Manifeste contre le mensonge, le cynisme et le sexisme

Nous, vous appelons, si vous êtes d’accord avec ses termes, à signer le manifeste contre le mensonge, le cynisme et le sexisme, dont vous trouverez le texte ci-dessous, dans le cadre d’une mobilisation contre la loi de pénalisation des clients sans pénalisation des personnes prostituées.

"Ce n'est pas un bon instrument législatif et, pour dire encore plus clairement les choses, c'est une mauvaise loi que l'on vous propose ! La voie retenue, les techniques juridiques choisies et l'incertitude profonde sur leur validité m'amènent à vous dire que je considère que ce n'est pas un bon texte. " Robert Badinter, ancien Ministre de la Justice de François Mitterrand, à l’origine de l’abolition de la peine de mort en France, ancien Sénateur des Hauts de Seine, ancien Président du Conseil Constitutionnel, à propos du projet de loi de pénalisation des clients de prostituées lors d’une audition au Sénat en 2014.


“Je n'arrive pas à trouver normal qu'on autorise les femmes à se prostituer mais qu'on interdise aux hommes de faire appel à elles. Ce n'est pas cohérent et c'est injuste.” Elisabeth Badinter, philosophe féministe. 

 

Depuis un certain nombre d’années, particulièrement depuis qu’un projet de loi de pénalisation des clients de prostituées est en discussion devant le parlement, les accusations malhonnêtes et malveillantes contre les clients de prostituées se multiplient. C’est ainsi qu’on entend inlassablement répéter par diverses officines ou divers partis politiques prohibitionnistes que « la prostitution est une violence ». Par cette formule peu claire, généralement proférée comme une évidence qui se passe de toute explication ou de toute justification, on veut nous dire les prostituées subissent des violences de la part de leurs clients.

 


Certaines officines prohibitionnistes soutiennent que les prostituées subissent des violences physiques. Même s’il est vrai, malheureusement, qu’il existe des hommes agressifs, grossiers ou violents, des sanctions existent d’ores et déjà contre de tels actes. Par suite, ce que les nouvelles dispositions veulent réprimer, ce sont exclusivement les clients qui ne commettent aucun acte de violence. Présenter les violences physiques comme une justification de ce projet répressif, alors qu’il vise exclusivement les clients qui ne commettent aucune violence est donc un argument particulièrement cynique, malhonnête et malveillant.

 


D’autres officines soutiennent que payer pour obtenir un rapport sexuel, c’est l’imposer. Il s’agit d’une contrevérité manifeste et absolue car on ne peut payer que celui ou celle qui accepte d’être payé. Même un corrupteur ne peut pas payer celui qui refuse d’être corrompu. En l’occurrence, les clients de prostituées n’imposent pas le paiement. C’est exactement le contraire qui est vrai. La demande de paiement émane des personnes prostituées et les clients ne font qu’accepter cette demande. Si payer c’est exercer une violence, il est urgent de prévoir des sanctions pénales contre les chefs d’entreprise qui virent les salaires en fin de mois sur les comptes bancaires de leurs employés.

 


Nous dénonçons encore la calomnie qui consiste à soutenir que le rapport d’une prostituée avec son client est un rapport non consenti ou non désiré. Nous récusons l’argument captieux qui consiste à soutenir que consentir pour des raisons non sexuelles, c’est ne pas consentir. La loi punit aujourd’hui encore le racolage qui est le fait, pour une personne prostituée, d'inciter un homme à des relations sexuelles. Si une personne prostituée incite un homme à avoir des relations sexuelles avec elle, comment est-il possible de soutenir qu’elle ne désire pas ces relations ou qu’elles lui sont imposées par le client ? Et même si une personne prostituée ne sollicite par activement le client, elle désire néanmoins des relations avec lui, de la même manière qu’un chauffeur de taxi ou un autre commerçant qui souhaite avoir des clients parce que, sans clients, il ne peut pas gagner d’argent.

 


Et puis, puisque l’unanimité se fait pour nous asséner autoritairement que « la prostitution est un rapport non consenti », encore une question. Si le rapport n’est pas consenti, il s’agit d’un viol, car le viol est précisément, selon sa définition légale, une pénétration non consentie. Comment se fait-il alors que la peine prévue par la loi soit seulement une amende de 1500 euros et non celle du viol, à savoir 15 années de prison ? Le simple fait que la loi n’applique pas les peines prévues en cas de viol démontre qu’aucun de ceux qui soutiennent que la prostitution est un rapport non consenti ne croit ce qu’il dit. Rien n’est droit, carré, cohérent, honnête dans cette loi.

 


Un grand nombre des partisans de la pénalisation des clients sans pénalisation des personnes prostituées, pratiquement tous à vrai dire, se disent : « abolitionnistes ». « Je reste de mon côté sur une position abolitionniste. » déclare la politicienne Nathalie Kosciusko- Morizet. Des élus alsaciens réclament « l’abolition de la prostitution ». Le quotidien « Le Monde », à la rubrique « idées », lance un appel : « Prostitution : mobilisons nous pour une loi d’abolition. » ; « Le sujet de la pénalisation des clients est âprement discuté entre partisans de l’abolition de la prostitution et défenseurs d’une « prostitution choisie » ; « La France est abolitionniste » (Parti de gauche) ; les Femen déclarent : « On est pour l’abolition de la prostitution car on estime que c’est un esclavage moderne. » ; Anne Hidalgo, maire de Paris, « souhaite soutenir l’engagement abolitionniste de la France », Lilian Mathieu, sociologue est l’auteur d’une sociologie de la croisade pour l’abolition de la prostitution. Des associations féministes et abolitionnistes se regroupent dans le collectif « Abolition 2012 ». Tous, sans exception, veulent « abolir la prostitution ». .

 


Le seul fait d’employer le mot d’ « abolitionnisme » ou de parler d’ « abolition » à propos de la prostitution nous montre à quel point ces gens-là sont intellectuellement malhonnêtes, car il est impropre de parler d’abolition de la prostitution. La prostitution peut être ou ne pas être prohibée, mais contrairement à l’esclavage, au servage ou à la peine de mort, elle ne peut pas être abolie.

 


Lorsque l’Etat juge un comportement des particuliers inadmissible, pour une raison ou pour une autre, il prend une loi pénale pour le réprimer. En d’autres termes, il prohibe ce comportement ou, ce qui est synonyme, il l’interdit. La liste des activités prohibée est longue. Le vol, le meurtre, l’escroquerie, mais aussi les excès de vitesse, la conduite en état d’ébriété ou encore la consommation de drogue. Mais il peut aussi prohiber certaines activités sexuelles. C’est ainsi que, jusqu’en 1982, date à laquelle elle a été dépénalisée par Robert Badinter, l’homosexualité était en France une pratique sexuelle réprimée par la loi. Aux Etats-Unis, jusqu’en 2003, la sodomie était réprimée pénalement. Il en va de la prostitution – pratique sexuelle particulière- comme de l’homosexualité ou de la sodomie. L’Etat peut choisir de la prohiber ou ne pas la prohiber. Ce que les partisans de la pénalisation des clients de prostituées demandent n’est donc rien d’autre qu’une loi de prohibition. Ils demandent que la prostitution soit prohibée de la même manière que l’homosexualité était prohibée avant 1982. Ceux qui se prétendent « abolitionnistes » ne sont donc rien d’autre que des imposteurs, des escrocs intellectuels. Ils se disent abolitionnistes dans le but évident d’assimiler leur lutte à celle de ceux qui luttaient pour l’abolition de l’esclave, dans le but de se présenter sous le jour flatteur de libérateurs, de se donner le beau rôle, mais ils ne sont que des prohibitionnistes. On peut abolir l’esclavage, les prisons, la peine de mort, le servage, les privilèges, mais la prostitution, en tant qu’activité des particuliers et non de l’Etat, ne peut pas être abolie.

 


Le fait que le terme « abolitionnisme » est impropre a été relevé à de nombreuses reprises. Elisabeth Badinter : « Je préfère parler de prohibition plutôt que d’abolitionnisme, car c’est l’objectif des auteurs de la proposition de loi. » Morgane Merteuil, secrétaire générale du Syndicat du travail sexuel : « Le gouvernement ne défend pas une position abolitionniste mais prohibitionniste. En effet, les moyens d'atteindre "l'abolition" sont d'ordre prohibitionniste puisque la proposition de loi repose essentiellement sur des mesures de contrôle et de répression. ». Rémi Manso : « Le qualificatif d'abolitionniste, choisi par le lobby anti-prostitution, devrait nous interpeller, puisqu'il s'agit en réalité d'un bel écran de fumée pour une entreprise beaucoup moins louable puisqu'elle vise au retour de l'ordre moral. En effet, connoté positivement (abolition des privilèges, de l'esclavage, de la peine de mort), ce terme place d'office ses personnes dans le camp du bien et ses opposants dans le camp du mal. » Alain Garrigou, Le Monde diplomatique : « Quoiqu’on en dise en déformant le sens des mots, c’est bien la prohibition qu’instaure la loi sur la prostitution. On comprend l’astuce qui consiste à parler d’abolitionnisme pour se prévaloir subrepticement des bons combats de l’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort. Mais si l’on peut supprimer des normes légales, on ne supprime pas les faits sociaux par décret, pas plus la prostitution que les drogues, la délinquance, etc.».

 


Mais les malfrats intellectuels ne s’en tiennent pas là. Ils prennent, sérieux comme des papes, le mot « esclavage » au pied de la lettre, comme s’il décrivait une réalité. L’escroc Jacques Julliard, dans une chronique intitulée “Ne dites plus “putain” nous conjure de voir une esclave derrière chaque prostituée: “S’il vous plaît, ne dites plus “putains”. Dites “esclaves”. Appelez les choses et les gens par leur nom. Si l’on se met à dire “esclave”, à voir l’esclave derrière la pute, alors, petit à petit, on n’osera plus continuer comme avant. Faites donc d’abord que les “clients” n’osent plus se regarder dans une glace.” Le nouvel observateur du 18-24 mai 2000.

 


A partir du moment où ils ont décrété qu’employer le mot « esclave » pour désigner une prostituée c’était appeler les choses par leur nom, il ne fait plus aucun doute pour eux que la relation d’un client avec une personne prostituée ne diffère en rien de l’achat d’un esclave noirs dans la Georgie ou l’Alabama du début du XIXe siècle. Ils s’opposent à la prostitution parce que « le corps humain n’est pas à vendre », parce qu’il « n’est pas une marchandise ». Ils disent qu’avoir une relation avec une personne prostituée, c’est acheter un être humain. Ils parlent de « marchandisation » du corps, etc. « Ils font référence à l’esclavage ! déclare la philosophe féministe Elisabeth Badinter. La vente d’un individu n’est pas comparable à la prostitution, qui est une mise à disposition de son corps à des fins sexuelles que l’on peut accepter ou refuser dès lors qu’on n’est pas prisonnier d’un réseau. ».

 


Certains arnaqueurs, pour atténuer ce que l’emploi du mot « acheter » a d’absurde et de manifestement contraire à la réalité, emploient le mot « louer ». « Vous me direz, concède une féministe perverse, acheter pour quelques instants, ce n’est pas vraiment acheter, c’est plutôt louer ». Mais le mot louer est tout aussi déplacé. Le client n’achète ni ne loue un corps humain, il paie une prestation. « On ne vend pas son corps. Il y a beau temps, heureusement, que l'esclavage a disparu. On ne le loue pas non plus. La prostitution, lorsqu'on en regarde la définition donnée par la Cour de cassation, est une relation sexuelle rémunérée. » Audition de M. Robert Badinter, ancien garde des sceaux, devant le Sénat.

 


En fait, ces gens n’ont aucun argument, juste des mots. Un vocabulaire déplacé et hors de propos qu’ils imposent par la répétition systématique et la violence psychologique leur tient lieu d’argumentation. Par l’emploi de ce vocabulaire, ils forgent de toutes pièces un monde fantastique qui n’existe que dans leur imagination dévoyée mais qu’ils font semblant de croire réel.

 


Du fait que la loi, directement inspirée des idées prétendument abolitionnistes, considère les personnes prostituées comme des victimes qui ne doivent pas être pénalisées, elle ne leur interdit pas d’offrir leurs services. Cette offre est donc pleinement licite. De la sorte, en pénalisant les clients, la loi revient à pénaliser l’acceptation d’une offre pleinement légale et licite, ce qui est une anomalie contraire à tous les principes du droit.

 


Les membres des officines prohibitionnistes qui usurpent l’appellation d’abolitionnisme, sont trop intelligents pour croire aux arguments grossiers et vulgaires qu’ils avancent. Ils recourent à des arguments auxquels ils ne croient pas pour mieux convaincre l’opinion publique. Ils emploient des méthodes malhonnêtes pour défendre leur cause. Ce sont des faussaires intellectuels qui fabriquent de la fausse monnaie intellectuelle pour assurer leur triomphe sur le marché de la conviction.

 


D’autres adhèrent à des causes non parce qu’ils sont convaincus de leur bien fondé, mais parce qu’ils estiment qu’elles sont porteuses et qu’elles favoriseront leur carrière. Tous sont conscients qu’ils sont aux antipodes de l’honnêteté intellectuelle mais ils ne s’en soucient pas parce que pour eux la fin justifie les moyens. Ils considèrent qu’il convient de manipuler le public par des méthodes peu scrupuleuses. Les faussaires intellectuels savent qu’à partir du moment où ils défendent les thèses dominantes, leurs méthodes répréhensibles ne seront jamais sanctionnées. Ils savent, en particulier, qu’ils peuvent compter sur la complicité active et bienveillante de toute la presse, entièrement aux mains des puissances d’argent, qui ne leur posera jamais de questions gênantes. Dans une société corrompue comme la nôtre, proférer des mensonges n’est pas disqualifiant. C’est la raison pour laquelle les intellectuels faussaires font preuve d’un cynisme absolu.

 


Chacun a le droit d’exprimer de bonne foi ses opinions mais lorsqu’elles sont exprimées avec une mauvaise foi et une malhonnêteté complètes, on sort du domaine de la liberté d’expression pour pénétrer dans celui de la délinquance intellectuelle.

 


Par leur absence complète d’objectivité et d’impartialité, les débats sur le projet de pénalisation des clients font irrésistiblement songer aux procès de Moscou. Les audiences n’étaient que des mises en scène destinées à démontrer la culpabilité d’accusés condamnés d’avance. L’origine du projet de loi de pénalisation des clients n’est pas mystérieuse. Elle nous vient de Suède. L’idée géniale du législateur est de singer la Suède en adoptant une loi similaire au motif que « Qui dit suédois, dit juste. ». Dès lors, les jeux sont faits d’avance. Tous les rapports parlementaires, toutes les consultations de prétendus experts ne sont que des rideaux de fumée destinés à masquer la décision arrêtée d’avance de reproduire en France la législation suédoise, considérée comme un modèle à suivre. Les clients seront été condamnés à l’issue de débats truqués qui ne valent pas mieux que les audiences des procès de Moscou. Ce qui prouve que les clients de prostituées ont été condamnés d’avance, c’est l’intitulé hypocrite que les auteurs du projet de loi lui ont donné : « Renforcer la lutte contre le système prostitutionnel ». Car l’expression « système prostitutionnel » est un terme codé qui signifie condamnation des clients sans condamnation des personnes prostituées. Dès que cet intitulé a été donné au projet de loi, les débats étaient clos. Il n’y avait plus rien à débattre.

 


A l’image de ce qui se pratique en Suède, le projet de loi prévoit de pénaliser les clients de prostituées sans pénaliser les prostituées elles-mêmes. Alors que la prostitution met en jeu deux acteurs, une personne prostituée et un client, un seul des acteurs est visé par la répression pénale. De nombreux arguments ont été avancés pour justifier cette inégalité de traitement. Cependant, aucune de ces raisons n’est convaincante. Elles sont toutes inconsistantes. En vérité, si les clients uniquement sont condamnés, c’est parce que la prostitution est un phénomène sexué. La grande majorité des personnes prostituées sont des femmes et la quasi-totalité des clients sont des hommes. C’est ce qui explique pourquoi les clients sont pénalisés alors que les personnes prostituées ne le sont pas. Les clients sont pénalisés parce qu’ils sont très majoritairement de sexe masculin et les personnes prostituées ne sont pas pénalisées parce qu’elles sont très majoritairement de sexe féminin. De la sorte, la loi introduit une discrimination fondée sur le sexe, c’est-à-dire une discrimination sexiste. Elle contrevient en conséquence à l’article premier de la déclaration des droits de l’homme selon lequel les hommes naissent et demeurent égaux en droits. La Fontaine nous dit que, selon que vous serez riche ou pauvre, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Désormais, sous un pouvoir politique sexiste, selon que vous serez femme ou homme, les lois vous rendront innocent ou coupable. Egalité des sexes, que de crimes on commet en ton nom!

 


Le 3 octobre 1940, le Conseil des ministres de Vichy décrète le premier statut des Juifs. Suit une série de mesures restrictives, dont une liste de fonctions et mandats interdits aux Juifs : haute administration, grands corps de l'Etat, etc. Ils se voient également bannis de certaines professions comme le journalisme, la littérature, le cinéma, le théâtre, les arts, etc. S'ils peuvent continuer à exercer des professions libérales, c'est en tenant compte d'un numerus clausus fixé à 2%.

 


Le rapprochement entre le statut des Juifs décrété par le gouvernement de Vichy et le statut des hommes décrété par le gouvernement Paris est légitime. Non seulement il peut être fait, mais il doit l’être parce qu’il éclaire, pour l’opinion publique, le fondement philosophique de la loi de pénalisation des clients sans pénalisation des personnes prostituées. Dans les deux cas, le fondement est le même, la haine irrationnelle. Haine irrationnelle des Juifs dans le cas du gouvernement de Vichy, haine irrationnelle des hommes et de leur sexualité dans le cas du gouvernement de Paris.

 


Quelques intellectuels se sont insurgés contre le statut des Juifs, comme Jean Guéhenno qui écrivait à la date du 19 octobre 1940 : "Le gouvernement de Vichy publie ce matin le statut des Juifs en France. Nous voilà antisémites et racistes. Je me sens plein de honte." Que dirait Jean Guéhenno de la loi de pénalisation des clients sans pénalisation des personnes prostituées s’il vivait aujourd’hui ? Force est de constater, cependant, que de nos jours rares sont les intellectuels qui se sentent pleins de honte à la vue du projet scélérat. L’immense majorité des intellectuels est pétainiste.

 


Dès lors, le combat contre le projet scélérat est l’affaire de tous, des hommes comme des femmes, des clients de prostituées comme des non clients, des travailleurs et des travailleuses du sexe comme des autres travailleurs parce que, comme le dit Karl Jaspers dans « La culpabilité allemande », il existe entre les hommes, du fait qu’ils sont des hommes, une solidarité en vertu de laquelle chacun se trouve co-responsable de toute injustice et de tout mal commis dans le monde, et en particulier des crimes commis en sa présence ou sans qu’il l’ignore.

 

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  • le groupe des députés solfériniens


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