Kampanya güncellemesiSauvons l'enseignement de la danse classique en FranceL'AFMDC répond au courrier du ministère de la Culture
AFMDC DANSE CLASSIQUEParis, Fransa
28 Mar 2018
Voici la réponse que Madame Claudette SCOUARNEC, Présidente de l'AFMDC vient de faire parvenir à Madame Françoise NYSSEN, ministre de la Culture, avec copie à Monsieur le Premier ministre. Paris le 27 mars 2018, Madame Françoise NYSSEN Ministre de la Culture 3, rue de Valois 75001 PARIS Objet : DVD 2018 variations imposées danse classique Madame la Ministre, Nous accusons réception du courrier en date du 13 février 2018 de Madame Régine HATCHONDO, Directrice générale de la création artistique, en réponse à celui que nous vous avions adressé le 11 décembre 2017. Persistant dans des choix pédagogiques contestables, vos services n’ont pas complètement saisi le sens de notre démarche. En témoignent à ce jour plus de 5.740 signataires de notre pétition « Sauvons l’enseignement de la danse classique en France ». Ainsi, de nombreuses étoiles, un grand nombre d’artistes chorégraphiques, de professeurs, de créateurs et de personnalités éminentes dont certains membres de l’Institut ainsi que Monsieur Alain DAVESNE, de l’Opéra de Paris, Président d’Honneur de l’AFMDC et ancien inspecteur général de la danse au ministère de la Culture, soutiennent le bien fondé de notre démarche et de l’appel que nous faisons à la réflexion de vos services. De même, la grande variété de professionnels de la danse constituant le Bureau et le comité artistique de notre association qui fête cette année son soixantième anniversaire - étoiles et Premier danseur du Ballet de l’Opéra de Paris, professeurs de l’École de danse et du Ballet de l’Opéra de Paris, professeurs titulaires du CA au sein de plusieurs CRR, CRM et CMA de la Ville de Paris, chorégraphes, formateurs et jurys pour le diplôme d’État de professeur de danse, directrice de conservatoire, inspectrice de la danse de la Ville de Paris, universitaire - constitue une garantie de probité intellectuelle et artistique que vous aurez certainement à cœur de prendre en considération. Au delà de ces variations de sortie des conservatoires et d’entrée en formation pour l’EAT du diplôme d’État de « Professeur de danse classique » dont nous déplorons effectivement la pauvreté de langage chorégraphique classique qui les constituent, c’est manifestement l’avenir de la danse classique en France qui est en danger. L’apprentisage d’un art passe par celui de règles précises utilisées aujourd’hui par tous les grands créateurs contemporains. Comment serait-il possible qu’un écrivain puisse écrire une œuvre s’il ne connaissait pas les règles de la langue française. Certes, Madame la ministre, nous pouvons comprendre qu’on n’écrive plus comme au temps de Molière mais les bases de notre langage n’ont pas changé. À visée professionnelle ou amateur, la même exigence est requise pour pouvoir danser à travers le corpus d’enseignement de la danse classique, exigence dont nous ne pouvons pas nous dédouaner. L’enseignement, et l’évaluation qui en est faite, sont au cœur de la transmission de notre art qui se doit d’être respecté, non seulement dans sa forme, mais aussi dans son essence et son esprit ! À vouloir aller trop vite, nous risquons fort de retrouver plus tard des professeurs qui ne seront pas imprégnés de l’esprit et des fondamentaux de la danse classique académique et qui ne sauront pas en enseigner les bases à leurs élèves. Il ne faut pas confondre enseignement avec création ! Ceci vient s’ajouter à un constat : depuis plus de trente ans, le monde de la danse classique assiste incrédule à la progressive disparition en France des compagnies de ballet classiques à même de transmettre les chefs d’œuvre du répertoire et de proposer des créations, condamnant de fait les jeunes danseurs et les chorégraphes classiques à s’expatrier afin de trouver du travail. Cette politique correspond à ce qu’il adviendrait en cas de fermeture des musées des Beaux-Arts en ne laissant ouverts que les musées d’art contemporains. Doit-on interdire au public la connaissance de Michel Ange ou de Poussin ? C’est ce qui aujourd’hui caractérise la politique de la danse dans notre pays, berceau d’un art universel, la danse classique. Notre démarche ne relevant que d’une préoccupation artistique et éloignée de toute valeur commerciale, nous espérons très sincèrement que malgré votre emploi du temps que nous savons chargé, vous trouverez le temps de nous recevoir. Cela nous permettrait de vous exposer plus en détail ce qui motive notre indignation, notre émotion, notre très grande inquiétude et qui surtout pourrait être annonciateur d’espoir pour l’avenir de la danse classique en France. Nous vous prions de croire, Madame la Ministre, en l’assurance de notre très haute considération. Claudette SCOUARNEC Étoile de l’Opéra de Paris Ex-professeur à l’École de danse de l’Opéra de Paris et au CNSMD de Paris Présidente de l’AFMDC Copie à Monsieur le Premier ministre
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