipalité désireuse de s’assurer le soutien de la gauche.
LE VOTE BARRAGE C’EST FINI !
Dressons maintenant un bilan des problématiques que nous Marseillais.es rencontrons, et de ce que nous attendons d’un programme politique portant des valeurs sociales et répondant à nos besoins. Les thématiques portent sur : la gentrification, le logement, la misère, le racisme, l'accueil, la drogue, la "sécurité", Israël/Palestine, les data centers et la métropole.
Nous affirmons que, face à une montée mondiale du fascisme, à un état et un discours politique ambiant tournés vers des valeurs racistes, suprémacistes, individualistes et sécuritaires, les politiques locales sont primordiales pour construire un avenir meilleur, dont les valeurs sont le lien à l’autre, à son environnement, l’accueil, à l’entre-aide.
Et on le dit : la stratégie du vote barrage s'arrête ici. Face au fascisme déjà présent, c'est aux politicien.nes d'aller vers la gauche, pas à nous de céder à la droitisation constante et au chantage électoral. Soit on vote un programme qui représente nos intérêts et valeurs, soit on ne vote pas.
GENTRIFICATION
Comme Gaudin avant lui, Payan poursuit la gentrification, main dans la main avec la préfecture. Rappelons que Gaudin avait dit à propos de sa politique de gentrification du centre-ville de Marseille : « le Marseille populaire, ce n’est pas le Marseille maghrébin, ce n’est pas le Marseille comorien ».
Pour exemple : dans le centre les commerces de proximité sont poussés à la faillite (arrêté préfectoral sur la fermeture des épiceries dans le 1er et 3eme arr), Par ailleurs, la mairie préempte les locaux en vente puis les cède à des conditions avantageuses à des commerces bourgeois (le bas de la rue d’aubagne illustre très bien ce phénomène).
Le marché aux Puces, lieu historique de Marseille et moyen subsistance de bien des gens, s’est vu démantelé, tout récemment le Marché du Soleil a été fermé, laissant nombre de gens sur le carreau. Hors du centre-ville, les politiques de gentrifications sont aussi à l'œuvre. Les quartiers Nord et Est, progressivement dotés de nouvelles infrastructures comme des transports, voient aussi leurs populations poussées à la porte alors qu’elles devraient être les bénéficiaires de ces installations.
LOGEMENT
Le prix des loyers est écrasant pour les habitant.e.s : selon un rapport de l’ADIL, les loyers du privé ont augmenté de 14% en 9 ans, rendant impossible le logement pour une partie des Marseillais. Entre la hausse des loyers, les conditions de plus en plus difficiles d’entrée sur un bail, les prospections immobilières et les Airbnb qui écartent des appartements à la location, le prix de la vie courante qui explose, beaucoup ne bouclent plus leur fin de mois ! Nous voulons un plafonnement des loyers et des régulations sérieuses sur le parc locatif.
A Marseille, le mal-logement est un système enraciné dans toutes les strates du pouvoir. Les intérêts du privés vont à l’encontre de la protection des locataires et les pouvoirs publics considèrent le mal logement comme des opportunités politiques de gentrification. C’est cette complicité qui est la cause des effondrement du 5 novembre 2018, qui auraient pu être maintes fois évités.
Cet hiver plusieurs résidences ont été privées de chauffage durant les vagues de froid, comme à Plombière ou à La Bricarde. De nombreux habitants dénoncent l’abandon des pouvoirs publics.
La crise des délogés que rencontre Marseille depuis de nombreuses années maintenant, si elle est mieux traitée que par la municipalité Gaudin, reste largement insuffisante. Comme le dénonce le Collectif du 5 novembre - Assemblée des délogés, les promesses n’ont pas été tenues, tandis que les victimes sont privées de recours juridiques collectifs et doivent s’entre-aider pour faire face aux répercussions sur leurs vies.
Nous demandons la prise en charge de toutes les familles délogées, quelle que soit leur situation administrative, ce qui est un prérequis pour la lutte contre le logement indigne et les marchands de sommeil.
MISÈRE ET PRECARITE
Aujourd’hui, alors qu’on dénombre 40 000 logements vacants à Marseille, 16 000 personnes dorment à la rue. Si vous fréquentez le centre-ville vous ne pouvez que remarquer la détresse grandissante.
Une politique d'urgence est certes nécessaire (hébergement, alimentation, suivi social), mais une politique publique de long terme est tout aussi indispensable.
Tant de logements vacants, laissés vides soit par manque de moyen soit par intérêt de spéculation par les propriétaires, appellent à une politique publique de régulation et de réquisition.
Les personnes sans-papiers, exilées, sont d’autant plus exposées que des campements de réfugiés ont été ciblés par des agressions et des attaques racistes.
RACISME
Le racisme touche nos vies, celles de nos enfants, de nos ami.e.s, de nos voisin.e.s. Il nous tue, nous met en prison et en CRA, empêche que l'on puisse accéder à des logements, des formations. Il fait qu'on est harcelé.e.s par les forces de l'ordre dans l'espace public, discriminé.e.s à l'emploi, empêché.e.s de s'habiller comme on le souhaite.
L’islamophobie n’est plus à discuter en France, elle est le graal de certains politiciens qui n’ont que la haine des musulmans à offrir en guise de programme électoral. A Marseille, la menace de fermeture de la mosquée des Bleuets menée par la préfecture, dans le silence du maire Payan, symbolise bien cet acharnement. Il en va de même pour l’établissement Ibn Khaldoun qui a perdu des subventions.
Il est nécessaire de faire front contre ces offensives et de mettre en place de solidarités concrètes pour s’opposer aux discriminations et à la déshumanisation d’Etat, médiatique, civile contre les musulmans et plus largement les personnes non blanches. Nous voulons un programme qui prend en compte nos vies et ne se contente pas de déclarations ou de mesures superficielles.
ACCUEIL
Marseille par son histoire et sa géographie est une ville de migration et d'accueil. Les politiques racistes et xénophobes menées par l'État et les collectivités locales sont une insulte à la dignité humaine et aux populations qui composent ce territoire (bien que celles-ci soient au cœur de la vie et de l'économie de la ville de par leur exploitation). Rafler les personnes dites sans papier à Noailles, Belsunce, Porte d'Aix, Gèze est une honte pour les Marseillais.e.s. Les contrôles au faciès, qui sont illégaux rappelons-le, sont intempestifs et encouragés, via les plans “Place nette”, et de “lutte contre le narcotrafic”.
Faire dormir les jeunes mineur.es isolé.es dehors, les expulser des Églises est à l'opposé de nos valeurs d'entraide et un aveuglement aux enjeux coloniaux et néo-coloniaux de la France. La municipalité Payan a participé avec enthousiasme à ces politiques racistes
Stop au traitement discriminant des personnes dites sans papier : un accès aux mêmes droits, à un habitat digne, à la scolarité et au travail, pour tous les Marseillais.e.s !
DROGUE
Les politiques de lutte contre le narcotrafic sont un écran de fumée pour instaurer des politiques répressives envers les classes populaires et/ou populations racisées, ainsi que les militants. Agir de manière répressive n’est pas et ne sera jamais la solution.
Nous demandons à ce que les populations les plus susceptibles d’être prises dans l'engrenage du trafic de drogues, aient droit à des perspectives de vie différentes et enviables. Il est temps que les politiques se mettent à l’écoute des personnes issus des quartiers populaires et les inclues dans leurs politiques, plutôt que des stigmatisées.
De même, les personnes consommatrices en précarité, doivent être entendues et non traitées en pestiférées. La proposition d'une salle de shoot (qui a été abandonnée), est un début de solution. Sans résolution des problèmes concrets de ces personnes, c'est-à-dire la précarité, toute proposition ne sera jamais que palliative. (N’oublions pas qu’un banquier addict à la cocaïne n’est pas considéré comme un problème pour l’État. 2 poids 2 mesures)
“SECURITE”
Contrairement aux annonces présentes dans le programme du PM, qui mettait en avant l’inefficacité des politiques sécuritaires, et malgré la reconnaissance de l’inefficacité de ce procédé et ses coûts exorbitants, les politiques de vidéosurveillance ont été prolongées. La collecte des données biométriques par vidéosurveillance automatisée ne doit pas être banalisée, particulièrement à l’heure de la fascisation et de la répression des militant.es.
Les politiques proposant de renforcer la présence de la police dans les quartiers populaires visent à renforcer le contrôle sur leurs habitants, notamment les jeunes. Il est prioritaire de la désarmer quand on sait combien la police harcèle, violente, tue, avec la permission légale et la complicité de tout le système. C’est leur fonction historique.
La police tue. Stop Aux Violences d'État !
Pour assurer la paisibilité, il faut investir dans le social et le lien entre les personnes, encore une fois les associations et les collectifs de quartier sont les premiers à qui s'adresser pour savoir quoi faire et à qui donner des moyens.
ISRAËL/PALESTINE
Le positionnement de Marseille, dicté par Benoit Payan, sur le génocide Palestinien par l’état israélien est déshonorant et immoral, en plus d’ignorer le positionnement et les mobilisations de nombreux marseillais.es solidaires du peuple palestinien. Nous réclamons que Marseille cesse de légitimer Israël, son gouvernement d'extrême droite, et sa politique d’apartheid, coloniale et génocidaire :
- En cessant son jumelage avec Haïfa
- En se constituant partie civile du procès contre l’entreprise Eurolinks, accusée de vendre illégalement des constituants d’armes à Israël
- En faisant pression sur l’Université Aix Marseille pour cesser ces partenariats avec des facs Israéliennes
- En faisant pression sur la Société des Eaux de Marseille pour cesser ces partenariats avec Mekorot, une entreprise israélienne spécialisée dans l’utilisation du contrôle de l’eau comme arme de guerre. (ce qui devrait nous inquiéter à plus d’un titre)
DATA CENTER ET POLLUTION
Quatre data centers sont présents à Marseille et un 5e est actuellement en construction. Construits par Digital Realty (entreprise binôme de Mekorot), ces bâtiments immenses occupent une partie du littoral nord. Gourmands en eau et en électricité, ils constituent une menace pour l'approvisionnement des Marseillais en ces ressources de première nécessité. Nous devons nous désengager de la mainmise de Digital Realty sur notre ville. Les politiques doivent représenter l'intérêt des Marseillais et non de quelques entreprises, qui font du bénéfice au détriment de nos besoins.
La politique municipale doit servir les marseillais, pas chercher à y substituer des populations plus aisées ou servir des intérêts industriels. La pollution de la ville atteint des records. Comme le collectif stop croisière le rappelle, à Marseille “respirer tue" (7 personnes par jour), et comme toujours, certaines populations plus que d’autres.
METROPOLE
Nous sommes conscients que le pouvoir municipal est limité par les compétences détenues par la métropole et les pouvoirs de la préfecture. C’est une atteinte grave au pouvoir démocratique, puisque malgré le vote des électeurs, Martine Vassal, perdante des élections de 2020, se retrouve à avoir un pouvoir décisif sur les Marseillais qui ne voulaient pas d’elle. De même, il suffit au président de la République de nommer un préfet qui détiendra un pouvoir égal au maire sur les habitant.es.
La gestion de nombreux dossiers a été octroyée à la métropole. Ils sont pourtant cruciaux pour la vie des marseillais.es. La gestion des transports publics, dont la répartition spatiale entretient une ségrégation en est le parfait exemple.
On peut également penser à l’aménagement du territoire qui, faute de végétaliser les espaces, laisse la ville cuisante lors des épisodes de canicule, avec des effets graves sur la santé de nombreux marseillais.es et la vie rendue insupportable pour tous ceux qui n’ont pas accès à un climatiseur. Le Boulevard Urbain Sud est un exemple de cette obstination à construire Marseille contre ses habitant.es. L'inexistence d’aménagements pour l’accessibilité des personnes à mobilité réduite témoigne de cette politique fondée sur l’exclusion.
A Marseille, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est la plus haute de France (217€/an/habitant). Entre les quartiers riches et les quartiers pauvres, les habitants n'ont pas le droit au même nombre de passages, laissant les poubelles déborder et les rues sales dans les quartiers populaires. Le ramassage des ordures spolient les populations les moins aisées, financièrement, sanitairement et psychologiquement.
Pourquoi la Métropole a sous-traité ce service à des entreprises privées dans les quartiers populaires et excentrés et l’a gardé public et donc moins cher dans les quartiers riches et du centre ? Il est nécessaire de déprivatiser ce service et de lisser cette taxe injuste.
Voici un tour - non exhaustif - des sujets qui nous préoccupent et de ce que nous attendons des candidats et la prochaine mairie.
Par notre signature, nous interpellons la gauche marseillaise pour mettre fin à ce manège électoral et exiger des responsables politiques qui se réclament de la gauche qu'ils mettent en œuvre les mesures immédiates et à plus long terme.
Nous engageons à mettre fin au vote barrage et au chantage imposé aux électeurs de gauche de choisir en le pire et le moins pire, mais quand même terrible. Vous voulez mon vote, alors représentez moi !
contact :
instagram ca.suffit.marseille.2026
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Pétition lancée le 19 février 2026