FREEGAN PONY : POUR QUE LA MAIRIE DE PARIS RENOUVELLE NOTRE CONVENTION D'OCCUPATION!

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POUR SORTIR DE NOTRE SITUATION, LA SEULE SOLUTION EST LA RECONDUCTION DE NOTRE CONVENTION D'OCCUPATION DES LIEUX.

NOUS APPELONS LA MAIRIE DE PARIS À RENOUVELER NOTRE CONVENTION LE PLUS TÔT POSSIBLE AFIN DE NE PAS LAISSER MOURIR CE PROJET DANS LEQUEL ELLE S'ÉTAIT INVESTIE.

Ces derniers temps, nombreux sont ceux qui demandent quand aura lieu la réouverture du Freegan Pony et du Péripate. Malheureusement, nous sommes aujourd'hui coincés dans un méandre administratif. Si nous ne trouvons pas de solutions -politiques, administratives, juridiques et financières- nous serons dans l'obligation de mettre fin à ce projet.
Il apparaît tout d'abord important de rappeler que le PériPate, soirée parisienne bien connue, s'inscrit dans un projet plus large. Ce projet est lié à notre manière de vouloir vivre le monde, de l'appréhender, à la façon dont nous voulons vivre ensemble sans entrave, sans a priori les uns sur les autres. Ce programme s'impose par des choses essentielles : manger, proposer une programmation culturelle accessible à tou(te)s, se rencontrer, faire la fête.
Peu le savent, mais ce lieu n’est pas qu’un lieu de fête. Bien avant les PériPates, nous avons créé le Freegan Pony, restaurant de lutte contre le gaspillage alimentaire. On y servait 150 menus à prix libre et une cinquantaine gratuitement aux plus démunis, assurant ainsi une vraie mixité sociale. Là encore, tout comme avec le PériPate, c'est notre vison du monde que nous mettions en action. Avec ce projet et sa médiatisation -plus de 200 articles et reportages dans la presse nationale et internationale-, nous avons réussi à sauver plusieurs centaines de tonnes de fruits et légumes, sensibiliser des milliers de personnes en Europe au gaspillage alimentaire, créer le seul restaurant où des personnes de milieux sociaux différents mangent à la même table. Le restaurant n'étant pas économiquement viable, les fêtes sont là aussi pour financer le Freegan Pony.
Si le lieu a d'abord été squatté, nous bénéficions actuellement d’une convention d’occupation temporaire avec la Ville de Paris, et nous nous acquittons donc d'un loyer. En contrepartie de cette convention, la Ville nous a demandé de mettre le lieu aux normes. Il a été convenu oralement que si nous arrivions à mobiliser les Parisiens sur le projet “Lutte contre le gaspillage alimentaire” du Budget Participatif 2016, nous obtiendrions un soutien pour le montant total des travaux de mise aux normes, estimé alors à 450 000€. Nous sommes arrivés 3ème sur les 634 projets. Ces travaux d'ampleur ont nécessité un budget gigantesque, auquel la ville a participé à hauteur de 153 000€. Nous avons également fait appel aux dons pensant que les soirées PériPate permettraient de rentrer dans nos frais (le budget initial des travaux ayant doublé). Nous nous étions engagés à rembourser les personnes qui effectuaient un don supérieur à 100€. Et nous tiendrons cet engagement.Notre plan de financement était clair et réalisable.
Loin de l'idée d'ouvrir un lieu parisien branché de plus, notre envie était simple. Nous nous sommes efforcés de valoriser la jeune scène parisienne. Nous souhaitions un lieu de vie ouvert à tous sans distinction de sexualité, de genre, de dégaine, d'origine, de religion ou d'âge (sauf pour nos amis les très jeunes). La localisation n’a pas été choisie au hasard. Un espace vide dans un quartier qui ressemblait à un no man’s land, mais surtout un lieu inoccupé depuis plus de 15 ans.
Malgré les engagements fort la Ville de Paris, ainsi que l’apport sur les fonds propres de l’association, au vu de l’évolution des travaux, tout ceci n’a pas été suffisant. Nous avons continué notre recherche de subventions, postulé à un appel à projet sur l’urbanisme transitoire de la Région Ile-de-France. Malgré un dossier parmi les mieux notés, le Freegan Pony, répertorié par la Région comme projet à soutenir et la garantie des techniciens que nous obtiendrions une subvention de 185 000€ pour les travaux, nous n’avons bénéficier d'aucune aide de la Région Ile-de-France.
Malgré un prévisionnel réaliste, les banques ne peuvent nous accorder de prêt sans la garantie de reconduction de notre convention. Nos valeurs nous interdisent toute association avec un investisseur ou une marque (on nous l’a plusieurs fois proposé). La seule solution était de reprendre les fêtes. C'était sans compter sur la malveillance de certains. Le PériPate a commencé à agacer d’autres lieux de fêtes pour des raisons mesquines dans une période où le renfermement sur l'entre-soi devient la norme.
Deux membres (dont nous ne citerons pas les noms, ne souhaitant pas être associés aux méthodes qu’ils utilisent sans vergogne) du SNEG & Co(Syndicat National des Entreprises Gays) ont profité de leur position pour dénoncer les lieux et les collectifs qui ne leur conviennent pas. Ils ont été très virulents contre le PériPate. Cela nous a particulièrement attristés qu'une telle attaque provienne de la communauté LGBTQI+. La préfecture de police, attentive à leurs arguments, a logiquement fait pression sur nous pour que nous stoppions tout événement.
Officiellement, le public prendrait de mauvaises habitudes au PériPate, concernant la consommation de drogue et le prix peu élevé des boissons. Les drogues sont partout dans la nuit parisienne, c’est un enjeu à prendre en considération dans toutes les soirées. La différence, c’est que notre rapport à ces questions est une approche réaliste et honnête et surtout efficace. Refusant de nier son existence, nous préférons faire de la prévention. Les associations et les pouvoirs publics sont unanimes pour dire que notre action est exemplaire et va bien au delà de ce que nous devrions faire. Existe-t-il des stands de prévention des risques dans les lieux de ceux qui nous ont dénoncés ? Prévention, bienveillance, et consentement sont les valeurs que nous défendons. De tous les lieux de fête parisiens, nous avons été les premiers, avec le Rosa Bonheur, à avoir suivi une formation sur les risques liés aux agressions dont peuvent être victimes le public.
Dans un milieu de la nuit très dur, nous devons nous soutenir les uns les autres. Nous sommes tristes quand un lieu ferme. Nous sommes enserrés dans des réglementations tatillonnes et souvent ubuesques, qui ne sont pas toutes liées à la sécurité du public mais bien plus à un certain contrôle social. Nous devons avancer ensemble, et non les uns contre les autres.
Le dialogue est toujours possible et nous pensons la Mairie sincère dans son souhait que la nuit parisienne soit diverse, commerciale et associative, institutionnelle et alternative, centrale et périphérique. Nous ne pouvons plus résoudre l’équation seuls. Nous avons besoin de votre soutien, nous avons besoin que la Ville de Paris s’engage et sorte de l’entre-deux qui promet beaucoup mais permet si peu. Nous pouvons rouvrir si la complémentarité entre Freegan Pony et PériPate est reconnue par la délivrance de l’autorisation de nuit et si nous obtenons un bail assez long pour amortir les investissements colossaux déjà réalisés et à venir.
Une ville c’est la diversité, la rencontre des flux venus du monde entier et de tous les territoires de France. Une ville doit offrir à tou(te)s des lieux de vie et de travail, de consommation et de repos, de fête et de culture. Parce que ne nous trompons pas sur les motivations réelles qui ont conduit à une interdiction de recevoir du public : la pluralité de nos publics ! Le fait que les soirée organisées par le PériPate ne soient pas exclusivement gays, mais ouvertes à tou(te)s sans distinction de genre ou de sexualité.
La volonté, qui nous anime, est de sortir de tout communautarisme, quel qu'il soit, de toute marginalisation, de toute exclusion.

L'équipe du Freegan Pony & du Péripate.

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