Petition updateFranchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine dans une Normandie réunifiéeSale temps pour une bonne idée dont personne ne veut
Michel DUVALFrance
Jun 11, 2016
Voici un extrait de l'article "Jean-Baptiste Gastinne, un géographe dans la mêlée" paru dans NORMANDIEXXL le 7 juin :
"La LNPN : quand on tient une arlésienne il ne faut pas la lâcher !
Jean-Baptiste Gastinne convient que la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) « est un projet qui a une vie trop longue, ça lasse les gens, on passe de l’enthousiasme à la dépression. Problèmes financiers de l’État, procédures administratives, concertation environnementale, le trop grand nombre d’échelons administratifs en France freine la réalisation des projets ». Et notre interlocuteur de constater que : « dans notre monde en mutation qui change à grande allure, nos méthodes ne sont plus adaptées ». Cette lenteur pour la LNPN a pénalisé la Vallée de la Seine, la Normandie et l’attractivité du Havre et toute l’économie portuaire.
Quant au tracé à retenir, il ne fait pas de doute pour notre interlocuteur que : « l’hypothèse C était la meilleure pour la Normandie, elle passait par la rive gauche et assurait une bonne liaison Caen / Rouen / Le Havre et, surtout, elle permettait de créer une liaison Caen / Le Havre qui manque cruellement ». Mais la traversée de l’estuaire et celle de zones sensibles comme le marais Vernier ont fait écarter ce projet qui était aussi le plus coûteux.
Maintenant le choix est celui d’un itinéraire qui se situe entre le scénario A et B mais pour l’instant la bifurcation vers le département de l’Eure (le fameux Y) qui facilite l’accès de Rouen vers Caen n’a pas été retenue comme prioritaire. « C’est pourquoi la Région a proposé de financer l’étude pour le Y mais seule la SNCF peut la mener et il faut que ce soit l’État qui en fasse la demande » insiste-t-il autrement dit il va falloir encore beaucoup de patience.
Quant à remettre en chantier un travail sur l’hypothèse C comme le demandent certaines personnes ce serait repartir de zéro et ajouter encore une dizaine d’années de délai…"
Je remercie NormandieXXL de se faire le porte parole du géographe vice-président de l’agglomération (Codah), Conseiller Régional et vice-président en charge des transports, et représentant de la région au Conseil de surveillance du Grand Port Maritime du Havre, comme ni lui ni Monsieur Hervé Morin n'ont daigné répondre à mes diverses interpellations depuis décembre 2015... (depuis 2007 pour le second)...
Je prends acte de la préférence de M. Gastinne pour le scénario C de la LNPN et de son renoncement à défendre ce scénario.
A propos des justifications au renoncement qu'il exprime, je voudrais répondre ceci : Dans ma lettre du 2 février dernier à M. Hervé Martel, Directeur général du GPMH, dont M. Gastinne a reçu copie, j'écrivais notamment ceci :
"Or, même si le scénario C a été écarté au terme du débat sur la LNPN, cela ne remet pas fondamentalement en question la réalisation d’un franchissement ferroviaire dissocié de cet aménagement, qui se limiterait à ma proposition initiale. Ce franchissement aurait très peu d’impact sur la zone naturelle puisque, s’il est situé entre l’extrémité sud-est de la boucle ferroviaire de l’arrière-port du Havre et Toutainville - Pont-Audemer par le bord ouest de la vallée de la Risle, il ne traverserait la réserve naturelle que sur peu de kilomètres, et il la longerait sur la rive sud de l’estuaire ; si le franchissement est situé entre le secteur de la boucle ferroviaire située juste à l’est de l’accès au pont de Normandie et La rivière St Sauveur, il ne traverserait là encore la réserve naturelle que sur peu de kilomètres ; voir pièce jointe."
A propos de la remise en chantier d'une hypothèse C qui demanderait une dizaine d'années de délai, j'attends de voir le délai que va demander la mise en oeuvre de l'hypothèse retenue... comportant, dois-je le rappeler, la réalisation d'un franchissement ferroviaire sous-fluvial de la Seine entre Rouen-Saint Sever et Barentin dont le coût n'aura rien à envier à celui d'un franchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine au droit de Berville au moyen d'un tunnel composé de caissons immergés.
Voici un autre extrait de l'article "Jean-Baptiste Gastinne, un géographe dans la mêlée" paru dans NORMANDIEXXL le 7 juin :
"Il y a les 15 géographes normands qui brossent les lignes d’un avenir idéal de la Normandie et là nous pourrions dire que nous avons rencontré un géographe les mains dans le cambouis de la réalité ce qui nuance sérieusement le discours !"
J'aimerais savoir ce qu'en penseront les "15 géographes" et quel sera le "jugement de l'histoire" sur le choix de M. Gastinne... digne successeur de M. Antoine Rufenacht et fidèle collaborateur de M. Edouard Philippe... tous deux fort complaisants avec la CCI du Havre et ses deux franchissements routiers libres de toute concurrence, même si un franchissement ferroviaire est plus conforme au développement durable et profitable au GPMH...
Postface : pour moi, le doute est levé sur la probabilité de prise en charge, à court terme, par une institution publique, d'un franchissement ferroviaire de l'estuaire de la Seine, tant que la même population de notables verrouillera la Région Normandie, la Codah, La CCI du Havre et de l'estuaire de la Seine, l'UMEP, le GPMH, le GP(m)R, et leurs dépendances !
Michel Duval
23 rue Auguste Comte
76600 Le Havre
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X