Lettre ouverte des AESH de l'Eure au Président de la République

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Le problème

Monsieur le Président de la République,

 

 Nous, AESH de l’Eure avec le soutien du SNUDI FO27, vous écrivons afin de déplorer nos conditions de travail de plus en plus maltraitantes et inhumaines.

En effet, comment pouvons-nous exercer correctement notre mission d’accompagner dignement des élèves en situation de handicap alors que :

-      La violence que nous subissons est de plus en plus fréquente, due à l’inclusion scolaire systématique et forcée d’élèves relevant plutôt d’établissements spécialisés ?

-      Le PIAL nous impose de suivre un nombre de plus en plus important d’élèves, Le faible nombre d’heures où nous intervenons auprès de chacun ne nous permet pas de faire un travail approfondi auprès d’eux.

-      Nous subissons un manque de reconnaissance considérable de la part de nos gestionnaires et de l’institution en général (pas de réponse à nos mails, des indemnités retirées sans information au préalable, un CDI annoncé mais toujours pas inscrit sur la fiche de paie, ...).

-      Notre salaire qui est en dessous du seuil de pauvreté nous met dans une situation de précarité et ne nous permet pas de subvenir aux besoins de 1ère nécessité (se nourrir, se loger, se chauffer, s’épanouir, …). Comment est-il possible d’avoir un écart de 20 € sur notre fiche de paie alors que 13 ans d’expérience nous séparent ? Pourquoi ne pas avoir un statut reconnaissant nos missions ?

-      La formation est quasi inexistante ou quand elle existe, elle n’est pas adaptée à nos besoins et nos attentes. Comment est-il possible de suivre une formation sur notre temps personnel en visio alors que, nous devons garder nos enfants auprès de nous ? 

 

Nous nous sentons maltraitées, démunies et toujours pas considérées !

 

Il est, aujourd’hui, plus que nécessaire d’obtenir pour nous reconnaître et nous légitimer auprès de tous :

-      Un statut de fonctionnaire d’état AESH

-      Un vrai salaire basé sur la grille salariale des fonctionnaires catégorie B, les 24h étant considérées comme un 100%.

-      Une formation sur le temps de travail. 

 

Quand serons-nous traité(e)s à notre juste valeur ? 

 

Nous espérons que notre cri d’alarme soit entendu et que nos demandes seront suivies d’effet ; Le travail ne doit pas nous tuer mais nous élever, Monsieur le Président.

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

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