Lettre ouverte des riverains d’Arnaud Bernard concernant la réouverture du Reggae Pub

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À l’attention particulière de :

M. Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse, Mme Julie Escudier, Maire de quartier, M. Pascal Mailhos, Préfet de la Haute-Garonne, M. Pierre-Yves Couilleau, Procureur de la République.

Le bar-boîte "Reggae Pub" situé au n° 24 rue des trois piliers à Toulouse est en voie de réouverture.

Nous, familles et acteurs du quartier, et plus largement toulousains soucieux du devenir d'Arnaud-Bernard & St-Sernin considérons que les activités de cet établissement ont été et sont en contradiction totale avec la politique d'apaisement et de dynamisation du quartier initiée par la mairie. Elles sont contraires à toutes nos espérances légitimes après bien trop d’années de graves difficultés en matière de sécurité, de délinquance et de nuisances quotidiennes.

Cette discothèque a été, en juillet 2016, le théâtre d’un homicide par arme à feu, et d’une tentative d’homicide à l’arme blanche, conséquences d'une gestion laxiste de sa clientèle par l 'établissement :

-        Alcool fort à outrance, dans la mouvance du « binge drinking »,

-        Absence de fouille au corps,

-        Rixes fréquentes et violentes, hurlements, dégradations (urines et vomis)

-        Incapacité à gérer les flux et les attroupements devant l’entrée,

-        Parking sauvage de deux-roues, allant et venant sans cesse jusqu’à la fermeture autorisée de 7h00 du matin et souvent au-delà.

Nos appels d'alors ont été sous-estimés par la police et la mairie. Il aura fallu la mort d’un jeune homme pour qu'un arrêté de fermeture administrative soit prononcé.

Pour autant, nous ne sommes pas opposés à l’existence d’activités commerciales nocturnes, gérée par des personnes sérieuses, responsables et soucieuses de la vie du quartier.

Mais en tant qu'habitants, familles et commerçants de toutes générations, qui œuvrons au quotidien pour l’amélioration de ce quartier, qui soutenons les efforts de la ville et de l’État dans leurs actions, qui votons et payons nos impôts, nous, citoyens, estimons que notre voix doit être entendue lorsque nous disons :

NOUS NE VOULONS PAS D’ACTIVITÉS NUISIBLES ET IRRESPONSABLES DANS NOTRE QUARTIER !

NOUS NE VOULONS PAS ACCUEILLIR CEUX QUE LA COHÉSION ET LE DEVENIR DE NOTRE QUARTIER INDIFFÈRENT !

Merci de ne pas négliger, une fois de trop notre appel, et de considérer cette lettre ouverte comme l’expression même du suffrage de ses signataires, qui refusent que le pire survienne à nouveau.

Arnaud Bernard & St-Sernin n’a pas besoin d’être davantage synonyme de faits divers. Mettons ensemble toutes les chances de notre côté afin de soutenir le dynamisme actuel dans l’harmonie et l’apaisement.

Nous vous rappelons que :

  • Le maire a toute prérogative (article L 1311-2 du code de la santé publique et de l’article L 2212-2 du Code Général des collectivités territoriales) pour prendre des arrêtés visant à limiter ou interrompre certaines activités nuisibles : amplitude et horaires d'ouverture. En cas de plainte de voisinage concernant le bruit inhérent ou occasionné par l'établissement (sa clientèle).
  • La préfecture peut contrôler et sanctionner les manquements aux normes acoustiques, aux règles applicables en matière de débits de boissons, etc.
  • L’architecte des Bâtiments de France est fondé à faire appliquer les règles édictées en matière d'urbanisme (notamment concernant l'enseigne qui en elle-même traduit une totale absence de volonté de se conformer à la norme).
  • Toute personne dont la tranquillité est troublée peut déposer plainte contre l'établissement et engager la responsabilité pénale personnelle du gérant (article L 623-2 du Code Pénal).
  • Les bruits ou tapages nocturnes injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d’autrui sont punis de l’amende prévue pour les contraventions de la troisième classe.
  • Une personne qui a facilité l’existence du bruit peut être condamnée pour complicité de tapage, ce peut être le cas, par exemple, d’un gérant de bar dont les clients font un bruit excessif à la sortie de l’établissement (jurisprudence 17 février 1988). 


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