Lettre à la Mairie de Toulouse, Sauvez le Conservatoire !
Le problème
Monsieur le Maire,
L’annonce récente des baisses budgétaires prévues par le gouvernement Barnier a provoqué, chez les élus toulousains, un réflexe de précaution que nous jugeons dangereux pour la pérennité du Conservatoire.
Depuis plus de 200 ans, le Conservatoire de Toulouse forme des artistes d'excellence amateurs et professionnels.
Cette formation, reconnue dans toute la France, produit des résultats exceptionnels qui vont à contre-courant de tout ce qu’on peut entendre dans les médias sur l’éducation ces dernières années. Avec plus de 50 élèves par an qui réussissent les concours du Supérieur au niveau national et international, c’est l’un des rares Conservatoires français en mesure d’amener un quart de ses élèves à devenir musiciens, danseurs ou comédiens professionnels. Le Conservatoire de Toulouse a bien entendu formé des grands noms et lauréats de prix prestigieux (Bertrand Chamayou, Nathanaël Gouin, Adam Laloum, Thibaut Garcia, Manon Galy, Mélanie Laurent, Anaïs Constans, Kévin Amiel, Juliette Mey, Théotime Langlois de Swarte, Constant Desprès et tant d’autres!) mais aussi des stars de la musique actuelle comme Bigflo et Oli.
Les succès du Conservatoire reposent sur l’investissement des élèves, qui travaillent souvent depuis le plus jeune âge, 365 jours par an, jusqu’à plusieurs heures par jour, ainsi que sur l’implication des professeurs et le soutien des familles. Cela repose aussi sur la volonté affirmée du Conservatoire de Toulouse de recruter des élèves provenant de toute la grande région Sud-Ouest, sans aucune discrimination. C’est aussi l’un des rares établissements publics qui permet une formation d’une telle qualité pour un tarif raisonnable.
Au-delà du fait que le Conservatoire forme les professionnels de demain, il a par ailleurs un impact majeur sur la société. Les artistes amateurs représentent, par leur capacité de travail et leur savoir-être développés au sein du Conservatoire, un formidable vivier de talents pour le monde professionnel de demain au sens large. Les artistes pré-professionnels qui en sont issus sont, par leur savoir-faire, la future génération des artistes de l’Orchestre du Capitole, de l’Opéra et du Ballet du Capitole et en assureront le rayonnement comme ils ont su le faire par le passé. L’enseignement artistique est tout simplement essentiel au développement d’une société créative, volontaire et apaisée.
De l’extérieur, tout ceci peut sembler immuable, mais ce modèle unique en France est très fragile.
On pourrait penser qu’il est facile de couper dans les dépenses du Conservatoire de Toulouse. Ce n’est pas le cas. Les précédentes directions ont déjà mené des plans importants de réduction des budgets. Ceci a abouti à des baisses très substantielles des lignes budgétaires de fonctionnement et d’investissement, ce qui se ressent déjà à plusieurs niveaux.
Aujourd’hui, l'ensemble des recrutements prévus de professeurs est gelé : les professeurs absents (en mobilité vers un autre établissement, malades, retraités, en congé familial…) ne sont pas remplacés.
Concrètement, des heures de cours disparaissent, des élèves voient la continuité de leur cursus remise en question et la qualité globale des études est impactée et se détériore.
Par ailleurs, les professeurs ne sont que la partie émergée de l’iceberg car le conservatoire est aussi sur le point de perdre des postes administratifs et techniques. Nous redoutons que ces économies aient un impact rapide et majeur sur la capacité d’accueil du conservatoire.
La poursuite de cette politique débouchera forcément à terme sur moins d’élèves, moins d’heures de cours, moins de qualité, moins de résultats… Alors nous posons la question: la ville de Toulouse veut-elle toujours garder son conservatoire ?
Les Toulousains sont fiers que la ville de Toulouse ait été désignée Ville des Musiques par l’UNESCO. Il est clair que cela résulte de 200 ans d’investissement transpartisan dans la culture et l’enseignement artistique.
Nous vous appelons, Monsieur le Maire, à vous positionner clairement en soutien au Conservatoire, en le plaçant tout en haut de vos priorités, car il fait partie de l’âme de la ville de Toulouse.
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Le problème
Monsieur le Maire,
L’annonce récente des baisses budgétaires prévues par le gouvernement Barnier a provoqué, chez les élus toulousains, un réflexe de précaution que nous jugeons dangereux pour la pérennité du Conservatoire.
Depuis plus de 200 ans, le Conservatoire de Toulouse forme des artistes d'excellence amateurs et professionnels.
Cette formation, reconnue dans toute la France, produit des résultats exceptionnels qui vont à contre-courant de tout ce qu’on peut entendre dans les médias sur l’éducation ces dernières années. Avec plus de 50 élèves par an qui réussissent les concours du Supérieur au niveau national et international, c’est l’un des rares Conservatoires français en mesure d’amener un quart de ses élèves à devenir musiciens, danseurs ou comédiens professionnels. Le Conservatoire de Toulouse a bien entendu formé des grands noms et lauréats de prix prestigieux (Bertrand Chamayou, Nathanaël Gouin, Adam Laloum, Thibaut Garcia, Manon Galy, Mélanie Laurent, Anaïs Constans, Kévin Amiel, Juliette Mey, Théotime Langlois de Swarte, Constant Desprès et tant d’autres!) mais aussi des stars de la musique actuelle comme Bigflo et Oli.
Les succès du Conservatoire reposent sur l’investissement des élèves, qui travaillent souvent depuis le plus jeune âge, 365 jours par an, jusqu’à plusieurs heures par jour, ainsi que sur l’implication des professeurs et le soutien des familles. Cela repose aussi sur la volonté affirmée du Conservatoire de Toulouse de recruter des élèves provenant de toute la grande région Sud-Ouest, sans aucune discrimination. C’est aussi l’un des rares établissements publics qui permet une formation d’une telle qualité pour un tarif raisonnable.
Au-delà du fait que le Conservatoire forme les professionnels de demain, il a par ailleurs un impact majeur sur la société. Les artistes amateurs représentent, par leur capacité de travail et leur savoir-être développés au sein du Conservatoire, un formidable vivier de talents pour le monde professionnel de demain au sens large. Les artistes pré-professionnels qui en sont issus sont, par leur savoir-faire, la future génération des artistes de l’Orchestre du Capitole, de l’Opéra et du Ballet du Capitole et en assureront le rayonnement comme ils ont su le faire par le passé. L’enseignement artistique est tout simplement essentiel au développement d’une société créative, volontaire et apaisée.
De l’extérieur, tout ceci peut sembler immuable, mais ce modèle unique en France est très fragile.
On pourrait penser qu’il est facile de couper dans les dépenses du Conservatoire de Toulouse. Ce n’est pas le cas. Les précédentes directions ont déjà mené des plans importants de réduction des budgets. Ceci a abouti à des baisses très substantielles des lignes budgétaires de fonctionnement et d’investissement, ce qui se ressent déjà à plusieurs niveaux.
Aujourd’hui, l'ensemble des recrutements prévus de professeurs est gelé : les professeurs absents (en mobilité vers un autre établissement, malades, retraités, en congé familial…) ne sont pas remplacés.
Concrètement, des heures de cours disparaissent, des élèves voient la continuité de leur cursus remise en question et la qualité globale des études est impactée et se détériore.
Par ailleurs, les professeurs ne sont que la partie émergée de l’iceberg car le conservatoire est aussi sur le point de perdre des postes administratifs et techniques. Nous redoutons que ces économies aient un impact rapide et majeur sur la capacité d’accueil du conservatoire.
La poursuite de cette politique débouchera forcément à terme sur moins d’élèves, moins d’heures de cours, moins de qualité, moins de résultats… Alors nous posons la question: la ville de Toulouse veut-elle toujours garder son conservatoire ?
Les Toulousains sont fiers que la ville de Toulouse ait été désignée Ville des Musiques par l’UNESCO. Il est clair que cela résulte de 200 ans d’investissement transpartisan dans la culture et l’enseignement artistique.
Nous vous appelons, Monsieur le Maire, à vous positionner clairement en soutien au Conservatoire, en le plaçant tout en haut de vos priorités, car il fait partie de l’âme de la ville de Toulouse.
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Pétition lancée le 27 janvier 2025
