Un logement décent et adapté pour une petite fille porteuse d'un handicap lourd

Un logement décent et adapté pour une petite fille porteuse d'un handicap lourd

Le problème

Mesdames, Messieurs,

 

J’adresse cette lettre aux institutions compétentes ainsi qu’à toute personne ayant le pouvoir, et surtout le devoir de faire avancer cette situation insoutenable que vit la famille H, habitant Vénissieux, la situation que vit une jeune enfant de 6ans porteuse d’un lourd handicap à qui les droits fondamentaux sont retirés. J’adresse cette lettre plus particulièrement à Lyon Métropole Habitat, au directeur général de LMH ainsi qu’au directeur d’agence LMH de Venissieux.

 

La petite Saada Assia, âgée de 6ans, souffre d’une pathologie rare, qui, à ce jour encore, fait  l’objet de tests par le corps médical afin de trouver des solutions et un accompagnement adapté pour cette petite fille, qui, à ce jour, ne tient pas sa tête, ne peut pas marcher, s’alimente grâce à une gastrostomie (fil directement relié à l’estomac du patient) notamment.

Le problème soulevé ici, n’est malheureusement pas la pathologie de l’enfant, les médecins la suivant faisant largement leur part du travail, mais l’incompétence d’un pays comme la France, de la métropole de Lyon, de la ville de Vénissieux et ses élus, mais aussi des bailleurs sociaux, à accompagner cette famille afin de leur permettre de vivre dans des conditions décentes, de permettre à cette petite fille de vivre dans un environnement lui permettant de s’épanouir.

A l’heure où j’écris, Yamina H, la maman de Saada Assia, attend depuis 3 ans qu’on la reloge dans un appartement décent et adapté au handicap de sa fille ; en effet, la vie est une lutte quotidienne pour cette famille, qui vit au RDC surélevé (20 marches pour arriver en bas) d’un immeuble insalubre, sans ascenseur, sur Vénissieux.

Saada Assia a besoin d’un corset médical et d’un fauteuil roulant pour ses déplacements quotidiens en IME et hôpital de jour. Chaque jour, la maman doit tout d’abord descendre tout le matériel médical de sa fille, remonter, avec la peur du vol ou de la dégradation de celui-ci, puis porter son enfant sur les 20 marches qui la sépare de l’entrée de l’immeuble, au risque d’une chute, qui pourrait s’avérer fatal pour Saada Assia. La maman, a, par ailleurs, une inflammation du dos qui est survenue à la suite de ce lourd labeur qu’elle accomplit minimum 2 fois par jour.

De plus Saada Assia s’alimente exclusivement grâce à la gastrostomie ; vivant dans un logement insalubre, où même une personne en bon santé ne devrait vivre, l’appartement est en proie aux rats et aux cafards, ce qui pourrait être la cause d’une infection pour la jeune fille, qui peut s’avérer fatal pour elle.

De par sa pathologie, l’enfant est en proie aux crises ; lorsque celles-ci se déclenchent, la maman doit l’amener le plus rapidement à l’hôpital où elle est suivie, qui est situé loin de Vénissieux. En plus de gérer la distance qui la sépare de l’hôpital, elle doit gérer encore une fois la descente du matériel médical, puis la descente de sa fille en pleine crise, avec tout les risques que cela engendre.

Depuis 3 ans, Yamina H, se bat quotidiennement pour améliorer le quotidien de sa fille, lui permettre de vivre dans un environnement adapté, qui lui permettrait de s’épanouir malgré son handicap, et de grandir dans des conditions saines, comme n’importe quel autre enfant. Des courriers ont été envoyés, à la présidence, à la préfecture, des demandes auprès du bailleur LMH qui la loge actuellement, auprès de la mairie de Vénissieux, notamment la maire, mais aussi le responsable des logements.

Certains appels au secours sont restés sans réponse, d’autres ont eu des réponses évasives ou des promesses non tenues, quant au bailleur LMH, celui-ci a proposé 2 logements : l’un au 4ème l’autre au 12ème étage, ce que les médecins ont formellement interdit pour la sécurité de Saada Assia ; il lui faut un 2ème étage maximum avec ascenseur. De plus, la salle de bain n’est pas adaptée et est à risque pour la santé de Saada Assia, sans compter l’insalubrité du logement.

 

La situation est insoutenable pour la famille H, victime de sa précarité, vivant chaque jour dans la peur d’une crise ou d’une blessure de la jeune fille, mais également dans la fatigue de sa situation et de ses appels en détresse, qui, à ce jour, n’ont eu comme réponse que du mépris.

Quelle est la logique d’un pays qui crée des rampes pour permettre aux handicapés de se déplacer comme n’importe quelle personne valide, qui, dans les appartements récents, prévoit même un espace pour les fauteuils roulants dans les toilettes, mais qui laisse une petite fille de 6ans, porteuse d’un handicap lourd et pourtant pleine de vie, vivre dans des conditions si effroyables ? Qui laisse toute une famille, une maman s’épuiser, se créer une inflammation du dos, sans proposition de relogement pour lui faciliter ? Pourquoi créer des lois de reconnaissance pour travailleur handicapé lorsque l’on ne permet même pas à une enfant de s’épanouir ?

 

J’appelle la métropole de Lyon, les élus municipaux de la ville de Vénissieux, les bailleurs sociaux, plus particulièrement LMH qui a le dossier de cette famille à charge, mais aussi les municipalités de Lyon 3ème et Lyon 8ème, que la maman est partie voir dans le but de trouver un logement plus proche des soins de sa fille, à prendre leurs responsabilités quant au sort de cette famille, au sort de cette enfant, et à les reloger dans un logement décent, un  minimum adapté à cette pathologie lourde dont souffre la petite fille. Un appartement propre, vivable, au 2ème étage maximum avec ascenseur ; nul ne peut prétendre guérir la pathologie de cette petite fille, mais l’humanité en chacun de nous exige que l’on facilite au maximum son quotidien pour qu’elle puisse s’épanouir comme n’importe quel autre enfant de 6 ans.

Attendez vous qu’il arrive quelque chose à la jeune Saada  Assia pour réagir ?

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Morgane RICHARDLanceur de pétition
Cette pétition avait 470 signataires

Le problème

Mesdames, Messieurs,

 

J’adresse cette lettre aux institutions compétentes ainsi qu’à toute personne ayant le pouvoir, et surtout le devoir de faire avancer cette situation insoutenable que vit la famille H, habitant Vénissieux, la situation que vit une jeune enfant de 6ans porteuse d’un lourd handicap à qui les droits fondamentaux sont retirés. J’adresse cette lettre plus particulièrement à Lyon Métropole Habitat, au directeur général de LMH ainsi qu’au directeur d’agence LMH de Venissieux.

 

La petite Saada Assia, âgée de 6ans, souffre d’une pathologie rare, qui, à ce jour encore, fait  l’objet de tests par le corps médical afin de trouver des solutions et un accompagnement adapté pour cette petite fille, qui, à ce jour, ne tient pas sa tête, ne peut pas marcher, s’alimente grâce à une gastrostomie (fil directement relié à l’estomac du patient) notamment.

Le problème soulevé ici, n’est malheureusement pas la pathologie de l’enfant, les médecins la suivant faisant largement leur part du travail, mais l’incompétence d’un pays comme la France, de la métropole de Lyon, de la ville de Vénissieux et ses élus, mais aussi des bailleurs sociaux, à accompagner cette famille afin de leur permettre de vivre dans des conditions décentes, de permettre à cette petite fille de vivre dans un environnement lui permettant de s’épanouir.

A l’heure où j’écris, Yamina H, la maman de Saada Assia, attend depuis 3 ans qu’on la reloge dans un appartement décent et adapté au handicap de sa fille ; en effet, la vie est une lutte quotidienne pour cette famille, qui vit au RDC surélevé (20 marches pour arriver en bas) d’un immeuble insalubre, sans ascenseur, sur Vénissieux.

Saada Assia a besoin d’un corset médical et d’un fauteuil roulant pour ses déplacements quotidiens en IME et hôpital de jour. Chaque jour, la maman doit tout d’abord descendre tout le matériel médical de sa fille, remonter, avec la peur du vol ou de la dégradation de celui-ci, puis porter son enfant sur les 20 marches qui la sépare de l’entrée de l’immeuble, au risque d’une chute, qui pourrait s’avérer fatal pour Saada Assia. La maman, a, par ailleurs, une inflammation du dos qui est survenue à la suite de ce lourd labeur qu’elle accomplit minimum 2 fois par jour.

De plus Saada Assia s’alimente exclusivement grâce à la gastrostomie ; vivant dans un logement insalubre, où même une personne en bon santé ne devrait vivre, l’appartement est en proie aux rats et aux cafards, ce qui pourrait être la cause d’une infection pour la jeune fille, qui peut s’avérer fatal pour elle.

De par sa pathologie, l’enfant est en proie aux crises ; lorsque celles-ci se déclenchent, la maman doit l’amener le plus rapidement à l’hôpital où elle est suivie, qui est situé loin de Vénissieux. En plus de gérer la distance qui la sépare de l’hôpital, elle doit gérer encore une fois la descente du matériel médical, puis la descente de sa fille en pleine crise, avec tout les risques que cela engendre.

Depuis 3 ans, Yamina H, se bat quotidiennement pour améliorer le quotidien de sa fille, lui permettre de vivre dans un environnement adapté, qui lui permettrait de s’épanouir malgré son handicap, et de grandir dans des conditions saines, comme n’importe quel autre enfant. Des courriers ont été envoyés, à la présidence, à la préfecture, des demandes auprès du bailleur LMH qui la loge actuellement, auprès de la mairie de Vénissieux, notamment la maire, mais aussi le responsable des logements.

Certains appels au secours sont restés sans réponse, d’autres ont eu des réponses évasives ou des promesses non tenues, quant au bailleur LMH, celui-ci a proposé 2 logements : l’un au 4ème l’autre au 12ème étage, ce que les médecins ont formellement interdit pour la sécurité de Saada Assia ; il lui faut un 2ème étage maximum avec ascenseur. De plus, la salle de bain n’est pas adaptée et est à risque pour la santé de Saada Assia, sans compter l’insalubrité du logement.

 

La situation est insoutenable pour la famille H, victime de sa précarité, vivant chaque jour dans la peur d’une crise ou d’une blessure de la jeune fille, mais également dans la fatigue de sa situation et de ses appels en détresse, qui, à ce jour, n’ont eu comme réponse que du mépris.

Quelle est la logique d’un pays qui crée des rampes pour permettre aux handicapés de se déplacer comme n’importe quelle personne valide, qui, dans les appartements récents, prévoit même un espace pour les fauteuils roulants dans les toilettes, mais qui laisse une petite fille de 6ans, porteuse d’un handicap lourd et pourtant pleine de vie, vivre dans des conditions si effroyables ? Qui laisse toute une famille, une maman s’épuiser, se créer une inflammation du dos, sans proposition de relogement pour lui faciliter ? Pourquoi créer des lois de reconnaissance pour travailleur handicapé lorsque l’on ne permet même pas à une enfant de s’épanouir ?

 

J’appelle la métropole de Lyon, les élus municipaux de la ville de Vénissieux, les bailleurs sociaux, plus particulièrement LMH qui a le dossier de cette famille à charge, mais aussi les municipalités de Lyon 3ème et Lyon 8ème, que la maman est partie voir dans le but de trouver un logement plus proche des soins de sa fille, à prendre leurs responsabilités quant au sort de cette famille, au sort de cette enfant, et à les reloger dans un logement décent, un  minimum adapté à cette pathologie lourde dont souffre la petite fille. Un appartement propre, vivable, au 2ème étage maximum avec ascenseur ; nul ne peut prétendre guérir la pathologie de cette petite fille, mais l’humanité en chacun de nous exige que l’on facilite au maximum son quotidien pour qu’elle puisse s’épanouir comme n’importe quel autre enfant de 6 ans.

Attendez vous qu’il arrive quelque chose à la jeune Saada  Assia pour réagir ?

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Morgane RICHARDLanceur de pétition

Les décisionnaires

directeur d'agence LMH Venissieux
directeur d'agence LMH Venissieux
Lyon métropole habitat
Lyon métropole habitat
directeur général LMH
directeur général LMH

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