Pétition fermée

DANGER : PROLIFÉRATION IMMINENTE DE BLATTES dans les QUARTIERS de LORIENT

Cette pétition avait 968 signataires


MOI, ÉMILE LOCATAIRE, DEMANDE DES LOGEMENTS (SOCIAUX et autres) SAINS ET DÉCENTS dans la ville de LORIENT.
"Du devoir pour les municipalités d'assainir les quartiers insalubres des villes manufacturières". — (Emile BERES, Les classes ouvrières: moyens d'améliorer leur sort sous le rapport du bien-être matériel, 1836, chap.7)

 

J’ACCUSE D’ÉMILE LOCATAIRE

DU LOGEMENT SOCIAL DE LA TOUR 2, RUE GABRIEL FAURÉ À LORIENT (Bois-du-Château, un quartier méphitique).

Mon profil est simple : je suis couple ou célibataire, je suis sénior ou quadra (ou autres), je suis avec ou sans enfants, je suis retraité, actif ou sans emploi, je suis handicapé ou valide, je suis en bonne santé ou pas en forme (et si je le suis, ce n’est pas pour longtemps !), je suis femme ou homme, je suis de diverses cultures ou de diverses classes sociales, je suis tout simplement LOCATAIRE de la Tour 2. Et j’ai le CAFARD… même de gros CAFARDS dans mon logement, dans mon couloir, dans mon hall, dans mon immeuble…

Puisque ces nuisibles rampants osent se reproduire à une vitesse effarante et rentrer dans mon logement avec acharnement, j’oserai aussi dire la vérité avec la même rapidité et la même férocité que ces horribles bestioles, car j’ai promis de la dire… Mon devoir est de parler, je ne veux pas être passif dans ce combat perdu d’avance malgré tout. Mes nuits sont hantées par ces insectes contagieux qui expient tout près de moi, dans la plus affreuse des tortures, un crime d’exister, d’envahir, de se propager et de se multiplier à puissance exponentielle dans mon logement.

Et c’est à vous, Monsieur le Maire, que je la crie, cette vérité, de toute la force de ma révolte de locataire envahi par la gangrène bestiale. Pour votre déshonneur, je ne suis pas convaincu que vous l’ignorez : vous avez reçu des courriers à ce sujet. Et à qui donc dénoncerai-je la tourbe malfaisante des vrais coupables, si ce n’est à vous, le premier magistrat de la ville de Lorient ?

Telle est donc la simple vérité, monsieur le Maire, et elle est effroyable, elle restera pour votre mandat une souillure comme mon logement est souillé par la prolifération de ces blattes. Vous avez le pouvoir, Monsieur, en cette affaire. Aussi vous en avez même un devoir d’homme, auquel vous songerez, et que vous remplirez. Ce n’est pas, d’ailleurs, que je désespère le moins du monde du triomphe. Je le répète avec une certitude plus véhémente : la vérité est en marche et rien ne l’arrêtera. C’est aujourd’hui seulement que l’affaire commence, puisque aujourd’hui seulement les positions sont nettes : d’une part, les responsables qui ne veulent pas qu’une solution radicale se fasse ; de l’autre, les Lorientais qui donneront leur avis pour qu’elle soit faite. Quand on enferme la vérité sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une force telle d’explosion que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle comme la bombe de gaz salvatrice qui éradiquera la vermine pour ma santé de locataire. On verra bien si l’on ne vient pas de préparer, pour plus tard, le plus retentissant des désastres : tout un immeuble grouillant de blattes répugnantes et pourquoi pas un quartier ? Une ville ?

* * *

 

Cette lettre peut être longue, Monsieur Le Maire, aussi longue que grande est ma répugnance et il est temps de résumer.

J’accuse toute la famille de cafards (ben oui, il faut bien commencer par eux !), qui veulent envahir ma vie et mon quotidien, mon lit, mon logement, mon immeuble. Et ils sont des milliers à mon étage, des millions dans ma tour, des milliards dans la ville, et je suis gentil en chiffres pour ne pas alarmer le lecteur, sans compter des punaises et des rats. Mais ici, on parle de toi Cafard, champion du cache-cache ! Mais pas que : le cafard fait partie des nuisibles les plus dangereux pour l'homme. Il souille tout ! Et les excréments, les mues et les traces de salives peuvent provoquer chez moi de graves allergies, de l'eczéma, de l’asthme et des maladies comme la salmonellose, la dysenterie, la fièvre typhoïde, la tuberculose, l’hépatite, les maladies parasitaires, les infections fongiques, la gastro-entérite et même la peste (comme les rats !). Génial, non ? Il ne faut pas négliger l'effet psychologique que peut avoir la situation de stress sur ma famille et la peur pour la santé surtout de mes enfants. Et à juste titre : enfants, personnes âgées ou malades sont d'autant plus fragiles aux risques de maladies transmises par la présence de cafards. On parle ici de santé d’une collectivité !!!

J’accuse les gardiens du quartier du Bois-du-Château et la maintenance de LORIENT HABITAT d’être les ouvriers diaboliques de la passivité devant le danger imminent d’invasions exponentielles dans les logements, en inconscient, je veux le croire, et de, ensuite défendre son absence néfaste d’actions, depuis plus de 6 mois par une excuse sur la lenteur obligée des procédures administratives à suivre. Il est vrai qu’attendre des spécialistes de décontamination le rapport de leur passage chez moi et m’envoyer quelques courriers peut s’avérer être long en temps : 6 mois !!! Je les accuse aussi de ne pas prendre au sérieux les appels au secours, de répondre par des « je comprends » appris lors des ateliers où l'on répète les formules toutes faites pour gérer la crise avec psychologie de base pour calmer temporairement le locataire en détresse. Je les accuse donc de ne pas comprendre l’urgence de la situation plus qu’alarmante. Je les accuse aussi de me laisser me débrouiller seul avec mes produits de désinsectisation achetés à ma charge au supermarché, toxiques surtout pour moi et mon entourage au lieu d’être actifs sur ces blattes robustes. J’ai conscience que vivre cet enfer me condamne à moyen et long terme…

J’accuse Monsieur Alain LAMPSON, directeur de LORIENT HABITAT, de s’être rendu complice, d’une des plus grandes proliférations de cafards de la ville de LORIENT, ne pas me donner un logement décent et sain en contre-partie du loyer que je lui verse mensuellement : un logement envahi d’insectes répugnants et tenaces dans un immeuble contaminé d’amiante. J’ai le devoir de le maintenir propre mais celui de Monsieur LAMPSON est de le garder sain pour moi ! Je l’accuse également d’avoir entre les mains les preuves certaines de cette présence malsaine de ces nuisibles porteurs de maladies (mes photos prises régulièrement de mon combat quotidien ô combien épuisant). J’accuse tout simplement Monsieur Alain LAMPSON de mal attribuer les logements sociaux et de mal gérer le patrimoine locatif social.

J’accuse l’entreprise HYNERA –ENVIRONNEMENT, spécialiste du traitement et de la lutte contre les nuisibles qui se vante d’apporter des solutions radicales, durables et conformes à la législation et aux normes sanitaires actuelles. Il est vrai que cette entreprise ne connait pas la crise dans la ville de LORIENT et pour faire un bon chiffre d’affaires, ne pas donner des solutions radicales et plus qu’urgentes peut s’avérer avantageux mais pas professionnel ! Je l'accuse pour intervention mensongère : le mercredi 5 octobre, afficher le passage du spécialiste en désinsectisation et ne pas se présenter, il faut le faire ! Comment ne pas être pris au sérieux ? Puis afficher dans le hall de l’immeuble le mardi 10 octobre juste dans la matinée une nouvelle intervention prévue tout juste dans l’après-midi : comment m’accuser de ne pas ouvrir ma porte de mon logement infesté alors que je ne suis pas mis au courant du passage au moins 24 heures à l’avance ?

J’accuse mon voisin d’avoir constater depuis des mois, si ce n’est des années, une dégradation des conditions d’hygiène et de propreté dans l’immeuble et le quartier (sic)… Je l’accuse aussi d’abandonner son logement devenu insalubre, de ne pas m’avertir du danger et de laisser se propager la contagion bestiale. Mais personne n’est cité ! Aux déchets jetés par la fenêtre (hé oui, c’est plus facile de jeter comme cela que de les mettre à la poubelle), aux poubelles qui s’accumulent dans les couloirs à chaque étage (non seulement d’être sale, mon voisin est paresseux !), des escaliers qui servent de toilettes jusqu’aux appartements infectés de cafards (vivement les rats !!!!). Je l’accuse de ne pas ouvrir son logement au professionnel pour la désinsectisation des appartements. Je l’accuse de ne pas penser à dire à l’expert que cette vermine se faufile et se multiplie dans le plafond des couloirs à chaque étage. Je l’accuse également d’avoir honte du triste constat de sa colocation pas très nette avec ces petites bêtes porteuses de virus.

J’accuse les Lorientais de tous les quartiers, qui vivent également et subissent cette situation, de râler sans agir, sans prévenir l’institution responsable du maintien des logements sociaux, d’aboyer sans argumenter sans chercher des solutions au problème ! J’accuse les autres Lorientais de leur indifférence, au pire leur ignorance ( ?) sur la propreté de leur ville.

Je vous accuse enfin, Monsieur le Maire, de m’avoir laissé sans réponses à mes appels de détresse, de ne pas évaluer mon énergie que je perds à combattre tous les jours cet envahisseur obstiné, mettant en danger ma santé et celle des miens, de ne pas comprendre la fatigue et le dégout éprouvés chaque nuit, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde… (C’est long, n’est-ce pas ? C’est ce que je vis avec mes petits animaux de compagnie nuisibles). Ayant peur pour ma santé, je n’ai qu’un seul désir : quitter mon logement devenu indécent et malsain. Mais ma condition ne me le permet malheureusement pas. Et puis aller où, Monsieur le Maire ? Je parle de quartiers souffrant de la même contagion, de quartiers entiers laissés à l’abandon. Je parle de l’hygiène et la propreté de la ville de LORIENT…

En portant ces accusations, je n’ignore pas que je me mets sous le coup des articles 30 et 31 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881, qui punit les délits de diffamation. Et c’est volontairement que je m’expose.

Quant aux gens que j’accuse, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus, je n’ai contre eux ni rancune ni haine. Et l’acte que j’accomplis ici n’est qu’un moyen révolutionnaire pour hâter l’explosion de la vérité et de la justice.

Je n’ai qu’une passion, celle de ma santé, au nom de l’hygiène et la propreté qui ont tant souffert et qui ont droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme qui est aujourd’hui désespérée. Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour !

J’attends.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l’assurance de mon profond respect.

Émile LOCATAIRE, surnommé « le ZOLA de la Tour 2 », dernier hussard d’un quartier malade (texte inspiré du « J’accuse » d’Émile ZOLA).

(SLM)

 

 

 

 



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