Mettez fin aux hospitalisations et décès dus au VRS chez les bébés inuits

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Les bébés inuits canadiens présentent le plus haut taux d’hospitalisation due au virus respiratoire syncytial (VRS) dans le monde. Chaque hiver, les unités de soins intensifs sont remplies de très jeunes bébés inuits sur respirateur artificiel en raison du VRS, une maladie qui peut être évitée grâce à la médication.

Plusieurs de ces bébés vivent avec des conséquences à long terme de leur hospitalisation et certains succombent en raison du VRS. Cela cause beaucoup de stress pour les familles qui sont séparées durant les hospitalisations. Le coût de ces admissions pour le VRS est exceptionnellement élevé à cause d’une combinaison des taux d’admission très élevés, des évacuations médicales en avion très coûteuses ainsi que les hospitalisations prolongées.

Cependant, il existe une médication préventive pour le VRS appelée palivizumab, qui pourrait réduire grandement les hospitalisations pour le VRS. Il est actuellement administré aux autres bébés à travers le Canada qui sont à risque pour la maladie VRS. Le taux d’hospitalisation pour le VRS est 10 fois plus élevé chez les nourrissons inuits à terme que chez les bébés à risque élevé, et les symptômes sont souvent plus sévères. En dépit de cette disparité, les nourrissons inuits à terme du Nunavut ne reçoivent pas cette médication.

Il a été démontré que le palivizumab est très efficace pour réduire les admissions à l’hôpital chez les nourrissons inuits prématurés du Nunavut. Ce qui rend la situation encore pire est que, dû aux taux d’admission à l’hôpital exceptionnellement élevés, aux évacuations médicales très coûteuses, aux hospitalisations prolongées et aux admissions aux soins intensifs, il est beaucoup plus économique de donner le palivizumab que ces bébés soient admis à l’hôpital avec le VRS. En fait, le gouvernement du Nunavut pourrait sauver des sommes d’argent considérables en donnant le palivizumab.

En 2009, la Société canadienne de pédiatrie (SCP) a publié cette déclaration :

« On devrait considérer d’administrer une prophylaxie pour le VRS à tous les bébés inuits à terme âgés de 6 mois et moins au début de la saison du VRS dans les communautés éloignées du nord. »

Et à nouveau, en 2018 :

« On devrait considérer d’administrer du palivizumab durant la saison du VRS aux nourrissons inuits à terme jusqu’à ce qu’ils soient âgés de 6 mois, seulement s’ils vivent dans des communautés avec des taux élevés d’hospitalisation pour le VRS qui sont documentés et persistants. »

Malgré 10 ans d’évidence, on ne donne toujours pas de palivizumab à ces bébés. À l’ère de la Commission de la vérité et de la réconciliation, la divergence dans la façon dont les personnes autochtones et non autochtones sont traitées n’est plus acceptable. Une prophylaxie incluant le palivizumab doit être mise en place pour cette saison.

En tant que médecins, nous avons prêté le serment d’Hippocrate. Aidez-nous svp à mettre fin à cette souffrance et cette inégalité. Nous pouvons aller de l’avant en mettant fin à la discrimination dans le domaine de la santé. Ce sera là un pas de plus vers la réconciliation. Tous les niveaux de gouvernement et nous devons travailler ensemble pour prioriser ces précieuses vies humaines et faire ce changement dès maintenant.

Merci,

Les anciens étudiants en médecine de l’Université de Toronto, cohorte 1989.

Dr Famy Yim-Lee, Dr Marilena Biscotti, Dr Anna Banerji, Dr Vivian Chow et Dr David Wong